mercredi, décembre 7, 2022
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Des preuves de l’usine secrète d’enrichissement d’uranium du régime iranien

Des preuves de l’usine secrète d’enrichissement d’uranium du régime iranienCNRI – Les secrets entourant le programme nucléaire du régime iranien ont fait l’objet d’un article du journaliste Con Coughlin publié dans le Daily Telegraph (édition du 7 avril). L’article fait référence à des découvertes qui révèlent que le régime iranien tentent de concevoir ce qui a été décrit comme un hémisphère en uranium enrichi, une construction qui est utilisée uniquement dans la conception d’armes atomiques. Téhéran a rusé de coopérer sur cette question. Voici ci-dessous l’article de Coughlin :

Les fonctionnaires des nations unies qui enquêtent sur le programme nucléaire iranien déclarent avoir trouver des preuves convaincantes attestant que les iraniens travaillent sur un projet secret d’enrichissement d’uranium qui n’a pas fait l’objet d’une annonce officielle.

Des soupçons ont levés après que des fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), qui est financée par l’ONU, se soient rendus au Pakistan à la fin de l’année dernière pour s’entretenir avec A. Q. Khan, l’expert en sciences de l’atome qui avait dirigé le développement réussi de l’arsenal militaire atomique du Pakistan.

L’on sait que Kahn a vendu  à Téhéran l’expertise technique pour développer une bombe atomique, ainsi que des composants essentiels –comme des équipements de pointe permettant l’enrichissement d’uranium. Au cours de l’entretien avec les inspecteurs de l’AIEA, Khan aurait révélé en détail les informations contenus dans le dossier transmis aux iraniens. Les inspecteurs ont comparé les informations apportées par Kahn avec les documents fournis jusqu’ici par les iraniens.

« Il existe un certain nombre d’incohérences frappantes entre ce que les iraniens nous disent et les informations UE L’AIEA a obtenue de Khan », a déclaré un diplomate très impliqué dans les négociations de l’AIEA avec Téhéran. « De ce fait, les inspecteurs de l’AIEA sont désormais convaincus que les iraniens ont un autre projet de recyclage et d’enrichissement à petite échelle et qu’ils dissimulent au reste du monde ».

Les experts de l’AIEA essayent d’établir si l’Iran possède ce qu’ils appellent des installations d’enrichissement nucléaire parallèles, qu’ils soupçonnent d’être développés dans des bases militaires fermées. Tout autour du pays.

La crise diplomatique actuelle sur les activités d’enrichissement nucléaire de l’Iran se focalise sur l’usine de recyclage d’Ispahan, et sur le centre de retraitement de Natanz. L’existence de la dernière installation, qui aura bientôt la capacité d’enrichir de l’uranium de qualité militaire, était inconnue jusqu’à ce qu’en 2003 des exilés iraniens révèlent son emplacement.

Conçus pour effectuer l’enrichissement nucléaire à échelle industrielle, ces deux installations ont fait l’objet d’un recueil d’information par les inspecteurs de l’AIEA. Elles seraient des cibles faciles à atteindre en cas d’action militaire, si la crise entre Téhéran et le Conseil de Sécurité de l’ONU devait s’envenimer.

Les fonctionnaires de l’ONU  pensent que les iraniens ont mis en place un projet parallèle d’enrichissement qui leur permettrait de poursuivre leur activité d’enrichissement d’uranium au cas où des frappes mettaient militaires hors service leurs autres installations.

La découverte dans un site inconnu d’une installation capable de produire du « sel vert » a levé les soupçons. Concernant certains aspects de leur programme nucléaire, les responsables iraniens avaient par inadvertance transmis aux inspecteurs de l’AIEA un document concernant la production de cette installation.

Le sel vert est identique à de l’uranium qui a été partiellement retraité pour obtenir un matériau de qualité militaire. Aucune explication satisfaisante n’a été fournie par l’Organisation iranienne de Energie Atomique à propos de cette production.

La seconde découverte qui a provoqué la consternation de l’AIEA a été plusieurs dessins montrant que les iraniens essaient de construire ce qui a été décrit comme un hémisphère en uranium enrichi, une construction utilisée uniquement dans la conception d’armes atomiques. L’Iran a refusé de remettre les dessins.

« Tout cela s’intègre dans un modèle de comportement qui suggère que les Iraniens ont quelque chose à cacher » a déclaré un haut diplomate attaché au siège de l’AIEA à Vienne.

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