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Dénonciation des tortures médiévales dans les prisons du régime iranien

Dénonciation des tortures médiévales dans les prisons du régime iranien

CNRI – Selon les rapports, Ajab Gol Nour Zehi, un prisonnier Baloutche et résident d’Iranshahr dans la province du Sistan-Baloutchistan, a révélé dans un rapport une partie des tortures affreuses et médiévales qui lui sont infligées par les agents du gouvernement dans les prisons.

Il écrit dans une partie de son rapport :
« Ils m’ont impitoyablement soumis à la bastonnade avec des câbles sur la tête et la figure et sur le dos à tel point qu’après presque un an et demi, les marques de la flagellation avec les câbles peuvent être perçues sur mon corps.

« Dans les 20 premiers jours de mon arrestation, chaque jour, un certain nombre d’agents avec des armes me pendaient et me frappaient au même moment (avec du câble et des crosses de fusil) pendant plusieurs heures. Les coups avec les crosses de fusil ont causé sur mes jambes une fracture du tibia et ont y créé un trou dans des proportions telles qu’un doigt peut y tenir. Les traces des fractures sont toujours présentes sur mes jambes.

« Ils m’ont brutalement poignardé sur la plante des pieds et sur le côté gauche de l’abdomen, près de la vessie, et m’ont gravement blessé à tel point que les marques de blessures sont toujours présentes et évidentes.

« Ils voudraient me forcer à accepter la responsabilité d’un meurtre dont je ne savais rien.

« Une des tortures dont ils ont fait usage était d’agrafer mes oreilles. Ils ont agrafé mes deux oreilles, ce qui a causé du saignement sur les deux oreilles à la fois, et le sang a coulé sur mes épaules en direction vers ma poitrine. Je ne pouvais rien faire si ce n’était gémir et hurler.

« Lorsqu’ils n’ont obtenu aucun résultat de toutes ces tortures, ils ont enlevé mes vêtements et alors que j’étais complètement nu, ils ont commencé à me tourner en dérision.

« Ils ont brûlé 21 zones des parties sensibles de mon corps avec des briquets à tel enseigne que plein de pus sortent encore des plaies.

« J’ai perdu connaissance sous les tortures à plusieurs reprises et, chaque fois, ils apportaient une ambulance pour me réveiller et alors ils commençaient à me torturer à nouveau.

« Lorsque je n’avais pas confessé, ils m’ont transféré du bureau du renseignement d’Iranshahr vers le bureau du renseignement de Zahedan où j’ai été battu et torturé encore sur les mêmes blessures par les agents du système judiciaire et leur chef Mollashahi.

« Ils me pendaient tous les jours sous le soleil brûlant de 9 heures du matin à 14 heures et ces tourtures continuaient pendant une semaine. »

Ce prisonnier Baloutche a conclu son rapport en nommant quelques-uns d’entre ses tortionnaires dont le Pasdar (Gardien révolutionnaire) Akbari, chef du bureau du renseignement d’Iranshahr, et le Basiji (membre de la force de mobilisation) Omid Siah Khani et le Basiji Kalak et d’autres… et a appelé à la formation d’un tribunal public assisté par des représentants des organisations mondiales indépendantes des droits de l’homme et la presse internationale.

Il a également appelé à une rencontre avec le Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme en Iran, pour révéler ce qui lui est arrivé et pour montrer les marques des tortures inhumaines qui lui ont été infligées.