mercredi, décembre 7, 2022
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Des politiciens et juristes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord appellent à soutenir l’OMPI au camp d’Achraf

Conférence du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord à Paris
 
Par Fabian Mahmoudi

Official Wire, 17 août – L’ « irrédentisme iranien » ainsi que la faim croissante de cet Etat pour le pouvoir et l’influence dans la région ne sont pas inconnus du monde, mais la gravité avec laquelle ce sujet est abordé dans la tempête démocratique en cours, a été la raison d’un rare rassemblement de politiciens du Moyen-Orient dans une conférence à Paris le 13 août. 

Les efforts de Téhéran pour prendre la direction idéologique du monde islamique a toujours représenté une menace pour cette région. Pour limiter les objections occidentales envers sa campagne hégémonique, conçue sous Khomeiny et menée à présent par Ahmadinejad, les Iraniens ont constamment utilisé trois tactiques complémentaires : la course à l’armement nucléaire, l’ingérence en Irak et dans la région ainsi que l’exportation du terrorisme d’État.
 
Les réactions des Etats régionaux à cette soif hégémonique ont largement oscillé ces dernières années, reflétant l’interaction complexe de l’économie et de la géopolitique.
 
Cependant, la tempête démocratique pour le changement dans la région a mobilisé un front contre l’expansionnisme de l’Iran. L’œil du cyclone défini lors de la Conférence retransmise par une télévision de l’opposition le 13 août, est le camp d’Achraf et l’OMPI.
 
Les participants comptaient des parlementaires, des personnalités politiques et religieuses ainsi que des juristes de 15 pays de l’ensemble du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord : l’Irak, la Palestine, la Jordanie, l’Iran, l’Egypte, l’Algérie, le Koweït, la Tunisie, le Maroc, le Liban, le Yémen, la Libye, l’Azerbaïdjan, l’Afghanistan et la Mauritanie.
 
L’ancien gouverneur et candidat à la présidence des Etats-Unis, M. Howard Dean figurait parmi les orateurs qui ont débattu de la perspective du printemps arabe et des menaces qui planent sur les jeunes mouvements de la région.
 
On y a également remarqué Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre algérien, Mme Anissa Boumediene, ancienne Première dame d’Algérie, l’honorable Cheikh Tayssir Al Tamimi, ancien juge suprême palestinien, les parlementaires palestiniens Ahmed Haza Nejat al-Astal, Saha Sabet, Neja El Ghavasemi, Nejat Bubekre, Ala Taghi, Ahmed Ayoholi et Abdolrahim Barham.
 
D’autres participants venaient de Jordanie, notamment l’ancien maire d’Amman et actuel député Madouh El Ayadi, ainsi que les parlementaires Monir Sober, Nariman Al-Roussan, Mohamed Al Haj, Meisser El Serdi, Vafa Bani Mostapha, Tamam Al Riati, Mohamed Al Davayemeh, Saleh Fowsi Derviche, Mohamed Al Ziare, Samih El Momeni, Jamal Issa Gave, Ali Zalayeen et  Samih Kharis, chef du Conseil de l’ordre jordanien. 
 

Les invités venant du Maroc se composaient des parlementaires Najima Tai Tai, Mostapha Joubran, Chavi Bel Asal et Ahmed Boulesri.
 
Des orateurs étaient venus d’Afghanistan, notamment, les parlementaires Chokrieh Peykan et Habibeh Danesh, le Dr Khosro Yousefzay du ministère de la Santé et Haji Allah Najiba Kaboli, fondateur du Parti National Participant Afghan et ancien parlementaire.
 
Pour les intervenants, la tempête pour un changement démocratique a influencé la détermination de la politique de chaque Etat de la région.

Parmi les autres orateurs figuraient le parlementaire koweitien Valid Tabataba’i, l’Egyptien Atif Labib Al-Najmi, président de l’Association de défense arabe, Reza Al Reza, chef de la délégation chiite jaafari d’Irak, Saber Rostam Khali, parlementaire d’Azerbaïdjan, et Amina Menat Al Mokhtar, Présidente de l’association des femmes chefs de familles de Mauritanie.
 
De très nombreux imams de Paris et d’Ile de France se fondaient aussi dans le public. On pouvait noter la présence de l’ayatollah Gandje’i, président de la commission de la liberté des cultes du CNRI.
 
L’invitée d’honneur était Maryam Radjavi, la dirigeante charismatique du CNRI, l’opposition iranienne en exil dont l’OMPI est le membre principal.
 
Mme Radjavi a souligné l’importance de trouver des solutions à la menace de l’intégrisme. Elle a déclaré que l’islam démocratique est l’antithèse la plus efficace de l’intégrisme islamique, car il prône la compassion, la considération et la coexistence pacifique, qui sont les messages véritables du Prophète Mohammad. L’islam est fondamentalement opposé à la répression et à la discrimination et soutient la démocratie et le libre choix.
 
Ayant abordé les interprétations de ce qu’elle appelle « l’islam authentique » et les versions détournées utilisées aujourd’hui en Iran, Mme Radjavi a expliqué les paramètres affectant la dynamique des événements qui déterminera un changement démocratique réussi dans la région, non affecté par la virulence de l’extrémisme de Téhéran, caractérisé par la misogynie et l’homophobie.
 

Elle a déclaré: Achraf est un exemple de relations établies entre des personnes croyant en un islam basé sur la confiance, la vérité, l’unité, l’égalité, l’amour et le sacrifice pour les autres. C’est exactement la raison pour laquelle les mollahs de Téhéran ont fait d’Achraf, qui est un source d’inspiration pour les femmes et la jeunesse iraniennes, la cible principale de leurs attaques. Ces deux dernières années, ils ont commis deux massacres contre des résidents d’Achraf et à présent, grâce à leur gouvernement fantoche en Irak, ils préparent le terrain à une nouvelle catastrophe humanitaire.
 
La sénatrice française Halima Boumediene, modératrice de la soirée, a souligné le rôle du camp d’Achraf dans les événements en Irak et au Moyen-Orient. Elle a estimé qu’Achraf n’est pas seulement un sujet de préoccupation pour tous les musulmans mais doit aussi être la priorité absolue de la Communauté internationale. La situation n’est pas du tout justifiée et les résidents ont besoin de paix et de liberté.
 
La parlementaire jordanien Nariman Al Roussan a déclaré: Nous nous sommes réunis sous un même toit, croyant en un islam pluraliste et tolérant, afin d’annoncer notre soutien à la cité qui a éclairé le chemin vers la tolérance durant les heures sombres, la cité d’Achraf. Nous sommes ici pour exiger que leurs droits soient protégés. Aujourd’hui, en Irak une minorité s’est détournée des valeurs arabes, obéissant à la dictature des mollahs en attaquant les résidents sans défense de ce camp. Nous nous trouvons face à des moments cruciaux : Alors que le jeune mouvement de la démocratie se propage à travers le Moyen-Orient, les mollahs iraniens attendent malicieusement de profiter de la faible résistance des mouvements en vue les détourner, sous le slogan: « La seule solution, c’est d’établir des républiques islamiques ». C’est là que, la solidarité collective avec Achraf est la clé pour un changement de régime en Iran et la solution rationnelle pour sauver la région.
 
Le recteur Khalil Merroun de la mosquée d’Evry a demandé à l’ONU de mettre pleinement en œuvre ses obligations concernant la sécurité des résidents du camp d’Achraf.
 
Le Dr Nejat Al Soltan, députée palestinienne, a déclaré: Moi et ma délégation transmettons les salutations de notre peuple à Mme Radjavi, qui mène une lutte épique pour la démocratie. Nous sommes ici pour soutenir le soulèvement du peuple iranien pour un Iran libre et démocratique ainsi que pour saluer la résistance courageuse des résidents d’Achraf, foyer d’espoir du peuple, dans les situations difficiles. Leur seul crime a été de défendre la liberté et la démocratie face à la tyrannie et au fascisme. Nous demandons aux institutions internationales responsables comme le HCR de s’acquitter de leurs obligations légales en assurant la protection des résidents d’Achraf.
 
Tout en faisant de la dirigeante du CNRI « la dirigeante des terres d’Orient face à l’intégrisme », la parlementaire marocaine Najimeh Tai Tai a annoncé son soutien à l’opposition iranienne, l’OMPI, comme l’antithèse de l’intégrisme. Nous avons toujours pris nos distances des idéaux rétrogrades et extrémistes de l’intégrisme islamique, a-t-elle dit. Nous sommes consternés de savoir que la violence et la torture sont toujours infligées aux résidents du camp par les forces agressives. Achraf représente la détermination face à la tyrannie. C’est un trésor national de persévérance et de lutte épique contre les pendaisons, la répression et les lois illégales et inhumaines imposées à la population au nom de l’islam. Notre délégation insiste sur les droits des résidents du camp et demande à l’ONU d’assurer sa protection et de s’acquitter de ses obligations en vertu de la 4ème Convention de Genève. 
 

M. Valid Tabataba’i du Koweït, a souligné la situation explosive du Moyen-Orient pendant le printemps arabe : Nous savons qu’Achraf est le modèle d’une lutte contre un régime iranien tyrannique et malveillant. Nous connaissons la nature de ce régime et ses intentions. Cette nature est apparue lors de violentes interventions dans le massacre du peuple syrien. Les défenseurs de la liberté sont tués par des armes iraniennes et des voyous payés par l’Iran et venant d’Iran. En raison de l’importance d’Achraf, en tant que membres de l’Union Internationale des Parlements, demandons à l’ONU une intervention directe afin d’assurer la sécurité des résidents et demandons à Al-Maliki d’annuler l’ultimatum imposé au camp.
 
Pour conclure, la conférence a exhorté l’ONU et ses instances concernées à remplir leur responsabilité pour la sécurité du camp d’Achraf et empêcher de nouvelles pertes de vies.
 
Fabian Mahmoudi est chercheur, journaliste indépendant et spécialiste de l’Irak et de l’Iran

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