mercredi, février 8, 2023
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Etats-Unis : le régime iranien continue de violer les libertés religieuses

Etats-Unis : le régime iranien continue de violer les libertés religieuses

CNRI – Le régime iranien continue à procéder à des exécutions sur des accusations de « mohareb, » ou « inimitié à l’égard de Dieu, » selon le dernier rapport annuel sur la liberté religieuse publié par le Département d’Etat américain.

Les chrétiens, en particulier les évangéliques et les convertis, ont continué à faire l’objet d’arrestations de manière disproportionnée et de niveaux élevés de harcèlement et de surveillance, selon le rapport de 2015 sur la liberté religieuse dans le monde publié le 10 Août 2016 par le bureau américain pour la démocratie, les droits de l’Homme et le travail.

Le rapport a souligné que le code pénal du régime des mollahs, « mentionne la peine de mort pour le prosélytisme et les atteintes des non-musulmans sur les musulmans convertis, ainsi que pour le mohareb (« inimitié contre Dieu ») et le sabb al-nabi (« insultes aux prophètes »). »

« ‘Dans les limites de la loi,’ la Constitution stipule que les zoroastriens, les juifs et les chrétiens sont les seules minorités religieuses reconnues autorisées à adorer librement et à former des sociétés religieuses, bien que le prosélytisme soit interdit. Le gouvernement a exécuté au moins 20 personnes sur des accusations de mohareb, parmi lesquelles un certain nombre de Kurdes sunnites. Un certain nombre d’autres prisonniers, dont plusieurs prédicateurs sunnites, est resté en détention en attendant une décision du gouvernement de procéder à leurs condamnations à mort »

« Les chefs religieux chiites qui n’ont pas soutenu les politiques gouvernementales auraient continué à être victimes d’intimidation et d’arrestation. Le gouvernement a continué à harceler les Bahaïs, et a étroitement réglementé les pratiques religieuses chrétiennes afin de faire respecter l’interdiction de faire du prosélytisme. Les agents de sécurité ont continué à attaquer les sites de prière appartenant aux sunnites. Les dénonciations publiques de la foi Bahaï parrainées par le gouvernement ont augmenté. Le discours antisémite a également continué à apparaître dans les déclarations officielles. Il y a eu des rapports indiquant que les autorités imposaient des restrictions sur les entreprises Bahaï ou les forçaient à fermer. »

Depuis 1999, l’Iran a été désigné comme un « pays particulièrement préoccupant » (PPP) en vertu de la Loi de 1998 sur la liberté religieuse dans le monde pour avoir pratiqué ou toléré en particulier de graves violations de la liberté religieuse. Le 29 février 2016, le secrétaire d’État a encore traité l’Iran de PPP et a défini la sanction suivante qui a accompagné le titre : restrictions existantes en matière de déplacements en vigueur sur la base des graves violations de droits de l’Homme en vertu de l’article 221 (a) (1) (C) de la Loi iranienne sur la réduction de la menace et de la loi syrienne sur les droits de la personne de 2012 et, conformément à l’article 402 (c) (5) de ladite Loi.

Le rapport a ajouté : « Le ministère de la Culture et de l’orientation islamique et le ministère du Renseignement et de la Sécurité surveillent l’activité religieuse, pendant que les églises sont également surveillées par les Gardiens de la Révolution (pasdaran) Tous les fidèles doivent se faire enregistrer auprès des autorités. L’enregistrement confère certains droits, y compris l’utilisation de l’alcool à des fins religieuses. Le non enregistrement des fidèles et la fréquentation des églises par des individus non enregistrés peuvent soumettre une église à la fermeture et à l’arrestation de ses dirigeants par les autorités. La loi exige également que les Bahaïs se fassent enregistrer auprès de la police. »

« Selon la loi, la valeur du « prix du sang » d’une femme ou son témoignage au tribunal vaut la moitié de celle d’un homme, à l’exception des accidents de la circulation, et il n’est pas accordé aux femmes la garde ou la tutelle de leurs enfants. L’âge de la responsabilité pénale pour une fille est à partir de neuf ans environ et à partir de 14 ans environ pour les garçons. »

« Selon la loi, les non-musulmans ne peuvent pas officier dans le système judiciaire, dans les services de sécurité (distincts des forces armées régulières), ou en tant que directeurs d’écoles publiques. »

« Selon Amnesty International et d’autres ONG internationales de défense des droits de l’Homme le gouvernement a condamné et exécuté des dissidents, des réformateurs politiques ainsi que des manifestants pacifiques sur des accusations de mohareb et de propagande anti-islamique. »

« La discrimination contre les minorités religieuses, les musulmans et les non musulmans, aurait continué. »

Les États- Unis ont soutenu une reconduction du mandat du rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en Iran lors d’un vote au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Les États-Unis ont également voté en Novembre et Décembre à l’Assemblée générale de l’ONU en faveur des résolutions exprimant sa préoccupation sur les pratiques des droits de l’Homme en Iran, y compris la persécution continue des minorités religieuses. En Octobre, les Etats- Unis ont présenté des recommandations relatives à la liberté religieuse à travers le processus d’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme en ce qui concerne la situation des droits de l’homme en Iran.