mercredi, novembre 30, 2022
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Des écologistes iraniens passent huit mois en détention sans inculpation officielle

Des écologistes iraniens passent huit mois en détention

En février dernier, l’éminent écologiste et professeur Kavous Seyed Emami est mort en prison, quelques semaines seulement après que lui et sept de ses collègues de la Persian Wildlife Heritage Foundation, une organisation caritative travaillant pour protéger les espèces en danger en Iran, aient été arrêtés par le corps iranien des gardes révolutionnaires (Pasdaran).

Les autorités iraniennes ont prétendu que le citoyen canado-iranien s’était suicidé, mais beaucoup ont du mal à le croire, surtout si l’on considère l’habitude du régime de torturer les détenus à mort.

Huit mois plus tard, ses sept collègues et un autre militant écologiste arrêté en mars sont toujours détenus sans procès, sans que les accusations portées contre eux soient claires et sans avoir accès à un avocat de leur choix. Le régime iranien n’a toujours pas mené d’enquête en bonne et due forme sur la mort de Seyed Emami, mais il a interdit à son épouse Maryam – également citoyenne canadienne iranienne – de quitter le pays.

Tout cela se produit alors que le changement climatique ravage le Moyen-Orient et que le régime iranien ne fait rien pour aider sa population à en supporter les effets. Au lieu de cela, il enferme les personnes qui peuvent aider à prédire ces événements et à s’en protéger, en mentant sur leurs motivations et en les accusant d’espionner pour le compte de l’Occident. D’ailleurs, une enquête du parlement du régime n’a même pas pu trouver de preuves pour appuyer ses dires.

Le Régime a même arrêté son propre chef adjoint du Département de l’environnement, Kaveh Madani, qui était rentré du Royaume-Uni pour aider à résoudre les problèmes d’eau du pays. Il a été libéré, mais a rapidement fui le pays afin d’éviter de se voir de nouveau emprisonné.

The Atlantic Council a écrit : « Neuf mois de détention préventive sans inculpation claire et sans accès à un avocat, c’est une période exceptionnellement longue, même si l’on se réfère aux normes d’une procédure régulière en Iran. Il est difficile de ne pas conclure que les autorités ont du mal à rassembler assez de preuves pour les accuser d’un crime avéré. »

Il semble clair qu’il ne s’agit là que d’un autre exemple de la méfiance de l’Iran à l’égard de toute personne ayant des liens avec l’Occident. C’est pourquoi le régime iranien a arrêté des dizaines de ressortissants étrangers et binationaux ainsi que des Iraniens qui ont étudié et travaillé à l’étranger, depuis que l’accord sur le nucléaire a été signé en 2015.

De nombreux médias affiliés au régime iranien ont maintenu le discours selon lequel l’Occident tente d’infiltrer l’Iran sous couvert de recherche scientifique ou de préservation de la faune, accusant même certains militants de collaborer avec l’Occident, sans preuve à l’appui.

Cette répression inquiète tous les autres groupes environnementaux du pays, qui se demandent s’ils seront les prochains.

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