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Association International des Droits Humain pour les Femmes, demande une enquête sur le massacre des prisonniers politiques en Iran – Vidéo

Milichia Javedan, de l’Association International des Droits Humain pour les Femmes est intervenu cette semaine à l’ONU (Genève) pour demander une enquête sur le massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran.

Dans son intervention elle a déclaré :

Hier, le haut-commissaire des droits de l’Homme exprime sa préoccupation pour les situations déplorables des droits de l’Homme en Iran. Le haut-commissaire a souligné l’exécution continue d’un grand nombre de personnes en violation des droits des minorités ethniques et religieuses. Seulement pendant le mois d’août, 86 personnes ont été exécutées par le gouvernement iranien.

Une ONG demande une enquête sur le massacre des prisonniers politiques en Iran

Dont 25 étaient des prisonniers et des prisonniers de conscience kurdes. Le cinq août, le haut-commissaire a déploré les exécutions collectives en Iran. 4 jours plus tard, le 9 août un fichier audio a été publié et a révélé le contenu d’une réunion en 1988 menée par l’adjoint de Khomeiny à l’époque, l’ayatollah Montazeri. L’enregistrement audio a fait la lumière sur les détails d’un massacre sans précédent de prisonniers politiques à cause de la fatwa spécifique lancée par Khomeiny en 1988.

Montazeri était lui-même préoccupé par le rythme et la gravité des meurtres. La majorité des prisonniers politiques qui ont été massacrés dans tout le pays étaient des jeunes et des étudiants, des sympathisants du groupe d’opposition des moudjahidines du peuple. Ils ont été arrêtés au début des années 80 et avaient purgé leur peine de prison au moment de leurs exécutions soudaines.

Dans la fatwa de Khomeiny, il insistait pour que tout prisonnier qui est encore plus rigide dans leurs opinions politiques soit en inimitié avec Dieu et doit être mis à mort. La gravité de ces crimes constitue un crime contre l’humanité. Malheureusement jusqu’à aujourd’hui cet acte barbare a été laissé dans le silence et l’inaction de la communauté internationale. La publication de ce fichier est évidemment considérée comme un crime. Aujourd’hui plus que jamais nous exhortons le haut-commissaire du Conseil des droits de l’Homme et le Conseil de sécurité pour enquêter sur cette atrocité, merci Monsieur le Président.