CNRI Les secrets entourant le programme nucléaire du régime iranien ont fait lobjet dun article du journaliste Con Coughlin publié dans le Daily Telegraph (édition du 7 avril). Larticle fait référence à des découvertes qui révèlent que le régime iranien tentent de concevoir ce qui a été décrit comme un hémisphère en uranium enrichi, une construction qui est utilisée uniquement dans la conception darmes atomiques. Téhéran a rusé de coopérer sur cette question. Voici ci-dessous larticle de Coughlin :
Les fonctionnaires des nations unies qui enquêtent sur le programme nucléaire iranien déclarent avoir trouver des preuves convaincantes attestant que les iraniens travaillent sur un projet secret denrichissement duranium qui na pas fait lobjet dune annonce officielle.
Des soupçons ont levés après que des fonctionnaires de lAgence Internationale de lEnergie Atomique (AIEA), qui est financée par lONU, se soient rendus au Pakistan à la fin de lannée dernière pour sentretenir avec A. Q. Khan, lexpert en sciences de latome qui avait dirigé le développement réussi de larsenal militaire atomique du Pakistan.
Lon sait que Kahn a vendu à Téhéran lexpertise technique pour développer une bombe atomique, ainsi que des composants essentiels comme des équipements de pointe permettant lenrichissement duranium. Au cours de lentretien avec les inspecteurs de lAIEA, Khan aurait révélé en détail les informations contenus dans le dossier transmis aux iraniens. Les inspecteurs ont comparé les informations apportées par Kahn avec les documents fournis jusquici par les iraniens.
« Il existe un certain nombre dincohérences frappantes entre ce que les iraniens nous disent et les informations UE LAIEA a obtenue de Khan », a déclaré un diplomate très impliqué dans les négociations de lAIEA avec Téhéran. « De ce fait, les inspecteurs de lAIEA sont désormais convaincus que les iraniens ont un autre projet de recyclage et denrichissement à petite échelle et quils dissimulent au reste du monde ».
Les experts de lAIEA essayent détablir si lIran possède ce quils appellent des installations denrichissement nucléaire parallèles, quils soupçonnent dêtre développés dans des bases militaires fermées. Tout autour du pays.
La crise diplomatique actuelle sur les activités denrichissement nucléaire de lIran se focalise sur lusine de recyclage dIspahan, et sur le centre de retraitement de Natanz. Lexistence de la dernière installation, qui aura bientôt la capacité denrichir de luranium de qualité militaire, était inconnue jusquà ce quen 2003 des exilés iraniens révèlent son emplacement.
Conçus pour effectuer lenrichissement nucléaire à échelle industrielle, ces deux installations ont fait lobjet dun recueil dinformation par les inspecteurs de lAIEA. Elles seraient des cibles faciles à atteindre en cas daction militaire, si la crise entre Téhéran et le Conseil de Sécurité de lONU devait senvenimer.
Les fonctionnaires de lONU pensent que les iraniens ont mis en place un projet parallèle denrichissement qui leur permettrait de poursuivre leur activité denrichissement duranium au cas où des frappes mettaient militaires hors service leurs autres installations.
La découverte dans un site inconnu dune installation capable de produire du « sel vert » a levé les soupçons. Concernant certains aspects de leur programme nucléaire, les responsables iraniens avaient par inadvertance transmis aux inspecteurs de lAIEA un document concernant la production de cette installation.
Le sel vert est identique à de luranium qui a été partiellement retraité pour obtenir un matériau de qualité militaire. Aucune explication satisfaisante na été fournie par lOrganisation iranienne de Energie Atomique à propos de cette production.
La seconde découverte qui a provoqué la consternation de lAIEA a été plusieurs dessins montrant que les iraniens essaient de construire ce qui a été décrit comme un hémisphère en uranium enrichi, une construction utilisée uniquement dans la conception darmes atomiques. LIran a refusé de remettre les dessins.
« Tout cela sintègre dans un modèle de comportement qui suggère que les Iraniens ont quelque chose à cacher » a déclaré un haut diplomate attaché au siège de l’AIEA à Vienne.

