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Mobilisation mondiale contre l’exécution de quatre membres de l’OMPI

Mobilisation mondiale contre l'exécution de quatre membres de l'OMPI
Berlin — Des exilés iraniens bloquent une rue devant le ministère allemand des Affaires étrangères pour protester contre l’exécution de quatre prisonniers politiques en Iran, scandant « Allemagne, brisez le silence » et appelant à une action urgente — 1er avril 2026

Depuis l’exécution par le régime iranien des membres de l’OMPI Mohammad Taghavi et Akbar Daneshvarkar le 30 mars et Babak Alipour et Pouya Ghobadi le 31 mars 2026, la diaspora iranienne, les partisans du CNRI, les unités de résistance dirigées par l’OMPI en Iran et les soutiens internationaux se sont mobilisés. Ils ont lancé une vaste campagne coordonnée de rassemblements, d’actions directes créatives, d’expositions et de manifestations diplomatiques dans plus de 20 villes d’Europe, d’Amérique du Nord et d’ailleurs.

Ces actions – l’enchaînement aux portes de l’ONU et des bâtiments gouvernementaux et le déploiement de banderoles géantes et l’organisation d’expositions de photos – visent à maintenir l’attention internationale sur le sort des prisonniers politiques iraniens et à exiger l’arrêt immédiat des exécutions.

Résurgence immédiate

Les 30 et 31 mars, juste après les deux premières pendaisons, des militants iraniens ont organisé des manifestations urgentes devant le département d’État américain à Washington, le ministère français des Affaires étrangères à Paris, Berlin, Copenhague, Aarhus, Berne (Suisse), Oslo et Heidelberg. Les manifestants ont brandi de grandes photos des victimes et ont appelé les gouvernements occidentaux à condamner ces crimes et à faire pression sur le régime.

Résistance coordonnée des jeunes et actions dramatiques de la diaspora
Les 31 mars et 1er avril, des membres des unités de résistance dirigées par l’OMPI en Iran ont mené des actions généralisées dans plusieurs villes, affichant des photos des quatre martyrs pour maintenir vivante la flamme de la résistance sous la répression.

À l’étranger, des sympathisants de la Résistance iranienne ont organisé de puissantes manifestations à Vienne (des pierres ont été jetées sur l’ambassade du régime, dont les fenêtres étaient ornées de photos de martyrs), à Berlin (des militants en chemises blanches tachées de sang se sont enchaînés devant le ministère des Affaires étrangères, brandissant une immense banderole « Halte aux exécutions »), à Stockholm (trois militants en chemises blanches tachées de sang se sont enchaînés à des poteaux devant le ministère des Affaires étrangères), à Washington D.C., à Oslo, à Göteborg (manifestation devant l’ambassade), à Hanovre, à Vancouver, à Aarhus, à Melbourne, à Copenhague et à Bucarest.

D’autres actions ont eu lieu à Jochum (une immense banderole « Halte aux exécutions » a été déployée sur un pont, ornée du drapeau iranien) et à Hambourg.

Intensification des manifestations : ambassades, ministères et agences des Nations Unies

Les 1er et 2 avril, les manifestations se sont intensifiées avec des actions directes contre les symboles du régime et les institutions internationales. À Copenhague, des militants ont aspergé de peinture rouge les murs de l’ambassade et organisé une cérémonie de « renouvellement de serment » pour les quatre martyrs. À Stockholm, deux femmes ont lancé des projectiles sur l’ambassade. À Londres, des manifestants ont scandé des slogans devant le ministère des Affaires étrangères, exigeant la chute du régime et la fermeture de l’ambassade.

A Berlin, une grande banderole avec les photos des martyrs et « Stop aux exécutions » a été accrochée à la statue de l’Ange de la Liberté. À Genève, une équipe de cinq personnes s’est enchaînée aux portes du Conseil des droits de l’homme de l’ONU avec des banderoles « Action urgente – Arrêtez les exécutions » et des drapeaux iraniens tandis qu’un autre groupe scandait de l’autre côté de la rue : « Action urgente – Arrêtez les exécutions » et des drapeaux iraniens. Une manifestation parallèle a visé le siège européen de l’ONU en raison de l’inaction internationale.

D’autres actions ont eu lieu à Rome (les manifestants ont chanté « Salam, le moment sacré de la libération »), à Alicante (Espagne) (exposition de photos des martyrs), à Paris (stand de livres et exposition de photos des martyrs, ainsi qu’une action de renouvellement de serment devant l’ambassade), à Aarhus, à Vienne, et d’autres manifestations devant les ambassades à Stockholm et à Copenhague, avec des slogans puissants tels que « Fermez les ambassades du régime » et « Une exécution en déclenche mille autres.»

L’une des principales revendications, répétée à chaque rassemblement, est la fermeture immédiate des ambassades du régime et l’expulsion de ses agents.

Soutien accru des militants et des organisations de défense des droits humains

Un important rassemblement est déjà prévu à Paris le 11 avril sous le slogan « Paix et Liberté ». Organisé par des Iraniens de France et des défenseurs de la démocratie, il vise à soutenir un changement de régime par le peuple iranien et l’instauration d’une république démocratique laïque.

Cet effort mondial sans précédent – qui s’étend sur plusieurs continents, mobilise toutes les formes de résistance créative et se poursuit jour après jour – témoigne de la détermination des plus courageux partisans de l’Iran à maintenir l’attention du monde entier sur les crimes du régime et à protéger la vie des prisonniers politiques restants.

Le message est clair : ces exécutions ne resteront pas sans réponse.