samedi, décembre 3, 2022
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Des exilés iraniens pas prêts à baisser les bras pour lever le blocus d’Achraf

Rassemblement à Paris le 22 mai 2009CNRI – Dans le cadre du mouvement international de la diaspora iranienne contre le blocus de la Cité d’Achraf en Irak, les manifestants se sont rassemblés une fois de plus vendredi devant l’ambassade d'Irak en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et devant la Maison Blanche à Washington, pour condamner l’intrusion de la police irakienne à Achraf cette semaine.

Rassemblement à Paris le 22 mai 2009CNRI – Dans le cadre du mouvement international de la diaspora iranienne contre le blocus de la Cité d’Achraf en Irak, les manifestants se sont rassemblés une fois de plus vendredi devant l’ambassade d'Irak en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et devant la Maison Blanche à Washington, pour condamner l’intrusion de la police irakienne à Achraf cette semaine.  

La Cité abrite près de 3400 membres de la principale opposition iranienne, l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

A Paris, Français et Iraniens se sont retrouvés comme à l’habitude à l’angle de la rue qui fait face à l’ambassade d’Irak à Paris. Banderole jaune appelant à la reconnaissance des droits d’Achraf, drapeaux iraniens frappé du Lion et du Soleil, drapeaux d’Achraf frappé du Phoenix, l’oiseau légendaire de la perse ancienne, justement celui qui renaît de ses cendres, toujours plus fort, toujours plus vaillant.

Paris, 22 mai 2009, Mehdi Sameh, dirigeant de l'organisation des Fedayines du peuple d'Iran au sein du Conseil national de la Résistance iranienne« Dans un Iran où il n’y a plus de droits, les droits de l’homme revêtent une importance particulière aux yeux des Iraniens », dit Mehdi Sameh qui dirige l’organisation des Fedayines du peuple d’Iran au sein du Conseil national de la Résistance iranienne. « Ces milliers de personnes réfugiées en Irak, il faut reconnaître leurs droits. Ce sont des droits reconnus par les conventions de Genève. Quand je vois le régime iranien faire pression pour qu’ils perdent ces droits et pour préparer le terrain à des crimes, il est de mon devoir de venir les défendre. Il s’agit de droits humains. Je dois faire entendre leurs voix au monde entier. Ce groupe est encerclé, vit dans des conditions très difficiles, connaît de graves restrictions de ravitaillement, subit de terribles pressions. Mais il tient bon pour la liberté, contre les mollahs. Sa persévérance est digne d’éloge. C’est une belle leçon de sacrifice et de dévouement à la cause de la liberté. C’est digne d’admiration ».

A Londres, les Iraniens en sont à leur 74e jour de protestation.

« C’est insupportable qu’ils aient durci le blocus » dit Firouz dans la capitale britannique.  « On nage en pleine illégalité internationale. Si l’Irak se targue de respecter la loi, c’est le moment où jamais de réviser les conventions de Genève et d’arrêter ce cirque », affirme cet ingénieur des ponts et chaussée visiblement excédé par la nouvelle mesure prise contre les résidents d’Achraf. « Je viens chaque semaine manifester, et aujourd’hui j’ai amené des amis de Manchester pour bien faire comprendre qu’il n’est pas question d’accepter cette situation. »

L’action entreprise par la diaspora a attiré des Anglo-iraniens d’un peu partout dans le pays. « C’est notre 74e jour », dit Marjan qui arrive d’Ecosse. « Cette incursion de la police est inadmissible. C’est le fruit des pressions des mollahs sur Bagdad », s’indigne cette architecte d’intérieur qui a une nièce de 28 ans, licenciée en droit, à Achraf. « On ne lâchera rien. Si on ne réagit pas, le régime pensera avoir ouvert une autoroute pour un bain de sang. S’il le faut on manifestera 100 jours, 200 jours ou même 1000. Achraf c’est le symbole de la persévérance, alors nous aussi, on va persévérer. »

 

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