Des députés et lords de tous les partis et pairs du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran ont fermement condamné les mensonges de l’envoyé des Nations unies en Irak Martin Kobler devant le Parlement européen la semaine dernière et ont exhorté le Secrétaire général de l’ONU à le révoquer.
Kobler a déclaré devant les eurodéputés le 29 mai que les dirigeants de l’OMPI l’opposition iranienne, avaient empêché les membres qui se trouvent au camp Liberty, en Irak, de parler avec les observateurs de l’ONU. S’exprimant lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen à Bruxelles, M. Kobler a également affirmé que la direction de l’OMPI à Paris refusait de coopérer avec l’ONU.
Ces mensonges éhontés ont suscité une vive condamnation des eurodéputés, et des appels au Secrétaire générale de l’ONU pour limoger Kobler.
Martin Kobler n’a pas réussi à résoudre le problème urgent et immédiat de la sécurité des résidents au camp Liberty avec les attaques à la roquette répétées et meurtrières contre les résidents ces derniers mois. Et il n’a apporté aucune réponse convaincante pour expliquer pourquoi l’Irak refusait aux résidents le droit de transférer leurs casques et gilets de protection du camp d’Achraf.
Contrairement aux allégations de Kobler comme quoi Liberty répondaient aux normes humanitaires internationales, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a deux fois en 2012 qualifié le camp de «prison».
Le gouvernement irakien n’autorise pas les résidents à quitter le camp et ne permet pas à leurs proches, leurs avocats, députés et journalistes d’entrer dans le camp. M. Kobler a refusé d’exhorter l’Irak à accorder la liberté de circulation aux résidents et un accès international au camp. Au contraire, il a toujours fait l’éloge des mesures répressives du gouvernement irakien contre les résidents.
Bien que Kobler affirme que la direction OMPI n’informe pas les résidents du camp sur les options qui les attendent à l’avenir, le gouvernement irakien a depuis plus d’un an empêché les résidents de transférer la plupart de leurs outils de communication, comme les téléphones mobiles, au camp Liberty. La MANUI, sous la direction de M. Kobler, a omis de faire un appel public à l’Irak de lever cet interdit.
Contrairement aux fausses allégations de Kobler comme quoi les observateurs de la MANUI seraient empêchés de parler aux résidents de Liberty, l’ONU a mené ces derniers mois des centaines d’entretiens privés avec les résidents.
L’ONU doit exiger publiquement de l’Irak qu’il lève ses restrictions frappant les parlementaires et les journalistes voulant visiter le camp Liberty.
Selon les médias officiels iraniens, M. Kobler a discuté de l’avenir des résidents de Liberty avec des responsables iraniens lors de sa visite à Téhéran, en violation des droits des réfugiés et du droit international. M. Kobler n’a jamais nié publiquement ces relations.
Les membres de notre comité multipartite soutiennent l’appel au secrétaire de l’ONU Ban Ki-Moon de limoger Martin Kobler et de nommer un comité de spécialistes pour enquêter sur sa conduite. Nous exigeons également que les résidents du Camp Liberty soient ramenés d’urgence au camp d’Achraf, leur foyer d’origine, qui est 80 fois plus grand et où leur sécurité contre les attaques à la roquette peut être mieux garantie.
Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran – 3 juin 2013

