vendredi, janvier 27, 2023
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Iran : plus de 49.800 décès dus au coronavirus dans 325 villes

 A Dezfoul, 100 membres du personnel médical et soignant, dont 12 médecins, ont contracté le coronavirus
 Un membre du comité de lutte contre le coronavirus : environ 20% de la population iranienne a contracté ce virus et au moins 40 à 70% de toute la population l’attrapera
 Rohani : « Ce n’est pas la bonne chose à faire quand les contre-révolutionnaires propagent continuellement que tout devrait être verrouillé et que certains de nos médias qui manquent de contenu, répètent leurs appels de la veille. Dire des choses comme « le deuxième ou le troisième pic a commencé » entrainera le chaos. Nous ne devons pas provoquer l’anxiété et l’inquiétude des gens. »

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran a annoncé dans l’après-midi du 6 juin 2020, que les décès dus au coronavirus dans 325 villes d’Iran ont dépassé les 49.800. Le nombre de décès dans les provinces de Khouzistan est de 3965, de Khorassan Razavi 3135, d’Azerbaïdjan oriental 1690, de Sistan-Baloutchistan 1685, de Kermanchah 1195, de Kerman 590, de Khorassan du Nord 559 et de Hormozgan 273.

Alors que l’épidémie fait chaque jour davantage de victimes dans tout le pays, aujourd’hui Hassan Rohani a prononcé ses mensonges habituels au centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC) : dans le domaine scientifique et de la recherche « dans la région et le monde musulman, nous sommes au premier rang (…) et aujourd’hui de très nombreux Iraniens et non Iraniens attendent de pouvoir se faire soigner en Iran. » En même temps, il a dû reconnaitre que « c’est une longue épidémie et nous ne savons pas clairement et précisément quand elle se terminera ». Cependant, pour dissimuler le rôle criminel du régime dans le retour au travail, il a immédiatement déclaré que « les rassemblements communautaires tels que les mariages, les funérailles et les rassemblements tribaux et ethniques » sont à blâmer, ajoutant : « Ce n’est pas la bonne chose à faire lorsque les contre-révolutionnaires propagent constamment que tout devrait être verrouillé et que certains de nos médias qui manquent de contenu, répètent leurs appels de la veille. » Il a ajouté : « Nous ne devrions pas provoquer l’anxiété et l’inquiétude des gens en disant que le deuxième et le troisième pic sont là. »

De son côté, Minou Mohraz, membre du CNLC, a déclaré aujourd’hui au site Khabar Fori : « Actuellement, environ 20 % de la population totale de notre pays a contracté ce virus, et selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins 40 à 70 % de la population attrapera cette maladie. »

Alireza Zali, le chef du CNLC à Téhéran, a déclaré hier à l’agence de presse Daneshjou : « Il est certain qu’une nouvelle vague de coronavirus est en train de se former à Téhéran. Ces dernières 24 heures, le nombre de patients ambulatoires et de patients hospitalisés a augmenté respectivement de 7,9 et 10,1 %. La comparaison avec les chiffres des jours précédents montre une augmentation des cas positifs. »

Selon le quotidien Resalat du 6 juin, le président de la faculté des sciences médicales d’Abadan au Khouzistan a fait état de 107 nouveaux cas positifs en 24 heures. De même, hier, selon l’agence Fars, affiliée aux pasdarans, un porte-parole de la faculté des sciences médicales d’Ahwaz a fait état de 782 nouveaux cas positifs en 24 heures. Par ailleurs, l’agence de la radiotélévision a cité le vice-président de la faculté des sciences médicales de Dezfoul qui a déclaré : « 100 membres du personnel soignant et médical sous la supervision de la faculté des sciences médicales de Dezfoul ont été contaminé par le Covid-19. Douze d’entre eux sont des médecins. »

Hier, l’agence FARS a rapporté que dans l’Hormozgan, l’épidémie se propage chaque jour davantage. Le président de la faculté des sciences médicales de la province a déclaré : « 333 nouveaux cas ont été ajoutés aux patients atteints de coronavirus dans le Hormozgan, ce qui porte le nombre total à 5 019 (…) Malheureusement, neuf personnes atteintes de coronavirus sont mortes dans le Hormozgan aujourd’hui, dont deux hommes (de 38 et 34 ans) et une femme de 25 ans qui n’avait pas de maladie antérieure. » L’agence de presse IMNA a cité un membre du Conseil islamique de Bandar Abbas qui a déclaré : « Les infections au coronavirus à Bandar Abbas ont augmenté plusieurs fois en deux semaines, et si la situation continue comme cela, les installations de la ville ne seront plus en mesure de répondre et de contrôler la situation actuelle. La culpabilité des responsables s’alourdit lorsqu’ils imputent l’augmentation des décès et des infections à la négligence de la population, alors qu’ils n’ont pris aucune mesure efficace pour faire face à la propagation de la maladie. » Hier, l’agence Tasnim de la force Qods, a fait état d’une augmentation de 200 % du nombre de patients sur l’île de Qeshm et a écrit : « Bandar-e Jask sera soumis à de sévères restrictions en raison du coronavirus à partir du samedi 6 juin. »
En Azerbaïdjan occidental, l’agence Mehr a cité le président de la faculté des sciences médicales qui a déclaré hier : « En identifiant 303 nouveaux cas positifs en un jour, la province a établi un record. Lors du deuxième pic, les chiffres ont augmenté, et les patients qui arrivaient étaient dans un état pire que ceux du premier pic ; davantage de personnes avaient besoin de services de soins intensifs. Parmi les villes en rouge figurent Sardacht, Oroumieh, Mahabad, Miandoab, Salmas et Khoy. »

Le quotidien Aftab-Yazd, critiquant aujourd’hui Rohani et ses responsables, a écrit : « Comme dans les cas et problèmes précédents, les gens sont blâmés et interrogés sur les raisons pour lesquelles ils n’ont pas observé de distanciation sociale ou pourquoi ils sont descendus dans la rue. Mais, personne ne dit pourquoi le confinement a été levé si tôt ? S’il était nécessaire pour les pauvres et les groupes à faibles revenus de mettre fin à la quarantaine, le gouvernement n’aurait-il pas pu aider ces groupes pendant trois ou quatre mois ? »

Il convient de mentionner que Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a réitéré le 29 mai : les frais de subsistance des travailleurs et des personnes démunies auraient pu être facilement pris en charge par les grandes institutions économiques et financières sous le contrôle de Khamenei et des gardiens de la révolution afin qu’ils n’aient pas besoin d’aller travailler pendant quelques mois et ne soient pas envoyés à l’abattoir du coronavirus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 juin 2020

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