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Lettre du prisonnier politique Khaled Hardani, à la Rapporteure spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains en Iran

La lettre du prisonnier politique Khaled Hardani, à le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran

Lettre du prisonnier politique Khaled Hardani, à Madame Asma Jahangir, la Rapporteure spéciale de l’ONU sur la situation des droit humains en Iran

Alors que la mascarade des élections présidentielles en Iran aura lieu dans quelques mois, le nombre des exécutions a augmenté et la répression des prisonniers politiques continue.

Ces derniers temps, les pressions physiques et psychologiques imposés aux prisonniers politiques ont été intensifiées de façon considérable. Le système de chauffage de la prison est hors service depuis plusieurs jours.

Par ailleurs, les gardiens menacent ouvertement les prisonniers. Par exemple, ils ont dit : « Concernant les prisonniers, nous ne commettrons pas l’erreur que le Chah a commis à la fin de son règne. »

La signification de cette phrase est qu’ils veulent intensifier la répression à l’intérieur des prisons. Les mots employés par ces agents du régime des mollahs montrent clairement qu’ils connaissent le destin de ce régime. Ils sont conscients que le régime des mollahs finira par être renversé, de la même manière que le régime du Chah a été renversé.

Le salle numéro 12 dans la prison de Gohardacht à Karadj est une salle aveugle dont les murs et les portes sont complétement couverts de ciment et de tôles métalliques. Dans cette salle, il n’y a aucune fenêtre ou orifice permettant la circulation d’air ou permettant aux prisonniers de voir la lumière du jour. Les personnes détenues dans cette salle ont des problèmes de vue et des migraines chroniques.

Ces derniers mois, en raison des manquements des autorités carcérales et dans des conditions suspectes, plusieurs prisonniers politiques ont décédé. Autrement dit, ces prisonniers ont été tués. Notamment, nous avons été les témoins de la mort de : Chahrokh Zamani, Akbar Mohammadi, Mansour Radpour, Mohsen Dokmetchi, Afchine Ossanlou, Mehdi Zalieh, Alireza Karami Kheirabadi.

Kidnapper et faire disparaitre les prisonniers politiques après un passage à l’infirmerie ou à la salle de parloir fait partie des méthodes employées par les agents du régime iranien. A titre d’exemple, après son passage dans la salle de parloir, Monsieur Ali Moezzi a été transféré vers un lieu inconnu. La vie de ce prisonnier politique est sérieusement en danger.

Aussi, nous assistons à un tsunami des exécutions. Le nombre d’exécutions des prisonniers de droits communs a augmenté de façon considérable. Parmi les prisonniers exécutés, il y a des personnes qui étaient mineurs lors des faits qui leurs sont reprochés. Cela montre que le régime de la République islamique ne respect ni les lois internationales, ni les lois islamiques. Ce régime viole systématiquement les droits de l’Homme et n’a aucun respect pour la personne humaine.

Durant les 38 ans de règne des mollahs réactionnaires, les Iraniens ont constamment protesté contre les exactions du régime des mollahs : les exécutions, les tortures, les arrestations arbitraires, le vol des richesses du pays, la corruption généralisée au sein du régime, la répression des minorités confessionnelles et ethniques, la répression des femmes et des filles, les lancements de missiles, l’aventurisme et les interventions du régime des mollahs dans les pays de la région et la participation de ce régime aux massacres des populations civiles.

Les prisonnier politiques disent non à toutes ces exactions. Ils disent non au régime de vélayat-e-faghih et ils sont prêts à risquer leur vie pour défendre leurs idées.

Khaled Hardani, prisonnier politique à la prison de Gohardacht