mercredi, novembre 30, 2022
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Des activistes condamnent la répression des femmes sous Hassan Rohani en Iran

Le Comité des Femmes du CNRI a tenu une conférence en ligne le 13 août 2015, à laquelle ont participé des personnalités de marque en direct d’Inde, d’Australie et du Canada pour discuter du bilan affligeant des violations des droits des femmes en Iran.

Mme Elham Zanjani du Comité des Femmes du CNRI a ouvert la session de questions / réponses en faisant un bref compte-rendu des exécutions de femmes sous le mandat de Rohani et a exposé les toutes nouvelles lois ratifiées par le parlement du régime iranien pour intensifier la répression contre les femmes. Elle a soutenu qu’un tel régime ne devrait pas être admissible au prochain Comité des Femmes de l’ONU à moins qu’il ne garantisse d’abord se soumettre aux normes internationales, y compris le CEDAW – une convention qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour protéger les femmes de toute forme de violence. 

Les participants étaient le Dr. Ranjana Kumari, une spécialiste indienne des droits des femmes, auteur de 9 livres, le Dr. Meredith Burgmann, ancienne Présidente du Conseil législatif de Nouvelle-Galles du Sud en Australie et Mme Raymonde Folco, ancienne députée canadienne et consultante pour le National Democratic Institute en tant que gestionnaire principale de projet pour l’égalité des sexes au Mali et avec ONU Femmes. 

Folco a fait un exposé complet de la situation des femmes en Iran et a souligné qu’avec un tel dossier de violations des droits des femmes, la présence du régime iranien à la conférence des Femmes à l’ONU était inacceptable. Elle a souligné l’ironie de la situation, car si nous pensons que les droits des femmes sont des droits humains, alors le régime iranien ne devrait pas être autorisé à participer puisqu’il « ne protège pas les femmes comme il le devrait ». 

Elle a affirmé que les nouvelles lois instituées par le parlement du régime légalisent la violence contre les femmes en Iran. Elle a néanmoins insisté sur le fait que « les femmes iraniennes ne seront pas réduites au silence. Elle ont participé à des manifestations et fait connaître leur opposition au régime, malgré le grave danger auquel elles sont exposées. » 

À la suite d’une question d’un journaliste du Moyen-Orient sur la raison pour laquelle le régime iranien a intensifié sa répression contre les femmes, Mme Kumari a déclaré qu’il fallait faire front au côté de nos sœurs iraniennes et dire au régime qu’une telle répression est inacceptable, que la communauté internationale ne la tolère pas. Quand la communauté internationale fera de la fin des violations des droits de l’homme la base principale de toute discussion, le régime sera forcé de se plier aux normes internationales. Le régime veut réprimer les femmes autant qu’il le peut, particulièrement lorsqu’il est confronté à leur force grandissante. Par conséquent, il est nécessaire de renforcer un réseau international. 

À la question de ce que l’on peut faire pour changer la situation, Mme Folco a affirmé que bien que la violence ne soit pas favorable, le peuple doit se soulever contre le régime. Mme Kumari a affirmé que nous devons « atteindre les femmes autour du monde, en particulier celles qui ont une forte influence dans leur pays. C’est notre responsabilité de faire quelque chose pour nos sœurs qui ont été brutalisées. » Mme Burgmann a souligné la nécessité urgente d’un changement de régime, parce qu’il est impossible qu’un tel régime despotique change de l’intérieur. 

Un spectateur a demandé quel rôle jouaient les femmes dans la résistance. Mme Burgmann a affirmé qu’ « elle est (la Résistance Iranienne) menée par des femmes ! » Elle a souligné le rôle important des femmes dans la Résistance – son idéologie est principalement construite par les femmes. Mme Folca a cité Mme Radjavi comme « exemple pour les femmes dans le monde », et Mme Zanjani a ajouté qu’elle était « une source d’inspiration pour les femmes en Iran qui n’ont jamais cédé devant le régime ». Selon elle, Mme Radjavi et les femmes de la résistance donnent à ces femmes la force de continuer à lutter. 

À la fin de la session, il a été demandé à tous les participants de faire passer leur message aux femmes en Iran. Mme Burgmann a exprimé son empathie pour les femmes iraniennes et leur a assuré qu’elle travaillait en Australie avec une organisation dont l’objectif est d’instaurer la démocratie en Iran. 

Mme Folco a voulu faire savoir au peuple iranien que le Canada travaillait beaucoup à la lutte pour la liberté en Iran. Elle a confirmé être impliquée dans des organisations qui se rencontrent régulièrement et informent le gouvernement canadien pour qu’il puisse « faire ce qu’il faut quand le moment sera venu ». 

Mme Kumari a encouragé les femmes iraniennes à garder confiance et leur a assuré que si une leçon peut être tirée de l’histoire, le régime ne durera pas longtemps. « C’est maintenant qu’il faut se défendre », a-t-elle affirmé.

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