CNRI – Selon le Guardian, les télégrammes américains récemment divulgués font du régime iranien un fauteur de troubles trompeur et un interventionniste à la recherche d’armes nucléaires. L’un des documents de l’ambassade américaine à Bagdad affirme que Téhéran utilise l’intimidation et la séduction contre les partis et les responsables irakiens, couplé de soutien économique, ainsi que d’une aide fatale aux milices chiites afin d’asseoir son influence en Irak.
Un autre document ajoute que la Jordanie, l’Egypte, et les principaux alliés arabes de Washington sont profondément hostiles au régime iranien.
Associated Press écrit que les documents dévoilent un signal d’alarme mondial sur l’aventurisme nucléaire du régime iranien.
Selon AP, les responsables en Jordanie et au Bahreïn veulent clairement mettre un terme au programme nucléaire des mollahs alors que les dirigeants d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et d’Égypte voient le régime comme une puissance nocive et une grave menace.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a estimé que ces fuites de documents constituaient le « 11 septembre de la diplomatie mondiale ».
L’AFP rapporte que de nombreux gouvernements pensent que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki est un agent du régime iranien.
Selon al-Sharqiya TV, un seul document, daté d’avril 2009, révèle qu’un cinquième de tous les Iraniens ayant demandé un visa pour l’Irak ont des liens potentiel avec les gardiens de la révolution ou le ministère du Renseignement des mollahs.
Selon l’AFP, un câble montre que le régime iranien a utilisé les ambulances de son Croissant-Rouge pour faire passer des armes et des agents au Liban.
Un document publié par le Guardian souligne les observations formulées par les autorités jordaniennes sur le régime iranien. Elles disent que renouer avec le régime iranien – sans qu’il cesse son soutien au terrorisme, mette fin à son programme nucléaire ou renonce à ses ambitions hégémoniques régionales – finira par renforcer les extrémistes arabes et affaiblir les modérés.
Les dirigeants jordaniens font valoir que la meilleure solution contre l’expansionnisme du régime iranien serait d’affaiblir l’extrémisme dans la rue arabe en favorisant la solution de deux Etats dans le conflit israélo-palestinien, de résoudre les différences entre les Arabes et Israël et de faire en sorte que la structure politique et de sécurité de l’Irak ne tombe pas dans la sphère d’influence du régime iranien après un retrait des forces américaines.

