lundi, novembre 28, 2022
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Des politiques européens demandent à l’UE et l’ONU d’attaquer le régime iranien concernant les abus des droits humains

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Ils ont également demandé une enquête sur le massacre de l’OMPI en 1988

Un séminaire sur la situation des droits de l’Homme en Iran à la suite du soulèvement de décembre dernier a eu lieu à Genève mardi. De nombreuses figures politiques et des droits humains venant du monde entier ont assisté à ce séminaire, dont le coordinateur pour le « Campagne pour le changement en Iran », Struan Stevenson.

M. Stevenson, ancien membre du parlement européen, a expliqué que les manifestations anti-régime à travers 142 villes iraniennes ont été décrites par le régime iranien comme le fait de forces extérieur comme le groupe d’opposition basé à Paris, l’organisation des moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI). Ce qui a mené le président Hassan Rohani à demander au président Emmanuel Macron de prendre des mesures contre l’OMPI. Heureusement, le président Macron n’en a rien fait.

Cependant, M. Stevenson a critiqué la réponse aux protestations de la majorité des dirigeants européens, dont la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et de sécurité, Frederica Mogherini. Il l’a accusée d’ignorer les crimes commis par le régime iranien contre les dissidents et les citoyens en faveur d’une augmentation du commerce.

Il a souligné qu’il s’agit du même régime qui dépense des milliards pour soutenir le régime de Bachar el-Assad en Syrie, les milices sectaires en Irak, les cellules terroristes houthistes au Yémen et le Hezbollah libanais avec les fonds des Iraniens.

Le sénateur irlandais Gerry Horkan a exprimé son indignation que le Conseil des droits humains de l’UE qui a récemment permis au ministre de la Justice iranien, Seyyed Alireza Avaei, qui est sur la liste de surveillance de l’UE pour ses abus des droits humains. Il était également membre des commissions de la mort pendant le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988, principalement des membres de l’OMPI.

M. Horkan a déclaré : « Le monde a été témoin de la gestion barbare et hautement arbitraire des manifestants pacifiques par le régime pendant les manifestations en Iran. Les dirigeants du régime iranien jouissent d’une immunité dans les forums internationaux, notamment en ce qui concerne les droits humains. »

M. Horkan avait rejoint dans sa condamnation l’ancien ministre italien des Affaires étrangères, Julio Terzi, qui a demandé aux Nations Unies et au Conseil des droits de l’Homme de créer une commission internationale indépendante pour enquêter sur le massacre de 1988 et de retirer l’immunité des accusés.

Par ailleurs, il a mis en garde le régime iranien concernant plus de 8000 manifestants qui sont actuellement détenus dans les prisons iraniennes et qui doivent faire face à la peine de mort. Plus de 50 manifestants ont déjà été tués dans les rues par les autorités et au moins 12 autres ont été tués sous la torture en prison.

Une autre personne qui a fait cette mention est l’ancien responsable du bureau des droits humains pour les Nations Unies dans la mission d’assistance pour l’Irak, le Dr Tahar Boumedra. M. Boumedra a rendu hommage à Mme Asma Jahangir, la rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les droits humains en Iran, qui est décédée le mois dernier peu après avoir documenté des informations concernant le massacre de 1988.

Le membre du parlement italien Akkad Nikola Serassi a également rendu hommage à Mme Jahangir et a conseillé à l’ONU de renouveler son mandat et de désigner sans attendre un nouveau rapporteur spécial pour continuer son travail.

Dans ses remarques de conclusion, Pervez Khazai, membre de l’association internationale des juristes en Norvège et un représentant du Conseil de la Résistance iranienne (CNRI) dans les pays nordiques, a remercié ces personnalités internationales de premier plan pour leurs efforts dans la défense des droits humains, notamment les droits des citoyens opposés au régime des mollahs.

Voici un groupe d’organisations non gouvernementales, dont celle qui a organisé le séminaire, présidé par Hanifa Khairi :

• France Liberté (Fondation Danielle Mitterrand)

• L’Association internationale pour les droits des femmes

• Le Parti radical antiviolence – Italie

• Le mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, MRAP

• L’Association mondiale pour le Développement de l’Education

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