
A l’occasion de la visite annoncée du Ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et d’une délégation d’entreprises françaises en Iran, le Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique composé de plusieurs dizaines de parlementaires français, tient à rappeler sa position sur la question des relations franco-iraniennes. Voici en le texte de ce communiqué:
France-Iran : à propos de la visite à Téhéran du ministre français des Affaires étrangères
Paris, 30 janvier 2017
A l’occasion de la visite annoncée de Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et d’une délégation d’entreprises françaises ce lundi 30 janvier en Iran, le Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique tient à rappeler sa position constante sur la question des relations franco-iraniennes.
Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique se félicite que la France, qui agit dans les enceintes internationales de façon constante en faveur du respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, en Iran comme partout dans le monde, ait soutenu la résolution adoptée en décembre 2016 par l’Assemblée générale des Nations unies condamnant les violations des droits de l’Homme en Iran, dont la poursuite de nombreuses exécutions capitales et la discrimination envers les femmes et les minorités. Il se félicite de même de la position constante de la France qui soutient chaque année la résolution présentée au Conseil des droits de l’Homme reconduisant le mandat du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Iran.
Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique considère pour sa part que l’amélioration de la situation des droits de l’Homme en Iran doit être une condition préalable de tout développement de relations diplomatiques et commerciales avec le régime en place à Téhéran et que celles-ci devront être mesurées à l’aune de l’arrêt des exécutions, de la libération des prisonniers politiques et au respect de la liberté d’expression et d’association. Il estime qu’au moment où l’Iran a plus que jamais besoin de relations économique avec l’Occident, une politique réaliste vis-à-vis de ce pays ne peut reposer que sur un équilibre qui tienne compte des revendications démocratiques du peuple iranien dont rien ne permet de penser qu’il serait, demain, bénéficiaire d’une ouverture économique du pays dont les différentes factions – notamment lesPasdarans – au pouvoir ont bien l’intention de capter le bénéfice. Considérant que l’Iran ne peut à ce jour en aucun cas constituer un partenaire fiable dans le combat pour éradiquer le phénomène néfaste de l’intégrisme islamiste au Proche et au Moyen-Orient, le Comité parlementaire pour un Iran démocratique considère enfin qu’il est essentiel pour la sécurité internationale et la stabilité de la région de faire en sorte que l’Iran cesse toutes ses activités déstabilisatrices et dangereuses.
C’est pourquoi le Comité parlementaire pour un Iran démocratique appelle le ministre des Affaires étrangères à faire preuve, lors de sa visite officielle en Iran, de la plus extrême fermeté vis-à-vis des dirigeants iraniens et à leur rappeler la position constante de la France sur la situation des droits de l’homme et sur la peine de mort comme sur le nécessaire respect des valeurs et des principes démocratiques, comme l’avait déjà fait le Président de la République, François Hollande, à Hassan Rohani lors de sa visite officielle à Paris le 28 janvier 2016. Une expression claire de fermeté, comme cela a été le cas dans le cadre de la négociation sur l’accord sur le nucléaire, placera au demeurant la France dans une meilleure situation par rapport à ses interlocuteurs iraniens.
Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique exprime enfin sa préoccupation quant aux intentions du pouvoir iranien dans le cadre des négociations diplomatiques engagées entre la France et l’Iran suite à l’accord international sur le nucléaire iranien et tient à rappeler que la France, terre d’asile et de liberté qui a accueilli les réfugiés politiques iraniens dès le début des années 80 sous l’autorité du président François Mitterrand, doit continuer à leur assurer la protection qu’ils sont en droit d’attendre d’un État démocratique et un Etat de droit.
Michel Terrot Dominique Lefebvre
Député du Rhône (LR) Député du Val d’Oise (SRC)

