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Des sanctions sévères contre le régime en Iran au lieu de complaisance (un député britannique)

CNRI  – une conférence au parlement britannique intitulée « Le régime intégriste iranien : une menace croissante ». s’est déroulée au Parlement britannique le 7 décembre, un jour après la publication du rapport du Groupe d’études sur l’Irak aux Etats-Unis.

Plus de 25 parlementaires des trois principaux partis y ont pris la parole pour soutenir un plan proposé par le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran, qui traite de l’Iran et du Moyen-Orient.  Voici l’intervention du député Andrew Mackinlay :

Cher Lord Corbett et chers collègues, je me disais pendant que j’écoutais les différents orateurs, en particulier Lord Archer et Lord Slynn, à quel point cela pouvait être agaçant pour le gouvernement iranien de savoir que dans ce bâtiment, siège de notre démocratie qui a donné naissance a tant d’autres, ainsi qu’à des institutions parlementaires libres dans le monde, que des membres de tous les partis politiques du Royaume-Uni puissent se réunir, se rassembler afin de mettre sur pied la politique du gouvernement du Royaume-Uni de Sa Majesté alors que nous nous trouvons à un carrefour dans la crise au Moyen Orient.
 
Et bien entendu, nous le faisons parce que nous savons que notre gouvernement britannique est très réceptif à la pression parlementaire, aux points de vue des juristes distingués et qu’il sera attentif au message des médias libres. Cela doit aussi les agacer, et nous savons que c’est effectivement le cas, parce qu’ils vont tenter de contrarier le résultat de nos délibérations ici au parlement de Westminster. Ils tenteront de dissimuler notre message aux courageux Iraniens qui cherchent la vérité auprès de leurs compatriotes en exil en Europe et en Amérique de Nord et auprès des gens courageux qui luttent pour la liberté à la Cité d’Achraf, à qui nous adressons ce matin sans aucune gêne nos salutations et nos
meilleurs vœux pour leur combat.
 
Nous profitons également de l’occasion de cette réunion au parlement pour exprimer clairement que nous devons engager des poursuites judiciaires contre le régime iranien. C’est ce que nous faisons ici à notre réunion aujourd’hui. Nous le faisons dans les médias et nous nous joignons aux autres législateurs du monde, et particulièrement à ceux de l’Union européenne et d’Amérique du Nord, qui ont prévenu les personnes qui commettent ces violations atroces des droits humains en Iran et qui exportent la terreur dans le monde, que le jour du Jugement était proche.
 
Un des principes garantis depuis la deuxième Guerre mondiale est qu’il n’y a aucun refuge pour les auteurs de crimes, que ces violations aient été commises en Iran ou dans des pays arabes, qu’ils seront poursuivis, leurs atrocités portant la marque du régime iranien. Et nous porterons une attention particulière à cette occasion aux 120 000 exécutions ou plus d’hommes, de femmes et d’enfants iraniens, aux violations continues des droits humains, à l’emprisonnement injuste de personnes qui veulent exprimer leurs croyances politiques et religieuses de manière libre, et nous les condamnerons également pour la terreur et la mort qu’ils ont amenées au Liban, en Palestine et en Irak.
 
Nous appellerons également tous les gouvernements du monde qui auront l’intelligence de reconnaître que ces attentats à la bombe, meurtres et massacres ont été orchestrés ou exportés d’Iran par le régime iranien. En effet, nos propres ministres du Royaume-Uni ont ces deux dernières années, bien qu’avec une certaine hésitation que je regrette, décrit dans ce parlement le fait que des armes et des explosifs meurtriers avaient été utilisés en Irak et ailleurs au Liban et qu’ils provenaient d’Iran, et je parle ici des ministres des Affaires étrangères britanniques et de notre Premier ministre.
 
Mes amis, nous nous demandons alors ce que nous devons faire. Il faut que nos forces de coalition en Irak exposent tout ceci encore plus et expulsent les criminels. Nous devons renforcer le gouvernement irakien, assurer que l’intégrité territoriale de ce pays ne soit pas en danger et qu’il ne soit pas envahi par les agents du régime iranien. Le gouvernement irakien doit reconnaître ses responsabilités en vertu de la quatrième Convention de Genève, et protéger les gens non armés qui vivent à la Cité d’Achraf. En effet, nous attendons de la coalition qu’elle réaffirme cette obligation de protéger les habitants de la Cité d’Achraf et de répondre à la pétition signée par plus de 5 millions d’Irakiens de tous groupes religieux et ethniques qui ont demandé à leur gouvernement de protéger les habitants d’Achraf. Nous disons à nouveau au Haut commissariat des Nations Unies à Genève qu’ils ont l’obligation de réaffirmer la protection des habitants de la Cité d’Achraf. Nous appelons également le gouvernement du Royaume-Uni à entreprendre une action en accord avec ce qu’il a déclaré et nous voulons que des sanctions sévères soient imposées au régime iranien à la place de la politique de complaisance.
 
A mon avis, des contrôles plus importants et plus stricts des exportations doivent être appliqués au régime iranien.  Elles doivent faire l’objet d’enquêtes, afin de déceler qu’aucun usage double n’est possible et que les autorisations des utilisateurs finaux ne sont pas fausses. Nous rejoignons nos collègues de tout l’échiquier politique, les juristes distingués ici présents et qui soutiennent notre campagne parlementaire, pour retirer l’étiquette de la terreur qui a été aussi injustement appliquée au Moudjahidine du Peuple d’Iran. C’est non seulement injuste, mais c’est de la mauvaise politique. Cela renvoie un message erroné aux dirigeants de Téhéran qui exportent la mort, la destruction et les meurtres dans le monde. Nous attendons avec hâte le jour où le gouvernement britannique va entamer un dialogue avec le Conseil national de la Résistance iranienne et mettre un terme à cette politique d’apaisement absurde appliquée jusqu’à ce jour.
 
Mes chers amis, voici le message d’unité d’un grand nombre de parlementaires ici au Royaume-Uni qui se joignent à leurs frères et sœurs des parlements du monde entier. Nous tenterons de définir une politique pour le Royaume-Uni et l’Union européenne qui dictera de manière définitive que nous ne cèderons pas à la pression. Nous résisterons à votre politique d’exportation de l’intégrisme à l’Europe occidentale et au Moyen Orient, et nous attendons avec impatience le jour où nous pourrons recevoir le parlement libre de Téhéran égal à celui où nous formulons nos arguments ce matin.