
La campagne « Les mardis, non à la peine de mort » a publié sa dernière déclaration le 27 octobre 2026, marquant ainsi sa 144e semaine consécutive de mobilisation. Des détenus, répartis dans 66 prisons à travers l’Iran, ont mené des grèves de la faim coordonnées pour protester contre le recours persistant du gouvernement à la peine capitale, utilisée comme un outil de terreur politique et de répression sociale.
Plus de 87 exécutions enregistrées en 20 jours
La déclaration tire la sonnette d’alarme face à une accélération des exécutions, rapportant que les autorités ont pendu au moins 87 personnes en l’espace de 20 jours, rien qu’au mois d’octobre. Parmi les personnes exécutées durant cette période figurent sept prisonniers politiques et deux femmes.
Qualifiant la peine capitale d’instrument destiné à semer la peur et à étouffer toute contestation publique, les organisateurs écrivent : « En Iran, l’exécution ne se limite pas à mettre fin à la vie d’une personne ; elle constitue une blessure profonde infligée au corps social, un moyen de plonger des familles dans un deuil éternel, un outil pour répandre la terreur et faire taire la voix de la contestation populaire. Mais l’histoire a démontré qu’aucune potence ne peut arracher le désir de liberté et d’égalité du cœur humain, et qu’aucune répression ne peut faire taire définitivement la voix de la justice. »
I am joining a solidarity action with political prisoners in Iran participating in #NoToExecutionTuesdays. On Tuesday October 27, I’m going to start a 24-hour hunger strike.
#hungerstrike #Iran #stopexecutions #abolishdeathpenalty
#NoToExecutionTuesdays
@CanadaUN
@drmaisato https://t.co/c4Vvz04LpH— Dr. David R. Boyd (@EnvirOptimist) October 26, 2026
Une rapporteuse spéciale de l’ONU souligne l’aggravation de la crise des droits humains
La campagne a mis en avant les récentes déclarations de Mai Sato, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains en Iran, soulignant que l’attention internationale demeure cruciale face à la violence cautionnée par l’État : « Dans ce contexte, la position de Mme Mai Sato, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits humains en Iran, contre les exécutions et la répression croissante de la population, met une fois de plus en évidence l’importance d’une attention et d’une réaction internationales face aux violations des droits humains en Iran. Défendre le droit à la vie, la liberté d’expression et le droit de manifester est une responsabilité humaine qui ne doit pas s’arrêter aux frontières politiques. »
Soulignant que chaque condamné à mort a besoin d’une défense publique active, les organisateurs de la campagne ont appelé la société civile, les familles endeuillées, les syndicats et les militants des droits humains, en Iran comme à l’étranger, à renforcer leur solidarité : « Aujourd’hui, tous les prisonniers condamnés à mort ont besoin de notre voix. Nous ne devons pas laisser leurs noms sombrer dans le silence et l’indifférence. Chaque pas vers l’abolition de la peine de mort est un pas vers une société plus libre et plus humaine… Notre réussite à stopper la machine des exécutions, des meurtres et de la répression dépend uniquement de notre solidarité. Unissons-nous pour cet objectif crucial. »
Selon les observateurs de la campagne, des grèves de la faim coordonnées — correspondant à la 144e semaine — ont eu lieu le 27 octobre 2026, tant dans les quartiers des hommes que dans ceux des femmes, au sein de 66 établissements pénitentiaires :
• Téhéran et Alborz : Evin (quartier des hommes et des femmes), Ghezel Hesar (unités 2, 3 et 4), Karaj Central, Fardis Karaj, Grand Téhéran, Qarchak et Khorin Varamin.
• Ispahan et Centre : Asadabad Isfahan, Dastgerd Isfahan, Arak et Choobindar Qazvin.
• Fars, Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad : Adelabad Shiraz (quartier des hommes et des femmes), prison militaire de Shiraz, Firozabad Fars, Yasuj, Dehdasht et Gachsaran.
• Khuzestan, Bushehr, Lorestan et Hormozgan : Sheiban Ahvaz, Sepidar Ahvaz (quartier des hommes et des femmes), Ramhormoz, Behbahan, Khorramabad, Borujerd, Borazjan et Bandar Abbas.
• Sistan-Baloutchistan, Kerman et Yazd : Zahedan (quartier des hommes et des femmes), Iranshahr, Bam, Kahnuj, Kerman, Yazd (quartier des hommes et des femmes) et Tabas.
🚨 BREAKING | UN Special Rapporteur Joins « No to Execution Tuesdays » Solidarity Action
Leopoldo Maldonado Gutiérrez, the UN Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of opinion and expression, says he will begin a 24-hour hunger strike at midnight Iran time in solidarity with political prisoners participating in the « No to Execution Tuesdays » campaign.
Maldonado said Iran’s politically motivated use of the death penalty is deeply concerning, adding that at least 46 political prisoners and protesters have reportedly been executed since March 19, 2026.
— SIMAY AZADI TV (@en_simayazadi) October 19, 2026
• Provinces de Gorgan et du Khorassan : Mashhad, Sabzevar, Gonbad-e Kavus, Nishapur, Birjand (centre) et Gorgan.
• Côte de la mer Caspienne (Gilan et Mazandaran) : Rasht (quartiers pour hommes et pour femmes), Rudsar, Haviq Talesh, Ezbaram Lahijan, Ziabar Sowme’eh Sara, Qaemshahr et Noor.
• Kermanshah, Ilam & Chaharmahal et Bakhtiari : Dizelabad Kermanshah, Ilam, Darreh Shahr et Borujen.
• Régions du Nord-Ouest et Kurde (Azerbaïdjan, Kurdistan et Qom) : Ardabil, Meshgin Shahr, Tabriz, Urmia, Salmas, Khoy, Naqadeh, Miandoab, Mahabad, Bukan, Saqqez, Baneh, Marivan, Sanandaj, Kamyaran, Ahar et Langarud Qom.

