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Iran : plus de 51.500 décès dus au coronavirus dans 332 villes Mis à jour AU 13 Juin 2020, 18H00

• Rohani : Nous n’avons ni vaccin disponible, ni immunité de collective, nous sommes donc inquiets, et nous devons être vigilants.
• Le président de la faculté des sciences médicales d’Ahwaz : pour empêcher l’anxiété générale, le nombre de cas positifs au Khouzistan ne sera pas annoncé jusqu’à nouvel ordre. Il y a des préoccupations et le ministère de la Santé se doit de limiter certaines questions.
• La faculté de médecine du Kurdistan : si le non-respect des conseils sanitaires se poursuit, le mois de juillet sera un mois de deuil pour le Kurdistan. Jeudi, l’hôpital Tohid a atteint sa pleine capacité, ce qui montre une poussée exponentielle de la maladie à Sanandaj et dans le Kurdistan.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé dans l’après-midi du 13 juin 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus dans 332 villes d’Iran a dépassé les 51.500. Le nombre de décès dans les provinces de Téhéran a atteint 10.690, de Khouzistan 4185, de Khorassan-Razavi 3205, de Sistan-Baloutchistan 1915, de Lorestan 1740, d’Azerbaïdjan occidental 1425 et du Kurdistan 1045.

Aujourd’hui, au centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC), Rohani a reconnu la situation critique dans plusieurs provinces : « Nous sommes au premier pic de l’épidémie dans certaines provinces. Dans certaines, nous avons dépassé le premier pic (…) Les prévisions indiquent que d’autres provinces attendent leur tour (…) Dans le pays, à l’exception de quelques villes, nous n’avons pas encore atteint un point où 60 à 65 % de la population a contracté le virus et l’a surmonté. Nous n’avons pas de vaccin disponible, et il n’existe pas d’immunité collective, nous sommes donc inquiets et nous devons être vigilants. » Malgré ses mensonges habituels, Rohani a implicitement reconnu le manque d’installations médicales, déclarant : « Partout dans le monde, même dans les pays avancés, les lits, les unités de soins intensifs et les installations sont limités en termes de médecins et d’infirmières, il y a des restrictions partout, il faut donc tenir compte de la limitation. Faisons-en sorte que chaque province qui entre dans la période de pointe la traverse avec calme et cohésion, en évitant un pic brutal qui causerait des problèmes et frustrerait tout le monde. » Une fois de plus, il a imputé sans vergogne la responsabilité de l’épidémie à la population : « La population a respecté les protocoles sanitaires jusqu’à 80 % jusqu’au 19 mai (fin d’Ordibehesht, le deuxième mois du calendrier persan, simultanément à l’obligation de reprendre le travail), mais à la première semaine de juin, c’est descendu à 20 %. » Il a ensuite menacé : « Sans coopération, la santé publique sera compromise, et nous devrons réimposer des restrictions. »

A Téhéran, Alirea Zali, le président du CNLC a déclaré au site Eghtessad 24 aujourd’hui : « Sur les patients qui se sont présentés dans les hôpitaux ces dernières 24 heures, 5% ont été hospitalisés, contre 3,5 % auparavant. » Il a mis en avant « la vétusté des équipements et les carences dans le domaine des hospitalisations » et s’est inquiété de l’épuisement du personnel médical et soignant en raison de la persistance de la maladie.

Dans la province de Khouzistan, le président de la faculté des sciences médicales d’Ahwaz a déclaré au site Serat hier : « pour empêcher l’anxiété générale, le nombre de cas positifs au Khouzistan ne sera pas annoncé jusqu’à nouvel ordre (…) Il y a des préoccupations et le ministère de la Santé se doit de limiter certaines questions. » Le porte-parole du centre de gestion du coronavirus du Khouzistan a déclaré au site Tabnak aujourd’hui : « en raison de l’augmentation de la maladie (…) l’ensemble des hôpitaux consacrent leurs capacités à l’accueil des malades du Covid-19. »

Au Kurdistan, le vice-président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence Tasnim de la Force Qods hier : « si le non-respect des conseils sanitaires se poursuit (…) le mois de juillet sera un mois de deuil pour le Kurdistan. Jeudi, l’hôpital Tohid a atteint sa pleine capacité, ce qui montre une poussée exponentielle de la maladie à Sanandaj et dans le Kurdistan. » Le président de cette faculté a dit de son côté à l’agence Isna aujourd’hui : « Jeudi, l’hôpital Tohid a atteint sa pleine capacité, ce qui montre une poussée exponentielle de la maladie à Sanandaj et au Kurdistan. »

L’agence de la radiotélévision a cité aujourd’hui le président de la faculté des sciences médicales de la ville de Kermanchah disant que « le nombre d’hospitalisations a doublé ces deux dernières semaines ». La même agence a cité également le gouvernement de la province éponyme disant : « notre province vient après le Khouzistan en terme d’augmentation de cas positifs. C’est pour nous un signe alarmant et cela va couter énormément d’argent. »

Selon l’agence Mehr d’hier, le président de la faculté des sciences médicales de la province de Lorestan a annoncé qu’en « moyenne, 200 nouveaux cas viennent s’ajouter chaque jour aux malades du coronavirus dans la province. Le nombre de morts augmentera à mesure que la maladie progressera. »

Le vice-gouverneur de l’Azerbaïdjan oriental a indiqué à l’agence Irna aujourd’hui que « l’augmentation du nombre de cas hospitalisés et de patients gravement malades depuis la semaine dernière est préoccupante, et si cela continue, nous n’aurons d’autre choix que d’appliquer des restrictions sociales et économiques. » Le président de la faculté des sciences médicales de Maragheh a confié à la même agence aujourd’hui que « ces deux dernières semaines, le nombre de cas positifs dans cette ville a augmenté, et c’est un sérieux avertissement. »

Le chef du complexe éducatif et médical de Bandar Abbas, dans la province de Hormozgan, a déclaré hier à l’agence Irna que « la montée des cas positifs a plongé le système sanitaire dans une crise aiguë et nous avons toujours besoin d’augmenter les lits spéciaux (…) Les chiffres des malades montent comme une flèche et nous avons eu des morts dans la province, dont certains n’avaient aucun antécédent médical et c’est franchement alarmant.»

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 juin 2020

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