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Iran : Inondations et glissements de terrain ravagent la province du Gilan

Iran : Inondations et glissements de terrain ravagent la province du Gilan
Une route inondée dans le nord de l’Iran coupe l’accès aux villages voisins — 22 mars 2025

Des pluies incessantes depuis le 20 mars 2025 ont provoqué des inondations et des glissements de terrain catastrophiques dans la province du Gilan, dans le nord de l’Iran, révélant les conséquences dévastatrices de la négligence gouvernementale. La catastrophe, qui a atteint son pic le 22 mars, a frappé villes et régions rurales, isolant les communautés, détruisant les infrastructures et plongeant les habitants dans le chaos. Alors que le régime s’efforce de reprendre le contrôle du projet, le bilan qui s’alourdit révèle une réalité crue : l’incompétence et l’indifférence.

Dans les régions d’Ashkorat et de Rahimabad, les eaux de crue ont détruit des sections de la route Rahimabad-Eshkorat, coupant l’accès à plus de 20 villages. Deux personnes sont toujours portées disparues après que leur véhicule a été emporté près d’une rivière en crue – un incident à peine reconnu par les médias d’État. Dans les comtés de Siahkal et de Rudsar, quelque 200 routes rurales sont bloquées par des glissements de terrain et des inondations, bloquant des milliers de personnes. Le gouverneur du Gilan, Asadollah Abbasi, a admis : « Deux ponts ont été détruits et les voies de communication vers environ 200 villages sont coupées », une concession rare qui minimise l’effondrement général des connexions.

Rudsar a été le plus durement touché, avec des pannes de courant paralysant la ville tandis que les eaux de crue engloutissaient les quartiers. À Siahkal, des glissements de terrain ont enseveli des maisons sous la boue, mais les opérations de secours restent lentes, entravées par l’inaccessibilité des routes et la désorganisation de la réponse du régime. Rasht, la capitale provinciale, est sous le choc des rues submergées et des services perturbés. Un habitant se lamente : « L’eau est montée si vite et personne n’est venu à l’aide.» Les hameaux ruraux proches des montagnes de l’Alborz sont confrontés au même isolement, avec une électricité coupée et une aide rare.

La négligence persistante du régime en matière d’infrastructures a transformé la beauté naturelle du Gilan en un paysage de désespoir. Des décennies de mauvaise gestion ont laissé les routes fragiles, les systèmes de drainage inadéquats et les zones rurales sans défense face aux pluies saisonnières prévisibles. Alors que les médias d’État vantent les efforts de secours, la réalité – routes bloquées, citoyens disparus et vies brisées – dresse le tableau accablant d’un régime plus habile aux excuses qu’à l’action.