CNRI – Le jeudi 22 octobre, des débats ont précédé l’adoption d’une résolution urgente sur l’Iran au Parlement européen. Les députés ont abordé à la fois la situation des droits de l’homme et celle de la Cité d’Achraf en Irak qui abrite la principale opposition démocratique au régime des mollahs, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Ils ont été nombreux à prendre la parole, en voici quelques uns :
M. Ryszard Czarnecki, eurodéputé polonais, conservateur et réformistes européens :
J’aimerai exprimer mes préoccupations sur la situation en Iran, surtout à propos des membres de l’opposition qui sont le symbole de la Résistance du peuple iranien. Il ne faut pas suivre les ordres des mollahs. L’Irak devrait comprendre également que le régime iranien n’a pas d’avenir et utilise son pouvoir uniquement pour la répression. Il faudrait que l’Irak respecte et mette en œuvre la résolution du Parlement européen du 24 avril 2009 de mettre fin au blocus des résidents d’Achraf en Irak. On veut détruire Achraf et ce sont des réfugiés iraniens qui sont sans défense. C’est notre devoir monsieur le président. Nous demanderons à la présidence de demander à l’ONU d’êtres plus active pour envoyer une équipe permanente et une force de maintien de la paix pour empêcher les attaques contre ces personnes et leur déplacement vers d’autres parties de l’Irak.
Jim Higgins, eurodéputé iralandais, PPE-DE :
M. le Président je suis tout à fait d’accord avec l’intervention de M. Ryszard Czarnecki en juillet les attaque qui se sont produites à Achraf ne peuvent être que considérées que comme barbares et sauvages. 11 personne sont été tuées, d’autres ont été blessées, énormément de brutalités, il suffit de voir les vidéos pour se rendre compte à quel point cette intervention était barbare. La police, les militaires sont intervenus de manière brutale. 36 personnes ont été arrêtées. Ils ont dû faire une grève de la faim, ils ont été relâchés il y a deux semaines en raison de la pression internationale et après 72 jours de grève de la faim. Voilà ce qu’il a fallu pour en arriver là. Ce sont des réfugiés, qui peuvent aller se coucher ce soir et se lever le matin en toute sécurité. Et comme disait M. Czarnecki, il faut deux choses : d’abord une présence des Nations Unies en permanence pour remplacer les Etats-Unis et la garantie qu’il n’y ait pas de déplacement de personnes.
Tunne Kelam, eurodéputé estonien, PPE-DE :
La situation en Iran est enracinée dans un gouvernement dictatorial connu pour fouler aux pieds les droits de l’homme et les droits des citoyens. La situation s’est dégradée après les élections du mois de juin, les tortures les exécutions de mineurs, les exécutions de femmes ont en fait augmenté. L’Iran est le pays qui exécute le plus grand nombre de citoyens à travers le monde après la Chine. D’après les dernières informations qui ne sont pas reprises dans cette résolution, hier encore le régime iranien a pendu cinq prisonniers à Téhéran, notamment Soheila Ghadiri, une femme de 28 ans, c’est la quatrième femme pendue par ce régime en l’espace d’un mois. ces actes barbares ne sont pas en résonnance avec des délits qu’auraient commis ces personnes mais visent en fait à renforcer cette atmosphère de terreur dans le pays, notamment des jeunes et des femmes qui ont montré à quel point ils souhaitait que la démocratie soit appliquée et que les élections soient reconduites.
Struan Stevenson, eurodéputé britannique, PPE-DE
Nous sommes ici dans l’hémicycle, nous avons de longs débats, mais les bourreaux en Iran font des heures supplémentaires. Tunne Kelam nous l’a dit : il y a encore cinq personnes qui ont été pendues hier, y compris une jeune femme, alors que les proches de la victime lui avaient pardonnée. Or nous poursuivons ici une politique de complaisance dans l’union européenne. Ne serait-ce que cette semaine nous avons accepté d’encourager les Russes à enrichir des barres d’uranium pour Ahmadinejad pour qu’il mette fin lui-même à son propre programme d’enrichissement, mais il n’a donné aucune garantie. Il n’a pas donné d’accès à nos inspecteurs pour aller examiner ces installations nucléaires. Finalement c’est une politique de l’autruche et de complaisance. Il faut absolument adopter des sanctions très strictes, très dures c’est le seul langage que les mollahs puissent comprendre.

