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Crise interne du régime iranien sur les sanctions imposées aux gardiens de la révolution

Crise interne du régime iranien sur les sanctions imposées aux gardiens de la révolution

CNRI – La crise interne du régime iranien au cours de la mise en oeuvre de l’accord mondial sur la lutte contre le blanchiment d’argent et l’imposition des sanctions sur le quartier général des gardiens révolutionnaires de gouvernement « Rohani » s’intensifie encore. Les membres du Parlement du régime en faveur de Khamenei ont décrit cet accord comme l’un des effets les plus destructeurs sur le régime des mollahs qui va à l’encontre de l’autorité du régime.

Mohammad Esmaeil Ahmadi, membre du Parlement du régime, a déclaré dans une interview à l’Agence de presse des gardiens de la révolution mardi 6 septembre : « Malheureusement, la signature du ministre de l’Économie est au bas du présent accord. Si l’on considère le contenu de cet accord, il devait penser à quelque chose d’autre quand il a signé l’accord. » Il a décrit cet accord mondial comme un « accord honteux et dangereux » et a ajouté : « la mise en oeuvre de cet accord aura des effets des plus destructeurs et le Parlement devrait rapidement intervenir et arrêter sa mise en œuvre et son exploitation ».

Amer Kaabi, un autre membre du Parlement du régime qui est aussi en faveur de Khamenei, tout en critiquant Rohani qui adhère au présent accord, décrit cet accord comme « violant l’autorité du régime et son honneur » et a déclaré qu’accepter cet accord c’est « accepter l’accord le plus honteux de l’histoire ». Il a affirmé que le Parlement devrait exclure cet accord et le déchirer.

Concernant la mise en oeuvre de l’accord mondial sur la lutte contre le blanchiment par le gouvernement Rohani et imposant des sanctions contre les banques et les sociétés appartenant aux gardiens de la révolution, un article paru dans l’Agence de presse des gardiens révolutionnaires affirme : « plus de 170 grandes entreprises et les organismes gouvernementaux sont dans la longue liste de sanctions américaines. En conséquence, nous verrons probablement tout ou la plupart de ces organisations et les entreprises étant sanctionné par les banques locales ».

Les gardiens de la révolution ont publié une liste des entreprises étant soumises à des sanctions par les États-Unis. Les noms des organismes tels que les gardiens de la révolution, Bassidj, le siège de Valérian, le ministère des Renseignements, le ministère de la Défense, la Radio & télévisions et le groupe de missiles de croisière sont également sur la liste.

En revanche, en réponse aux attaques de gardiens de la révolution et des soutiens de Khamenei qui considèrent cet accord comme une des conséquences de l’accord sur le nucléaire, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères affirme que « rejoindre le corps de blanchiment d’argent a été approuvé par le précédent gouvernement et le Parlement et n’a rien à voir avec l’accord sur le nucléaire. »

Aussi, le journal Kayhan de Khamenei, tout en exprimant sa crainte des conséquences de la mise en œuvre de l’accord mondial de lutte contre le blanchiment de capitaux ; l’a relié au grand rassemblement de la Résistance iranienne à Paris et a déclaré : « il n’est pas croyable que ce jeu, principalement celui des États-Unis, de l’OMPI/MEK et de l’Arabie saoudite, qui est suivie par certains de l’intérieur, ne soit qu’un jeu d’élection. Ils ont juste des problèmes avec la stabilité du système. »