
La gestion catastrophique des ressources nationales par le régime iranien a plongé le pays dans un état de paralysie, forçant 16 de ses 31 provinces à un arrêt complet le mercredi 13 août 2025, en raison d’un grave « déséquilibre énergétique », selon le site web d’État Eghtesad Online. Ces coupures généralisées, qui touchent les principales provinces du Khorasan au Khouzistan, ne sont pas un cas isolé, mais le dernier symptôme d’une crise systémique alimentée par la corruption, qui paralyse désormais des industries clés et rend les denrées alimentaires de base inaccessibles aux citoyens ordinaires.
Même les médias d’État du régime ne peuvent plus dissimuler l’ampleur du désastre. L’agence de presse Rokna a reconnu le 12 août que les coupures récurrentes étaient un « signe clair d’une crise dans l’élaboration des politiques et la gestion économique ». Elle a décrit un pays où l’activité économique est « gravement perturbée » par un cycle chaotique de congés forcés, révélant un gouvernement qui a perdu le contrôle de ses fonctions les plus fondamentales.
August 10—Sabzevar, northeast Iran
Citizens chant "Down with Khamenei!" at night as prolonged electricity outages continue.#IranProtestspic.twitter.com/io0F7GXPgd— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 11 août 2025
Anatomie d’une crise fabriquée
Alors que le régime invoque un déficit énergétique pour expliquer les pannes d’électricité, les aveux officiels révèlent une réalité plus sinistre : les ressources nationales sont systématiquement détournées au profit d’une élite corrompue. L’industrie sidérurgique, vitale pour le pays, a par exemple été décimée par les coupures de courant. Selon les aveux étonnants d’un responsable du régime, Rasul Khalifeh-Soltani, le 8 août, le secteur a perdu plus de 110 jours de production cette année, infligeant des « milliards de dollars » de dommages directs à l’économie. Il a ironiquement souligné que les pertes financières étaient suffisantes pour construire 10 000 mégawatts de centrales solaires.
La raison de cette famine industrielle a été révélée par un autre expert du régime, Hedayatollah Khademi. Il a admis l’existence d’une puissante « mafia », liée au gouvernement, qui gère des fermes de minage illégales de cryptomonnaies. Ces opérations consomment d’énormes quantités d’« énergie gratuite et bon marché » en toute impunité, tandis que le reste du pays est plongé dans le noir. « La corruption est omniprésente », a déclaré Khademi, s’interrogeant sur le refus des autorités de confronter les puissants responsables de ces entreprises énergivores. Les pannes d’électricité ne sont donc pas une pénurie inévitable, mais une conséquence directe de la priorité accordée par le régime aux profits illicites de quelques privilégiés au détriment de la stabilité économique du pays.
Le prix de l’effondrement : une table vide
Pour le peuple iranien, les conséquences de cette corruption se font le plus sentir à la table du dîner. Le chaos économique a déclenché une hyperinflation des biens essentiels. À Téhéran, le prix du pain a connu une hausse vertigineuse de 52 %. Selon le journal d’État Bahar News, un travailleur moyen doit désormais dépenser un cinquième de son salaire mensuel pour acheter du pain. Dans des quartiers comme la place Valiasr à Téhéran, une seule miche de pain Sangak peut se vendre jusqu’à 25 000 tomans, la rendant inaccessible à des millions de personnes. Pour une famille moyenne de quatre personnes, le coût mensuel du pain à lui seul atteint 1,5 million de tomans.
Les produits laitiers sont également devenus un produit de luxe que de nombreuses familles ont été contraintes d’éliminer de leur alimentation. Des témoignages de citoyens de tout le pays dressent un tableau sombre : à Mahallat, le prix d’un pot de yaourt a bondi de 40 000 tomans en une seule semaine. Dans un autre cas, le prix du fromage Liqvan a grimpé en flèche, passant de 240 000 à 600 000 tomans. La crise est aggravée par les pannes de courant qui l’ont provoquée. Les citoyens rapportent que les produits laitiers qu’ils peuvent encore s’offrir sont souvent périmés au moment de l’achat, en raison des coupures de courant constantes qui affectent les réfrigérateurs des magasins. Un habitant de Gilan a souligné que les prix y sont désormais encore plus élevés que dans la capitale.
Un système conçu pour trahir son peuple
Les événements de cette semaine ne sont pas une série d’échecs isolés, mais l’aboutissement logique et dévastateur d’un système fondé sur la corruption. Le régime désindustrialise activement le pays et affame sa population pour enrichir une mafia politiquement connectée. Le sillage de la destruction – des aciéries silencieuses aux provinces plongées dans le noir, en passant par les tables vides des foyers iraniens – mène directement à la théocratie au pouvoir. Cette crise démontre, avec une clarté effrayante, un gouvernement non seulement incompétent, mais aussi fondamentalement en guerre contre le bien-être de sa propre population, ce qui rend la nécessité d’un changement de régime en Iran plus évidente que jamais. Et cette réalité se reflète dans les manifestations quotidiennes qui se déroulent dans les rues de nombreuses villes iraniennes.

