vendredi, février 3, 2023
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Des ténors américains appellent à un examen rapide du statut de l’OMPI et à son retrait de la liste noire, exhortant à une protection américaine du camp d’Achraf


PRNewswire-USNewswire, Washington, 18 juillet  – (communiqué de la Communauté Irano-Américaine de la Californie du Nord) – Dans un symposium, coïncidant avec le premier anniversaire de la décision d’une cour d’appel fédérale des États-Unis en faveur du principal mouvement d’opposition iranien, les Moudjahidine du Peuple (OMPI), d’anciens hauts responsables du gouvernement américains ont appelé le département d’État à terminer rapidement son examen pour retirer le groupe de sa liste des Organisations terroristes étrangères (FTO).

Les intervenants issus des deux partis politiques américains ont exprimé leur consternation face à l’incapacité de l’administration à résoudre la crise humanitaire du camp d’Achraf, en Irak, qui abrite 3400 membres de l’OMPI et de leurs familles.

Le général Hugh Shelton, chef de l’état-major des armées (1997-2001), le général James T. Conway, commandant du corps des marines (2006-2010), le gouverneur Howard Dean, ancien président du parti démocrate, Louis Freeh, ancien directeur du FBI, Togo West Jr., ancien Secrétaire aux affaires des Vétérans, Ed Rendell, gouverneur de la Pennsylvanie (2003-2011), le Pr. Sarah Sewall, directrice des Opérations de riposte aux atrocités de masse à la Harvard Kennedy School of Government, ainsi que la Pr. Anita McBride, chef de cabinet de la Première Dame Laura Bush (2005-2009) sont intervenus à la conférence présidée par l’ambassadeur Mitchell Reiss, directeur politique du département d’État américain (2003-2005).

« Quelle que soit notre appartenance politique, cela n’a aucune importance aujourd’hui, car nous sommes unis, côte à côte, dans un effort pour aider à redresser un tort, radier l’OMPI de la liste noire et aider les personnes du camp d’Achraf », a déclaré l’ambassadeur Reiss dans ses remarques d’introduction.

Le général Shelton a souligné : « Le département d’État a échoué à fournir une quelconque information, classée ou déclassée, indiquant pourquoi l’OMPI aurait dû être inscrite sur la liste dès le départ. Par ailleurs, ils ont dépassé la semaine dernière le délai de 180 jours que leur avait donné la cour pour produire des preuves justifiant leurs raisons de placer l’OMPI sur la liste. C’est pourquoi je dis : Réveillez-vous au département d’État et retirez l’OMPI de la liste des organisations terroristes étrangères aujourd’hui ».

 « Nous ne devrions pas oublier que l’OMPI est la mieux organisée, c’est l’opposition la plus redoutable pour l’actuel régime iranien. Elle défie depuis 32 ans le premier État parrain du terrorisme dans le monde », a-t-il ajouté.

Le gouverneur Dean a pour sa part qualifié le massacre du 8 avril 2011 dans le camp d’Achraf par les forces irakiennes de crime de guerre. « Ce qui se profile devant nous est de loin un plus grand crime de guerre, c’est-à-dire le massacre de ce qui reste des 3400 résidents. Et il est très clair qu’on ne peut se fier, ni nous ni les résidents d’Achraf, à aucune assurance du gouvernement irakien.»

Faisant allusion à la très grande campagne menée récemment par le régime iranien et ses lobbys aux États-Unis pour éclipser le consensus croissant au Congrès américain et dans les cercles politiques sur la nécessité de radier immédiatement l’OMPI de la liste noire, le gouverneur Dean a déclaré : « Ces personnes ne sont pas des terroristes. Vous voyez dans les journaux les lobbyistes pro-iraniens affirmer qu’ils sont une secte, qu’ils sont ceci ou cela. Eh bien, tout d’abord, je ne pense pas que ce soit vrai, mais même si c’était le cas, est-ce que cela justifie le meurtre de sang-froid de personnes qui sont sous la protection américaine ? Je ne le pense pas. Cessons les insultes et la bêtise pour le voir tel quel. C’est un génocide, et nous ne le laisserons pas se produire ».
Le directeur Freeh a souligné : « L’OMPI … n’est pas un groupe terroriste. Pensez-vous ne serait-ce qu’un instant que des personnes comme celles de ce panel seraient ici s’il n’y avait même qu’une infime possibilité qu’il s’agisse d’une organisation terroriste étrangère ? A propos, nous gardons tous des contacts avec nos organismes et services. Personne n’est venu me voir, ni aucun de mes collègues des services actuels, pour me dire : Tu sais, je pense que tu ne devrais pas faire ça, c’est une organisation douteuse, c’est une organisation qui a des intentions ou des capacités terroristes. Ça ne s’est pas fait ».

Qualifiant de « déshonneur juridique absolu »la tactique du département d’État de faire trainer pendant un an la finalisation de son examen du statut de l’OMPI, l’ancien directeur du FBI s’est exclamé : « C’est une marche au ralenti qui ne mène nulle part, dans le but de contrarier les plaignants et de braver l’ordre de la cour ».

« Le fait qu’ils maintiennent cette organisation abusivement, sans aucune base juridique ni factuelle, sur la liste des organisations terroristes étrangères a donné au régime iranien et à ses agents à Bagdad un permis de tuer (…) L’indécision ici n’est plus juste une indécision. C’est malheureusement un moyen de faciliter au régime iranien, à travers ses agents à Bagdad, ses meurtres et ses massacres … », a-t-il ajouté.

L’ancien Secrétaire aux affaires des Vétérans, Togo West Jr., a déclaré qu’il attendait de la Secrétaire d’État « de faire ce qu’il convenait par rapport à la classification de l’OMPI et de sa radiation de la liste noire. Ceci n’est pas notre sujet. Notre sujet, c’est quand, dans combien de temps ? Quelle autre information supplémentaire doit être réexaminée ? Le Département d’État n’a même pas ecore répondu à la décision de la cour d’appel de l’an dernier. »

En ce qui concerne la terrible crise humanitaire imposée au camp d’Achraf, M. West a déclaré : « Je suis loin d’être certain de ce que notre gouvernement va faire au sujet du camp d’Achraf ; cela me préoccupe énormément  (…) Je suis d’accord avec ce qui a été dit concernant le désastre qui pointe si on les force à un déplacement à l’intérieur de l’Irak. Je suis d’accord avec le fait que les États-Unis continuent d’avoir une responsabilité là-dedans, et j’exhorte les États-Unis à coller à cette responsabilité ».

Pour le Dr. Sewall,  les agissements de l’armée irakienne dans le camp d’Achraf le 8 avril dernier sont « une atrocité de masse » et « un massacre de civils sans armes ». Elle a mis en garde : « Il existe un risque de crise humanitaire terrible d’ici la fin de l’année, à moins que nous soyons capable de rassembler la communauté internationale pour prendre ses responsabilités. Et là, je pense réellement que les États-Unis portent une responsabilité spécifique. Je ne pense pas que nous puissions, au mépris de la légalité, nous cacher derrière la souveraineté [irakienne] pour fuir l’obligation morale qui vient de l’histoire que nous avons eue avec le camp d’Achraf ».

Le général James Conway, ancien commandant du corps des Marines, a débuté ses remarques concernant l’OMPI et le camp d’Achraf en se fondant sur ses « propres observations et expériences » en tant que « seul membre du panel à avoir eu des responsabilités concrètes au sujet de leur sécurité ». «Étant donné que j’ai envoyé quelques uns de mes commandants à aller discuter avec ces personnes, étant donné que je m’y suis moi-même rendu, je peux dire que ces personnes ne sont pas des terroristes. Ils ne sont pas plus terroristes que les personnes présentes dans  ce panel (…) Nous avons demandé à ces personnes de déposer leurs armes. Ce sont les seules personnes en Irak à être désarmées. Et encore, elles se sont exécuté avec bonne volonté et ont fait ce que nous leur avions demandé », a-t-il déclaré.

« Maintenant, il me semble que les événements accablants [au camp d’Achraf] sont tels aujourd’hui, que nous devons reconsidérer notre posture nationale vis-à-vis des personnes résidant à Achraf et de l’OMPI en général (…) Et je dois vous dire que ce qui est arrivé récemment aurait dû soulever une indignation nationale ; malheureusement, je ne vois rien de tel », a ajouté le général Conway.

Le gouverneur Rendell a déclaré : « J’enverrai une lettre au Président Obama et à la Secrétaire d’État Clinton pour leur dire, premièrement, que les États-Unis sont moralement tenus de faire tout ce qu’ils peuvent pour assurer la sécurité des résidents du camp d’Achraf, et, deuxièmement, si le directeur Freeh, le général Shelton, le général Conway, le gouverneur Dean et les autres grands intervenants de ce panel affirment que l’OMPI est une force pour le bien et le meilleur espoir que nous ayons pour une troisième option en Iran, alors, bonté divine, retirons-la de la liste terroriste. Retirons-la de la liste terroriste ! »

« Le combat qui est mené pour délister l’OMPI, le combat pour protéger les résidents du camp d’Achraf, ce combat n’est pas seulement le leur. Ce n’est pas seulement votre combat. C’est également le combat de l’Amérique. Nos deux intérêts et nos deux valeurs sont inextricablement liés dans cette affaire. Aux résidents du camp d’Achraf, je dis que nous nous tenons à vos côtés, nous continuerons à travailler pour changer la politique américaine, et nous ne nous arrêterons pas avant d’avoir réussi », a déclaré l’Ambassadeur Reiss dans ses remarques de conclusion.

SOURCE : Communauté Irano-Américaine de la Californie du Nord

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