
Dans une démarche de réprobation internationale coordonnée, l’Union européenne et une alliance de 32 nations — dont le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, la Norvège et l’Albanie — ont publié une déclaration commune condamnant sans équivoque l’exécution, par le régime iranien, de manifestants récemment arrêtés ainsi que son recours généralisé à la peine de mort.
La coalition internationale a fermement déclaré que l’utilisation de la peine capitale comme outil pour réduire au silence la dissidence, intimider les communautés et punir les individus exerçant leurs droits fondamentaux est totalement injustifiable. Les 33 signataires ont exigé l’arrêt immédiat de cette pratique, appelant les autorités iraniennes à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement et à prendre des mesures concrètes pour respecter les droits humains. La déclaration commune a d’abord été soutenue par 26 nations ainsi que par le chef de la diplomatie de l’UE, avant que d’autres pays ne se joignent à l’initiative, portant le nombre total de signataires à 32.
L’Union européenne et trente-deux pays du monde, y compris le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, la Norvège et l’Albanie, ont fermement condamné, dans une déclaration commune, l’exécution des manifestants et le recours à la peine de mort en Iran.
Ils ont qualifié…
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) August 13, 2026
Cette position unie intervient dans un contexte marqué par des rapports alarmants émanant d’organisations de défense des droits humains et des Nations unies. Depuis mars 2026, l’ONU a enregistré une augmentation significative des exécutions en Iran ; le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné que la peine de mort est utilisée pour semer la peur et réprimer la population. Par ailleurs, des groupes de défense des droits signalent une intensification de la répression post-manifestations par le biais de procès collectifs expéditifs. Ces ONG ont documenté des cas où des dizaines d’accusés ont été jugés collectivement par des tribunaux révolutionnaires, privés d’assistance juridique indépendante et condamnés à mort en grand nombre, à l’issue de procédures entachées d’allégations de torture et d’aveux forcés.
Réagissant à cette condamnation internationale, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a salué cette position coordonnée comme une avancée cruciale, tout en notant qu’elle intervenait tardivement. Soulignant la nécessité de passer de la rhétorique diplomatique à une action concrète et décisive, Mme Radjavi a exposé les mesures spécifiques que la communauté internationale doit adopter pour faire face à la crise. Elle a préconisé que le bilan désastreux de l’Iran en matière de droits humains soit officiellement porté devant le Conseil de sécurité des Nations unies afin de garantir l’exercice d’une pression internationale contraignante.
En outre, elle a souligné que les dirigeants du régime devaient répondre de leurs actes devant la justice, par le biais de mécanismes judiciaires internationaux ou du principe de compétence universelle. Enfin, elle a appelé la communauté internationale à reconnaître officiellement la lutte courageuse et continue du peuple et de la jeunesse iraniens contre ce qu’elle a qualifié de « fascisme religieux ».
Les signataires de la déclaration commune ont insisté sur le fait que le peuple iranien doit pouvoir exercer librement et sans crainte ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Alors que l’attention internationale s’intensifie, les défenseurs des droits humains continuent de réclamer la fin de l’impunité dont jouissent les auteurs de violences étatiques ainsi qu’une politique mondiale résolue à l’égard du régime iranien.

