mercredi, décembre 7, 2022
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En Irak, on ne peut torturer et harceler sous prétexte de souveraineté nationale – Edit Bauer, eurodéputée slovaque

CNRI –  » Il est complètement inacceptable que la communauté internationale se montre incapable de reporter le délai imposé par le gouvernement irakien pour la fermeture d’Achraf. Ce n’est pas seulement une catastrophe pour les résidents d’Achraf, mais également une défaite et un désastre pour la communauté internationale », a déclaré Edit Bauer le 19 octobre dernier à Bruxelles au Parlement européen.

L’eurodéputée slovaque s’exprimait dans une conférence  organisée par l’intergroupe parlementaire des Amis d’un Iran Libre. La conférence sous le haut patronage de l’eurodéputé Jim Higgins, recevait de nombreux responsables de haut rangs américains et européens, ainsi que Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne. 

Voici les moments forts de l’intervention de Mme Bauer, dans laquelle elle rend hommage aux milles femmes d’Achraf :

Je suis très heureuse d’avoir Mme Radjavi et nos éminents amis des États-Unis et d’Europe parmi nous aujourd’hui, au Parlement européen. J’aimerais spécifiquement les remercier de partager leur connaissance et leur expérience, ce qui est très alarmant et très frappant, je pense pas seulement pour moi.

La situation des droits de l’homme en Iran, particulièrement la répression des femmes dans ce pays, a toujours été un sujet de grave préoccupation pour nous, et notamment de manière personnelle pour moi.

Le fait que depuis le début de cette année jusqu’à la fin de septembre, en l’espace de 9 mois, plus de 550 personnes ont été exécutées est pour le moins choquant. Des informations nous parviennent d’Iran pour indiquer que ce mois d’octobre n’a pas été différent. Le harcèlement et les traitements inhumains des femmes continuent. Parmi ceux qui sont réprimés se trouvent les familles des résidents d’Achraf.

En Irak, la situation que le gouvernement irakien a créée à Achraf n’est pas acceptable. La torture psychologique des résidents par 300 haut-parleurs continuent depuis maintenant plus de deux ans et demi. En particulier, les insultes contre les femmes résidant à Achraf déversées par les haut-parleurs constituent un fait de grave inquiétude pour nous.

Honnêtement, il est difficile de comprendre pourquoi l’ONU ne peut pas arrêter ces actions illégales à Achraf.

En outre, d’après la situation qui nous a été brossée, aucun gouvernement ne devrait être autorisé à harceler et torturer psychologiquement des êtres humains vivant sur son territoire, sous prétexte de souveraineté nationale, sans affronter de fermes protestations de la part de la communauté internationale.

Ce traitement constitue un affront à la présence de la MANUI, tout comme à ces autorités nommées par le secrétaire général de l’ONU.

Tout en étant reconnaissante des actions de mes collègues au Parlement européen, je partage leurs inquiétudes à cause des projets négatifs provenant du gouvernement irakien, une question que nous devrions tous considérer comme très sérieuse et perturbante.

Il est complètement inacceptable que la communauté internationale se montre incapable de reporter le délai imposé par le gouvernement irakien pour la fermeture d’Achraf, avec à la clé pour résultat un autre massacre et bain de sang à Achraf avant la fin de cette année.

Ce n’est pas seulement une catastrophe pour les résidents d’Achraf, mais également une défaite et un désastre pour la communauté internationale.

Pour nous tous au Parlement européen et pour l’humanité dans sa globalité, nous ne devrions pas permettre cela de se produire, par tous les moyens.

Pour conclure, j’aimerais rende hommage aux millier de femmes d’Achraf, et leur envoyer le message que nous ne resterons pas silencieux. Nous poursuivrons nos actions jusqu’à ce que leur protection soit assurée et garantie, la levée du blocus inhumain et la fin de la torture psychologique.

Nous ferons notre possible pour mettre fin à la menace du gouvernement irakien de fermer Achraf avant la fin 2011, et pour contribuer à ce que le drapeau de l’ONU puisse être hissé en permanence à Achraf pour assurer leur protection.
 
Cela soulèverait une question : Avons-nous une volonté politique d’agir ? J’espère que nous l’aurons.

 

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