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La campagne des mardis contre les exécutions en Iran s’étend à 60 prisons pour sa 134e semaine

La campagne des mardis contre les exécutions en Iran s'étend à 60 prisons pour sa 134e semaine
Une prison à Téhéran, capitale de l’Iran

Des détenus de 60 prisons à travers l’Iran participent à la 134e semaine de la campagne des mardis « Non aux exécutions », selon un communiqué publié par les organisateurs de la campagne le mardi 18 août 2026.

Le communiqué rendait hommage aux prisonniers politiques tués lors du massacre de 1988 en Iran, qualifiant ces exécutions de crime contre l’humanité. Il citait le Dr Javaid Rehman, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, qui a qualifié le massacre de 1988 de « crime contre l’humanité » et a appelé à ce que les responsables ayant ordonné et perpétré ces tueries soient un jour traduits en justice.

La campagne a affirmé qu’elle réclamait justice pour les victimes du massacre de 1988 ainsi que pour toutes les personnes exécutées par les autorités iraniennes au cours des années suivantes.

39 prisonniers politiques exécutés depuis le début de l’année

Le communiqué a souligné l’exécution récente de Shahram Sadeghi, un prisonnier politique arrêté lors des manifestations de décembre 2025-janvier 2026, qui a été exécuté à Karaj la semaine dernière.

Il a également fait état de l’exécution récente de Mohammad « Cheragh » Afroukhteh à Zahedan. Selon la campagne, ces deux exécutions portent à au moins 39 le nombre de prisonniers politiques exécutés depuis le début de l’année 2026.

La campagne a averti que ce chiffre représente une menace grave pour de nombreux autres prisonniers, politiques ou non, actuellement sous le coup d’une condamnation à mort.

Appel à conditionner les relations avec l’Iran à l’arrêt des exécutions

Le communiqué a salué la déclaration de 32 pays appelant à un arrêt immédiat des exécutions en Iran. La campagne a exhorté ces gouvernements à aller plus loin en conditionnant toutes les relations diplomatiques et commerciales avec les autorités iraniennes à une cessation complète des exécutions.

« Nous, membres de la campagne « Les mardis non aux exécutions », appelons tous ces pays à conditionner l’ensemble de leurs relations diplomatiques et commerciales avec le régime iranien à l’arrêt total des exécutions », indique le communiqué.

La campagne a également appelé les défenseurs des droits humains et la communauté internationale à faire entendre la voix des condamnés à mort et à mener une action soutenue pour empêcher de nouvelles exécutions.

La prison de Gachsaran rejoint la campagne

La campagne a annoncé qu’un groupe de détenus de la prison de Gachsaran avait officiellement déclaré sa participation, portant à 60 le nombre d’établissements participants.

Les prisonniers observent une grève de la faim ce mardi, dans le cadre de la 134e semaine consécutive de la campagne. Parmi les établissements participants figurent la prison d’Evin à Téhéran, la prison de Ghezel Hesar, la prison centrale de Karaj, la prison du Grand Téhéran, la prison d’Adelabad à Chiraz, la prison de Sepidar à Ahvaz, ainsi que les prisons de Zahedan, Machhad, Ourmia, Sanandaj et celles de nombreuses autres villes du pays.

La campagne a affirmé que l’extension de cette grève de la faim hebdomadaire témoigne de l’opposition persistante, au sein des prisons iraniennes, au recours à la peine capitale.

Elle a appelé les gouvernements, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour mettre fin aux exécutions et protéger les prisonniers condamnés à mort.