CNRI – Quelques jours avant la Journée internationale des droits de l’Homme, les législateurs européens ont tenu une conférence qui a eu lieu le 7 décembre 2016 au Parlement européen à Bruxelles. Ils ont fermement condamné les violations des droits de l’Homme en Iran et ont exhorté le Haut Représentant de l’UE, Federica Mogherini, et les États membres à conditionner le développement des relations avec l’Iran à l’arrêt des exécutions dans ce pays.
Cette réunion a été organisée par l’initiative de l’intergroupe « Amis d’un Iran libre » au sein du Parlement européen qui est soutenu par quelque 300 députés appartenant à différents groupes politiques. L’orateur principal de cette conférence était le chef de l’opposition iranienne Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).
M. Alejo Vidal-Quadras, le président du « Comité international pour la Justice » (ISJ) et ancien vice-président du Parlement européen, a pris la parole lors de cette conférence et a déclaré : « Au cours des 30 dernières années, le régime iranien a commis de nombreux crimes en Iran, mais aussi dans d’autres pays, notamment en Irak et en Syrie. »
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du discours du Dr Alejo Vidal-Quadras :
Chère Maryam Radjavi,
Chers amis,
Nous sommes ici aujourd’hui pour parler des droits de l’Homme en Iran ; et malheureusement, il est clair pour nous tous que la situation des droits de l’Homme dans ce pays est déplorable. Je voudrais évoquer deux points sur ce sujet.
Le premier point concerne la politique de l’Union européenne à l’égard du régime iranien. Depuis la prise de fonction du Haut Représentant actuel, Federica Mogherini, il y a deux ans, la position du « Service Européen d’Action Extérieure » à l’égard des dictatures qui violent les droits de l’Homme s’est affaibli. Les prises de positions de Mme Federica Mogherini sur ce sujet ont été trop peu nombreuses et trop faibles.
Lors de ses nombreux voyages à Téhéran et dans ses rencontres avec des officiels du régime iranien, la question des droits de l’Homme n’a pratiquement pas été abordée. Et je suis désolé de dire qu’elle a eu une attitude amicale et soumise dans ses conversations avec les personnes directement impliquées dans des milliers d’exécutions, de torture systématique et de toutes sortes d’abus contre les droits de l’Homme et contre les libertés civiles ; des personnes qui, en fait, devrait être traduites devant la Justice pour leurs crimes contre l’humanité. Cette attitude a été un discrédit moral pour elle-même et pour l’Union européenne qui devrait promouvoir et défendre les valeurs universelles à travers le monde.
Djavad Laridjani – l’un des trois frères qui occupent des postes clés au sein du régime iranien – est en charge du soi-disant « Comité des droits de l’Homme » au sein de ce régime. Etant donné le bilan du régime iranien en matière des droits de l’Homme, ce comité doit changer de nom et doit s’appeler « Le Comité de lutte contre les droits de l’Homme. » M. Laridjani a récemment adressé à Mme Mogherini une lettre dans laquelle il lui a demandé d’empêcher les activités de l’opposition iranien en Europe et de briser les droits démocratiques de l’OMPI et le CNRI de dénoncer les crimes du régime iranien. Par exemple, il a demandé à Mme Mogherini d’interdire la tenue des réunions comme celle à laquelle nous participons ici aujourd’hui. Je pense que Laridjani n’est pas très familier avec les structures institutionnelles de l’Union européenne.
Le régime iranien est un des régimes les plus sanguinaires de notre époque. Laridjani a cyniquement prétendu que ce régime est lui-même victime des violations des droits de l’Homme. Aussi, il s’est plaint à propos du rassemblement de l’opposition iranienne en juillet 2016 à Paris à laquelle plusieurs milliers de personnes avaient participé. Beaucoup d’entre nous étions présents à ce rassemblement fantastique aux côtés de Mme Radjavi. Laridjani s’est plaint qu’un tel rassemblement ait pu avoir lieu en France. Le même homme qui défend fortement l’utilisation massive de la peine de mort contre les opposants politiques et les militants des droits humains est celui qui critique un événement démocratique et pacifique en faveur de changement de régime en Iran.
Le deuxième point que je voudrais évoquer est le suivant : Les violations systémiques des droits de l’Homme en Iran ne peuvent pas être considérées comme une affaire intérieur de ce pays. Le régime iranien est impliqué dans de nombreuses exactions commises au-delà des frontières iraniennes et intervient dans plusieurs pays de la région. Au cours des 30 dernières années, le régime iranien a commis de nombreux crimes en Iran, mais aussi dans d’autres pays du Moyen-Orien, notamment l’Irak et le Syrie. En été 1988, le régime iranien a massacré tous les prisonniers politiques en Iran et les auteurs de ce massacre n’ont jamais été traduits devant la Justice. Le régime iranien exporte le terrorisme et de l’intégrisme vers les autres pays, s’immisce dans les affaires intérieures d’autres pays de la région et tentent de mettre en œuvre dans les autres pays du Moyen-Orient les mêmes politiques d’oppression et de répression qui existent en Iran.
Nous devons encore une fois insister que malgré toutes les difficultés, il existe une solution. La solution est un changement de régime pour instaurer la démocratie en Iran, conformément au plan en 10 points, proposé par Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition démocratique iranienne. Les gouvernements européens et Mme Mogherini devrait poursuivre cet objectif, au lieu de perdre du temps pour essayer d’apaiser un régime qui n’abandonnera jamais son objectif de devenir une puissance hégémonique au sein du monde musulman afin d’imposer son totalitarisme fanatique, agressif et régressif.
Je vous remercie.
The Solution Is Regime Change to Transform Iran Into a Sound Democracy
NCRI – On the eve of the Human Rights Day, European lawmakers held a conference at the European Parliament on Wednesday December7. They strongly condemned the violations of human rights in Iran and urged the EU High Representative, Federica Mogherini and Member States to condition the expansion of relationships with Iran to the halt of executions.
This meeting was held by the initiative of the Friends of a Free Iran intergroup at the European Parliament, which has support of some 300 MEPs from different political groups. The keynote speaker was the Iranian opposition leader, Maryam Rajavi who heads the National Council of Resistance of Iran (NCRI).
Mr Alejo Vidal-Quadras, President of International Committee in Search of Justice (ISJ) and former vice president of European Parliament who was among speakers stated: “Iran regime is extending the crimes that have been committed in its own country in the past 30 years, to other territories, such as Iraq and Syria.”
The following is full text of the speech:
Thank you Mrs. Chair, dear Mrs. Rajavi, dear friends, we are here today to speak about human rights in Iran, and unfortunately, it is clear for all of us that the state of human rights in that country is deplorable. I would just want to make to short points in this regard.
The first point is on the European Union policy towards the Iranian regime. Since the current High Representative, Federica Mogherini, too office two years ago, the position of the European External Action Service in relation to dictatorships that violate human rights has weakened. And its voice has sounded on too few occasions and too low.
Suffice to say, that in her several trips to Tehran, and in her meetings with Iranian officials, the issue of human rights has been practically absent. And I’m sorry to say that her unnecessary friendly and submissive attitude in her conversations with people directly involved in thousands of executions, systematic torture and all kinds of abuses against human rights and civil liberties, people that in fact should be taken to court for crimes against humanity, is a moral discredit for herself, and for the European Union in its role as promoter and defender of the values of the open society in the world.
Javad Larijani, one of the three brothers who hold key positions in the regime, is in charge of the so-called Iranian Human Rights Committee. According to his records, I propose they change the name. It should be called “The Anti-Human Rights Committee”. Mr. Larijani has recently returned a letter to Mrs. Mogherini asking her to prevent opposition activities in Europe and broke the democratic rights of the PMOI and the NCRI in exposing the crimes of the Iranian regime. For instance, this meeting, he has asked Mrs. Mogherini to forbid that we should be here. I think he’s not very familiar with the institutional structures of the European Union.
Larijani is being so cynical as to present the Iranian regime, one of the most bloodthirsty regime of our times, as a victim of human rights violations itself. He also complains about the gathering of Iranian opposition with one thousand of participants in Paris in July 2016. Many of us were there with Mrs. Rajavi enjoying this fantastic event, and he has complained about this gathering. The same man that strongly defends the massive use of death penalty against political opponents and human rights activists, is the one that criticizes a democratic and peaceful event in favor of regime change in Iran.
And the second point, is that their systemic violation of human rights cannot be considered an internal matter of any country. These practices of the Iranian regime have penetrated neighboring countries beyond Iran’s borders. This is a regime that is extending the crimes that have been committed in its own country in the past 30 years, to other territories, such as Iraq and Syria. The regime’s brutal behavior, mainly the massacre of the summer of 1988, and many more atrocities, have never been brought to justice. The export of terrorism and fundamentalism, meddling in internal affairs with other countries in the region, the implementation of the same policies of oppression and suppression that exist inside Iran to the hull of the Middle East. Once again we must insist that there is a solution despite all difficulties.
This solution is regime change to transform Iran into a sound democracy according to the 10-point plan proposed by the Iranian democratic opposition, led by Maryam Rajavi. This is what European governments and the European External Action Service and Mrs. Mogherini should aim to, instead of wasting their time trying to appease a regime that will never give up his hegemonic power of the Muslim world to impose on it its fanatical aggressive and regressive totalitarianism. Thank you very much.

