mardi, novembre 29, 2022
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Iran : Les mollahs profitent de la crise du coronavirus pour obtenir la lever des sanctions

Par Shamsi Saadati

En Iran, le coronavirus a commencé à Qom. Mais en raison des dissimulations du régime qui voulait assurer une plus grande participation aux élections législatives de 21 février, les informations au sujet de l’épidémie a été tenue secrète. « La raison d’un nombre élevé de morts dû au coronavirus est la présence de 700 étudiants religieux chinois dans les séminaires de Qom », a déclaré le 24 février le Dr Mohammad Hossein Bahraini, directeur de l’Université des sciences médicales de Machhad.

« Malheureusement, trois semaines s’étaient écoulées depuis l’épidémie de coronavirus à Qom. Cela a été annoncé avec beaucoup de retard », a déclaré Ahmad Amirabadi Farahani, le député de Qom le 24 février qui a annoncé pour la première fois que 50 personnes étaient décédées pendant cette période.

«En Iran, l’épidémie de coronavirus a fait l’objet de rumeurs. Mais aucun média libre et indépendant n’a osé annoncer la nouvelle et en accepter les conséquences. Il y a eu des rumeurs, mais le système bureaucratique gouvernemental a dit que ce sont des complots et qu’ils veulent nous faire tomber. Ils ont dit que la cause des décès est due à la grippe B et que c’est sa période. Ils ont dit que nous allons arrêter toute personne qui propagerait des informations la-dessus. Déni après déni. Pourquoi ? » a déclaré Abbas Abdi, un autre élément du régime, sur le site Fararou le 27 mars.

Le régime iranien n’a pris aucune mesure préventive contre l’épidémie du virus. Au contraire, ils ont doublé leurs relations financières et les exportations et y ont vu une opportunité de se rapprocher de la Chine. Tous les pays ont interrompu leurs vols vers la Chine, mais Téhéran l’a augmenté. L’Iran, par le biais de Qom, est devenu le deuxième exportateur du coronavirus dans le monde. Une trentaine de pays ont annoncé que leurs victimes venaient d’Iran. « L’Iran est à l’origine de l’épidémie de coronavirus dans 17 pays, dont l’Irak», a déclaré le Dr Edham Esmail, représentant de l’OMS en Irak.

« Pourquoi malgré l’expérience de la Chine et les avertissements du ministre de la Santé, nous avons permis aux gens de se rassembler, de faire du shopping sans aucune restriction, ce qui a entraîné un pic élevé au début de la nouvelle année? Monsieur le Président! Pourquoi malgré la insistances des médecins et des infirmières dévouées qui appelaient la population à rester à la maison, avez-vous autorisé des personnes imprudentes à voyager entre les villes? » a déclaré Mostafa Mirsalim, chef du comité central du parti Motalefeh, une faction au sein du régime, dans une lettre à Rohani le 28 mars.

Rohani a ordonné de ne pas mettre les villes en quarantaine. «Rohani est contre la quarantaine en raison du JCPOA (accord nucléaire international de 2015) et le chef de notre gouvernement estime que c’est actuellement la meilleure chance de résoudre le problème des sanctions et d’entamer des négociations à ce sujet. Son insistance constante à alléger les sanctions et à influer sur la communauté internationale le montre. Il semble que cette politique soit sa priorité », a déclaré Abbas Abdi, un journaliste « réformiste ».

La mise en œuvre de la quarantaine comme en France ou au Royaume-Uni nécessite des pouvoirs de gestion gouvernementaux suffisants. Pouvoir exécutif et décisionnel, fournissant le matériel nécessaire et la confiance à la population. Aucune de ces structures n’existe en Iran.

L’assouplissement des sanctions ne fera qu’aider le régime à poursuivre la répression contre le peuple iranien.

Le régime a dépensé 100 milliards de dollars pour la guerre en Syrie. Chaque année, environ 700 millions de dollars d’aide est apporté au Hezbollah libanais et 100 millions au Hamas et des milliards de dollars de soutien aux Houthis du Yémen et d’autres mouvement islamiste extremistes.

La richesse du guide suprême des mollahs est estimée à environ 100 milliards de dollars, alors que les sanctions américaines n’empêchent pas les importations de produits médicaux et sanitaires.

Dans ces circonstances, le peuple iranien n’a absolument aucune confiance dans un régime dont le programme de déstabilisation régional est plus important que la vie de la population. Le régime considère l’épidémie de coronavirus comme une opportunité pour pousser la communauté internationale à lever les sanctions.

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