
La campagne des mardis« Non aux exécutions » en Iran entame sa 98e semaine consécutive, marquée par de nouvelles condamnations à mort
La campagne des mardis « Non aux exécutions » en Iran entame sa 98e semaine consécutive, le 9 décembre 2025, avec une situation alarmante : une forte augmentation des exécutions à travers le pays, une nouvelle condamnation à mort du prisonnier politique Karim Khojasteh et la mort suspecte de l’un des plus proches alliés du mouvement, l’avocat Khosro Alikordi.
Dans sa nouvelle déclaration, la campagne commence par rendre hommage à Alikordi, défenseur renommé de la justice qui a représenté des personnes détenues lors des manifestations nationales de 2022 et a travaillé en étroite collaboration avec les familles en quête de justice. La déclaration indique qu’Alikordi « est décédé dans des circonstances suspectes », qualifiant sa disparition de « profonde tragédie pour les avocats défenseurs de la liberté, pour tous ceux qui aspirent à la justice, ainsi que pour sa famille, ses amis et ses collègues ».
NCRI Statement: #Iranian Political Prisoner Javad Vafaei Transferred to Solitary Confinement, Faces Imminent Executionhttps://t.co/1SKUPR3hFg
— NCRI-FAC (@iran_policy) 7 décembre 2025
La campagne souligne que le recours à la peine capitale par le régime a depuis longtemps cessé d’être une sanction légale. Comme l’indique la déclaration : « Aujourd’hui, la question de l’exécution en Iran n’est pas une punition, mais un crime organisé et une violation systématique du droit à la vie. »
Selon les données citées dans le communiqué, la situation s’est fortement dégradée ces derniers jours. Les autorités ont officiellement notifié la condamnation à mort du prisonnier politique Karim Khojasteh à la prison de Lakan, à Rasht. Le mouvement ajoute que « 95 personnes, dont deux femmes, ont été exécutées rien que cette semaine » et que « durant les 17 premiers jours d’Azar (du 22 novembre au 8 décembre), plus de 200 exécutions ont été recensées, toutes visant à réprimer la société et à entraver les soulèvements populaires ».
Le mouvement annonce également une forte participation à sa grève de la faim hebdomadaire. Au cours de la 98e semaine de la campagne, des prisonniers de 55 établissements pénitentiaires – d’Evin et Ghezel Hesar à Shiraz, Ahvaz, Zahedan, Mashhad, Tabriz, Urmia et Sanandaj – ont rejoint le mouvement de protestation. Le communiqué précise que le mardi 9 décembre, les prisonniers politiques des 55 prisons concernées ont observé une grève de la faim coordonnée dans le cadre des « Mardis contre les exécutions ».
Alors que l’Iran entame le mois de décembre avec une recrudescence des exécutions, la campagne souligne que la peine de mort est utilisée non comme une mesure légale, mais comme un instrument de répression systémique. Le communiqué réaffirme l’engagement du mouvement à poursuivre sa résistance hebdomadaire, insistant sur le fait que la lutte contre les exécutions d’État demeure un impératif national.

