
Le Comité Suisse pour la défense d’Ashraf et la démocratie en Iran, vient d’adresser une lettre ouverte au secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-Moon demandant que le massacre de 1988 des prisonniers politique en Iran soit qualifié de génocide. Voici l’intégralité de cette lettre :
Comité Suisse pour la Défense d’Ashraf et la Démocratie en Iran
Son Excellence Monsieur Ban-Ki-Moon,
Secrétaire Général des Nations –Unies
Genève, le 31 aout 2016
Monsieur le Secrétaire général,
Le Comité Suisse pour la défense d’Ashraf et la démocratie en Iran s’adresse à vous et aux plus hautes instances des Nations-Unies tels que le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l’homme afin d’exiger que justice soit rendue sur le massacre perpétré en 1988 en Iran : 30.000 personnes furent assassinés par une fatwa ordonné par le plus grand criminel que l’histoire d’Iran ait connu l’ayatollah Khomeiny au nom d’une accusation qui ne peut exister dans les annales d’aucune autre justice de la terre, celle d’être « en guerre contre Dieu ».
Ce crime de 1988 doit être qualifié de génocide. Pour le moins, il s’agit d’un crime contre l’humanité, qui est imprescriptible.
Nous exigeons que les bourreaux qui se chargèrent de commettre ces crimes et que continuent à commettre occupant à l’heure actuelle des postes prestigieux au sein du gouvernement de Hassan Rohani soient traduits en justice devant un tribunal international.
Les documents publiés récemment, aussi bien que les aveux publics des hauts responsables et institutions du régime, décuplent la nécessité d’une poursuite pénale internationale des responsables de ce crime contre l’humanité. Sur la base de ses prérogatives, les Nations Unies doivent mettre en place une commission d’enquête pour examiner ces aveux et les enregistrer comme des documents probants du crime, et préparer le terrain juridique pour une poursuite légale de ses auteurs.
Maintenant que les responsables du régime ont reconnu avoir commis le massacre, ils doivent communiquer les noms des victimes, publier leurs testaments et les emplacements de leurs tombes, ainsi que les noms de tous les membres des « commissions de la mort » dans les provinces.
En vous remerciant Monsieur le Secrétaire Général nous vous prions de tenir compte de notre requête et accepter que ce dossier avec tous les éléments et témoignages soit transmis à une juridiction internationale et que les coupables soient jugés pour crimes contre l’humanité.
Nous vous prions, Monsieur le Secrétaire général, d’agréer nos sincères salutations.
Co-présidents : Nils de Dardel -Avocat
Francine John Calame-Ancienne Conseillère nationale

