mardi, novembre 29, 2022
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Des juristes appellent à intervention de l’ONU pour arrêter les crimes des ayatollahs

Mme Parvin Abdi, M. Mostafa Naderi et le Dr Saleh RadjaviEFE (Espagne), Paris, 4 août – Le Comité international de juristes (CIJ) a demandé aujourd'hui à l'ONU d'intervenir de « toute urgence » en Iran contre le régime des ayatollahs responsable de l'exécution de 33.000 opposants politiques au cours d'une vague de répression en 1988, pour « arrêter l'exécution d’autres innocents ».

Mme Parvin Abdi, M. Mostafa Naderi et le Dr Saleh Radjavi

 

EFE (Espagne), Paris, 4 août – Le Comité international de juristes (CIJ) a demandé aujourd'hui à l'ONU d'intervenir de « toute urgence » en Iran contre le régime des ayatollahs responsable de l'exécution de 33.000 opposants politiques au cours d'une vague de répression en 1988, pour « arrêter l'exécution d’autres innocents ».

Le président du Comité d'aide aux victimes de la répression en Iran a déclaré lors d'une conférence de presse à Paris que c’était une tragédie. « Ils ont mis fin à la vie de ceux qui défendaient tout simplement leurs idéaux», et cette tendance se poursuit également aujourd’hui « tandis que les gouvernements occidentaux et la communauté internationale garde le silence ».

L'objectif du Comité est de mettre en œuvre la « justice internationale dans le cas de massacre » de milliers de prisonniers politiques dans les prisons en Iran qui ont été tués de manière délibérée et systématique.

Selon les organisateurs, en plus du président du CIJ, il y avait à la conférence de presse, quelques-unes des victimes de la répression de 1988 qui ont parlé « pour la première fois », appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à enquêter et à « appliquer la justice » dans cette affaire.

La sœur de l'une des personnes qui sont mortes en prison a déclaré que le corps de son parent, exécuté en 1988 après cinq années derrière les barreaux, « n’a toujours pas été retrouvé ».

En larmes, elle a dit que « les auteurs de ce génocide n'ont pas encore été jugés et font toujours ce qu’ils veulent ». Il y a beaucoup d'autres personnes comme elle qui souffrent de la disparition de leurs proches.

Un ancien prisonnier, Mostafa, a dit qu'il y avait initialement 12.000 personnes en prison avec lui quand il a été arrêté à 17 ans, mais que seules 250 ont survécu.

«Pendant les onze années où j'ai été emprisonné, je n’ai pas eu de visites familiales ou pu être libéré sous caution jusqu'à ma libération pour cause de grave maladie », a-t-il dit.

Mais ce qui fait souffrir Mostafa encore plus, c'est que « les membres supérieurs de la commission de la mort font désormais partie du gouvernement de l'Iran. » 

Le Dr. Radjavi, une autre victime de la répression, a ajouté qu'actuellement « il y a un nombre significatif d'Iraniens condamnés à mort pour avoir participé à des manifestations ».

Toutefois, « l'ONU n'est pas à intervenue et n'a rien fait pour empêcher une autre catastrophe humanitaire », a ajouté le médecin.
 
S’adressant également à la conférence de presse, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), le bras politique des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), a dit dans un message vidéo que « les gouvernements occidentaux ont choisi de garder le silence afin de protéger leurs intérêts économiques ».

Pour Mme Radjavi, qui a suggéré qu’un tribunal spécial soit mis en place pour faire face à ce cas de génocide, « les pouvoirs politiques et économiques » portent un certain degré de responsabilité dans le massacre de 1988.

« Nous avons besoin d'une réaction de la communauté internationale », a-t-elle dit.

Ahmad raouf, une des 30.000 victime du massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran

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