
Les prisonniers politiques, les étudiants et les militants font face à des menaces croissantes alors que l’Iran poursuit sa vague d’exécutions, avec des centaines de personnes déjà exécutées en 2025.
La 97e semaine de la campagne des mardis Non aux exécutions en Iran coïncide avec la Journée des étudiants en Iran, le 7 décembre, date historiquement reconnue comme un symbole de la lutte étudiante contre la dictature. Depuis le 7 décembre 1953, les universités demeurent « le cœur battant de la lutte contre la tyrannie », peut-on lire dans le communiqué de la campagne.
La campagne commémore toutes les personnes qui ont perdu la vie dans la lutte pour la liberté, en particulier les étudiants victimes de disparition forcée. Parmi eux, Saïd Zeinali, disparu après l’attaque de 1999 contre les résidences universitaires de Téhéran. « Il s’agit de l’un des centaines d’étudiants et de citoyens victimes du régime oppressif, une immense injustice pour leurs familles et leurs mères endeuillées », souligne le communiqué.
Malgré des décennies de répression, d’emprisonnement et d’exécutions, le militantisme étudiant persiste. Actuellement, Ehsan Faridi, prisonnier politique et étudiant de 23 ans, risque la peine de mort pour avoir simplement défendu la liberté. « Sa vie est en danger », prévient la campagne.
Des détenus alertent sur la menace d’exécution imminente qui pèse sur Ehsan Faridi, étudiant de 23 ans, et condamnent la recrudescence des exécutions perpétrées par le régime. À la veille de la Journée des étudiants, leur appel est clair :
Le communiqué souligne également la récente recrudescence des exécutions. Durant les dix premiers jours du mois persan d’Azar (depuis le 22 novembre), près de 100 prisonniers ont été exécutés, dont deux femmes. Une exécution a eu lieu publiquement afin d’instiller la peur au sein de la population. Selon la campagne, cela porte le nombre total d’exécutions pour l’année persane 1404 (qui a débuté le 21 mars 2025) à 1 564, un chiffre sans précédent ces trente dernières années, suscitant une condamnation internationale.
En réponse, la campagne appelle les communautés politiques, les militants étudiants et toutes les personnes de conscience à soutenir les prisonniers condamnés à mort et à se joindre aux familles en quête de justice. « Faites entendre votre voix contre la peine de mort par tous les moyens possibles afin de priver le régime de son principal instrument de répression et d’ouvrir la voie à la liberté et à l’autodétermination », exhorte le communiqué.
Cette semaine, 55 prisons à travers l’Iran participent à la campagne de grève de la faim, notamment les prisons d’Evin, de Ghezel Hesar, de Téhéran-Central, de Khorrin à Varamin, d’Adelabad à Shiraz, de Zahedan (hommes et femmes), de Mashhad, de Tabriz, d’Urmia et bien d’autres. La campagne continue de mettre en lumière le sort des prisonniers et d’exiger des comptes du régime iranien.
La 97e semaine des « Mardis contre les exécutions » aura lieu le mardi 2 décembre 2025, réaffirmant la résistance inébranlable du mouvement contre les exécutions cautionnées par l’État.

