jeudi, décembre 1, 2022
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Des banques japonaises boycottent à leur tour un institut iranien

Agence France Presse – Trois des principales banques japonaises ont mis un terme à leurs transactions avec la banque iranienne publique Saderat, avec qui le Trésor américain a déjà coupé tout lien, l’accusant de soutenir des activités terroristes, a indiqué samedi la presse locale.

La Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, la Mizuho Corporate Bank ainsi que la Sumitomo Mitsui Banking Corp. ont cessé toute activité avec la banque Saderat, ont indiqué les agences de presse nippones Jiji et Kyodo.

Le Trésor américain a interdit toute transaction avec la Saderat, l’une des plus importantes banques iraniennes avec environ 3.400 agences. Selon Washington, l’institut sert au gouvernement iranien pour transférer de l’argent à des organisations terroristes telles que le Hezbollah, le Hamas, le Front Populaire de Libération de la Palestine Commandement Général et le Jihad islamique palestinien.

Les autres banques japonaises opérant aux Etats-Unis devraient suivre le mouvement, ajoute Kyodo.

Le Japon, deuxième économie au monde qui importe d’Iran environ 15% de ses besoins pétroliers, est l’objet de vives pressions des Etats-Unis pour adopter une politique plus ferme vis-à-vis de Téhéran. Il est en particulier demandé à Tokyo de renoncer à finaliser un accord sur le développement d’immenses champs pétroliers à Azadegan (sud-ouest).

En février 2004, au grand dam de Washington, la compagnie pétrolière semi-publique nippone Inpex avait signé un contrat de deux milliards de dollars pour développer les champs pétroliers d’Azadegan. Il s’agit du plus important accord pétrolier jamais conclu par le Japon. L’Iran a annoncé vendredi qu’il donnerait 15 jours de plus au Japon pour finaliser l’accord.

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