
La campagne des mardis non aux exécutions en Iran célèbre sa 88e semaine
Le 30 septembre 2025, la 88e semaine de la campagne des mardis non aux exécutions en Iran s’est déroulée dans 52 prisons iraniennes. Des militants ont une fois de plus protesté contre le recours incessant à la peine de mort et les conditions de détention déplorables des prisonniers.

Dans une déclaration marquant cette semaine, la campagne a rendu hommage à Somayeh Rashidi, une prisonnière politique décédée faute de soins médicaux. La campagne a décrit sa mort comme « un élément de la politique d’exécutions lentes » des prisonniers et un avertissement sévère concernant les conditions de détention des détenus malades dans les prisons du pays, des prisonniers privés des droits humains les plus fondamentaux ». Elle a présenté ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
La déclaration a également condamné les récentes exécutions et condamnations à mort, notamment celle de Bahman Choubi Asl pour espionnage le 29 septembre 2025, ainsi que les condamnations à mort prononcées contre Hamed Validi, Nima Shahi et Peyman Farahavar. La campagne a qualifié ces décisions de « violations flagrantes des droits humains et d’outils d’oppression qui doivent cesser immédiatement ».
Mme Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme en Iran, a souligné les violations généralisées des droits des prisonniers en Iran, attirant l’attention de la communauté internationale sur la situation désastreuse. La campagne a souligné l’ampleur de la crise, soulignant que « 46 personnes ont été exécutées la semaine dernière, 190 au cours du mois de Shahrivar – un nombre sans précédent depuis 35 ans – et 871 au cours des six premiers mois de 1404 (depuis le 21 mars 2025) », dressant ainsi un « tableau horrible de la violation impitoyable des droits humains ».

La campagne des mardis non aux exécutions en Iran a réitéré son appel à l’arrêt immédiat des exécutions, appelant à la solidarité internationale avec les prisonniers : « Chaque acte de protestation contre une condamnation à mort est un pas vers l’arrêt de ce processus cruel. Nous appelons tous les opposants à la peine de mort à s’élever contre ces décisions inhumaines. » Le 30 septembre 2025, des grèves de la faim ont été menées simultanément dans 52 prisons du pays, dont celles d’Evin, de Qezel Hesar, de Karaj Central, du Grand Téhéran, de Qarchak et de Mashhad, entre autres, témoignant de la résilience et de l’engagement des militants dans la lutte contre les exécutions autorisées par l’État.
La campagne s’est conclue en soulignant que l’unité et la solidarité sont essentielles pour mettre fin à la machine d’exécution en Iran et en exprimant sa gratitude aux sympathisants du monde entier qui continuent de résister aux politiques inhumaines du régime.

