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Contre la peine de mort en Iran, exposition à Aubervilliers

Ce fut un moment de pédagogie à l’Ecole Wangari Maathai, la semaine dernière à Aubervilliers, un moment pour se souvenir de l’Histoire méconnue et des valeurs oubliées. Un moment nécessaire en ces temps où l’extrémisme au nom de la religion continue à sévir.

L’exposition qui a été organisé en début octobre à Aubervilliers à l’initiative du « 93 au cœur de la République » et du « Comité de Soutien aux droits de l’Homme en Iran « (CSDHI), invitait le public à connaitre un épisode tragique de l’histoire contemporaine en Iran : le massacres de 30000 prisonniers politique en Iran par un régime extrémiste qui abuse et déforme l’islam.

Un rappel sur le combat qui dure depuis plus de trois décennie en Iran contre une théocratie intégriste et cruelle. Une occasion aussi de rappeler la nécessité de lutter contre la peine de mort alors que bientôt une journée internationale sera célebré pour cette cause.

De nombreux élus et élues et personnalités étaient présents à cette exposition, la sénatrice Evelyne Yonnet, la Maire d’Aubervilliers Meriem Derkaoui, des militants associatifs, des représentants du Conseil national de la Résistance iranienne.

Un appel qui est partagé dans l’intervention de la sénatrice Evelyne Yonnet

Intitulée « Les âmes volée », l’exposition a été accompagné, samedi après-midi, 1 octobre, d’interventions de personnalités

Boualem Benkhekouf maire adjoint d’Aubervilliers a rendu un hommage à Mouloud Anouit et à Jacques Salvator qui tous deux ont été de fervents fidèle de peuple iranien et de sa résistance.

Boualem Benkhekouf maire adjoint d’Aubervilliers

Fatima Yaou a dénoncé au nom de « 93 au cœur de la République » la répression et les conditions des femmes en Iran sous le régime des mollahs avant de lancer un appel :

« l’Europe et le monde doivent appeler à cesser les exécutions en Iran et que les responsables de ces crimes soient trainés devant la justice.

L’exécution massives des opposants di régime iranien démentent la modération du président Hassan Rohani.

Le 93 au Cœur de la République aux côtés du CSDHI, opposé fermement à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances et en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, châtiment injuste, inhumain et inefficace.

La France doit porter sa voix à l’échelle international et ne peux se taire face à ces atrocités et violations des droits humains »

Un appel qui est partagé dans l’intervention de la sénatrice Evelyne Yonnet qui s’est interrogée : On peut se poser des questions sur le « réveil iranien » alors que les responsables du massacre de 1988 sont toujours au pouvoir. » rappelant que l’on continue d’exécuter en Iran et ce pays détient le triste record du plus grand nombre d’exécution par nombre d’habitants dans le monde. Ajoutant: « il faut alerter les pouvoirs publics puisque nous approchons de la journée internationale contre la peine de mort le 10 octobre. »

L’ancien député-maire de Montreuil Jean-Pierre Brard a remercié le 93 au cœur de la république d’avoir accueilli la résistance iranienne dans Aubervilliers. Il a souligné sur le fait que le mouvement de la résistance iranienne est dirigé par une femme, Maryam Radjavi, qui se prononce clairement pour la liberté, la démocratie et l’abolition de la peine de mort.

L’ancien député-maire de Montreuil Jean-Pierre Brard

Cheikh Dahou Meskin co-président du comité des musulmans de France contre l’intégrisme et pour les ddroits de l’homme a pour sa part a souligné que le combat des Iraniens contre l’extrémisme et le même que les français et les européens. Il a insisté sur le fait que des personnes qui ont été au sein du régime avancent aujourd’hui le chiffre de 33700 prisonniers politiques exécutés en 1988.

Cheikh Dahou Meskin co-président du comité des musulmans de France

Behzad Naziri membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne a présenté un exposé très complet sur la responsabilité des dirigeants actuels du régime dans ces exécutions et a dénoncé la politique de complaisance en Occident à l’égard de l’établissement en Iran, des extrémistes qui ont agi au nom de l’Islam tout en la détournant. Le silence à l’égard des exactions du régime des mollahs a laissé le mal se développer dans la région et l’extrémiste se répandre.

Massoumeh Raouf lui-même ancienne prisonnière politique, dont le frère a été exécuté lors du massacre des prisonniers politiques iraniens en 1988 a apporté un témoignage émouvant sur l’injustice infligée aux familles de victimes.

Massoumeh Raouf ancienne prisonnière politique iranienne

Rappel des Fait

Il y a quelques semaines 25 personnes ont été exécutées pour confession contraire à celle des autorités en une seule journée, sans compter les prisonniers politiques qui connaissent le même sort. Les responsables de ces tueries sont les mêmes qui en 1988 ont exécutés plus de 30 0000 prisonniers politiques en l’espace de trois mois, dans l’impunité totale. Ce crime rebondit aujourd’hui suite à de nouvelles révélations qui seront exposées à l’exposition. Garder le silence face à ces crimes reviendrait à ignorer les valeurs reconnues de la démocratie et des droits de l’homme.