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Iran : plus de 50.000 décès dus au coronavirus dans 325 villes

· Le vice-ministre de la Santé : si nous sommes négligents, le nombre de victimes pourra atteindre les 200.000 à 300.000

· Asr-Iran : le coronavirus fait plus de victimes en Iran que la guerre imposée, mais sans fracas, et c’est pour ça que nous sommes induits en erreur. Nous sommes entrés dans la deuxième vague de Covid-19, et davantage de décès s’annoncent, plus qu’à la guerre.

· Maryam Radjavi : il était possible d’éviter la perte de vies humaines dans ces dimensions. Les chiffres des décès dus au Covid-19 en Iran ne sont comparables à aucun de ceux des pays du Moyen-Orient. Khamenei et Rohani sont directement responsables du nombre croissant de victimes et doivent rendre des comptes.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé dans l’après-midi du 7 juin 2020, que le nombre de décès dus au coronavirus dans les 325 villes d’Iran avait passé la barre des 50 000. Le nombre de décès dans les provinces de Khouzistan est de 4015, de Sistan-Baloutchistan 1705, d’Alborz de 1685, de Kermanchah 1215, de Kurdistan 985 et de Hormozgan 285. À Téhéran, le nombre de victimes a définitivement dépassé les 10.400.

Le vice-ministre de la Santé du régime, Iraj Harirchi, a déclaré à la chaine TV régional Aflak à Khoramabad hier que « ne pensons pas que le bilan de 5 000, 8000 ou 9000 morts, bien que chacun d’entre eux soit important, [est élevé], et si nous sommes négligents, malheureusement, [nous atteindrons] des chiffres de 10 000, 15 000 et Dieu nous en garde, le nombre peut atteindre deux ou trois cent mille.»

Le nombre de morts est si élevé que le site officiel Asr-e-Iran écrivait hier : « le coronavirus a fait plus de victimes en Iran que la guerre imposée [Iran-Irak], mais sans fracas, et c’est pour ça que nous sommes induits en erreur (…) Ils ont ramené toutes les activités à la normale et répètent pour avoir quelque chose à dire, la phrase cliché « respecter les protocoles de santé », comme si le virus avait peur de ces mots (…) Nous sommes entrés dans la seconde vague de coronavirus et davantage de morts s’annoncent, plus que dans une guerre. »

A Téhéran, Alireza Zali le chef du Centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC) a déclaré à l’agence Mehr hier : « Le nombre de cas positifs à Téhéran a atteint 12% au cours des dernières 24 heures, il était de 10% hier, et nous constatons une augmentation de 2%. »

Dans la province de Kermanchah, le gouverneur a confirmé aujourd’hui à l’agence ISNA que le second pic est en cours, « pire que le premier ».

Dans la province de Khouzistan, selon l’agence Fars hier, le porte-parole de la faculté des sciences médicales d’Ahwaz a rapporté 875 nouveaux cas en 24 heures, avant de préciser que « l’ensemble des cas positifs a atteint les 19.081 ». Il s’agit du chiffre le plus élevé en 24 heures.

Dans la province de Kerman, le président de la faculté des sciences médicales de Jiroft a l’agence Tasnim de la force Qods hier : « Les services de santé et les soins médicaux dans le sud de Kerman sont insuffisants. Depuis un mois, le nombre de personnes infectées a augmenté. Hier, 67 personnes supplémentaires ont été testées positives dans le sud de Kerman. »

Dans la province de Hormozgan, le gouverneur n’a pas caché son inquiétude de voir tous les lits d’hôpitaux occupés et les services de soins intensifs saturés. Il a confié au site Serat aujourd’hui que « malheureusement, c’est le cas à Bandar Abbas ».

Au Kurdistan, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence Mehr hier que « l’épidémie du coronavirus dans toute la province, en particulier dans les villes de Sanandaj et de Qorveh, est extrêmement préoccupante. La ville de Sanandaj est entrée dans le deuxième pic de la maladie et dans les circonstances actuelles, la situation à Sanandaj peut être qualifiée de grave. »

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré à propos du nombre dramatique et regrettable de décès qui a passé la barre des 50.000 : cette catastrophe était évitable, tout comme la perte de vies humaines dans ces dimensions. Les chiffres des décès dus au Covid-19 en Iran, même si l’on s’en tient aux chiffres officiels, ne sont comparables à aucun de ceux des pays du Moyen-Orient dont les infrastructures et fondations économiques et sociales sont souvent beaucoup plus faibles que l’Iran.

Mme Radjavi a ajouté : Khamenei et Rohani sont directement responsables du nombre croissant de victimes et doivent rendre des comptes. Au lieu de verser pendant quelques mois des salaires aux travailleurs et aux gens démunis, en puisant dans les fonds des cartels sous contrôle de Khamenei et des pasdarans, ils les ont renvoyés au travail et à l’abattoir du coronavirus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 7 juin 2020

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