vendredi, décembre 2, 2022
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Déclaration du Comité international pour l’Application de la justice sur ‘Achraf

 M. Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen et président du Comité international pour l’application de la justice (ISJ) qui fédère 4000 parlementaires à travers le monde, s’est rendu au siège du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) dans le nord de Paris le 1er novembre pour s’entretenir avec Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI. Ils ont abordé les derniers événements survenus au camp d’Achraf, en Irak, qui abrite 3.400 membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), et la façon dont les résidents sont protégés et leurs droits respectés.

Au cours de cette visite, le vice-président du Parlement européen a contacté les résidents d’Achraf, afin de connaître personnellement la situation dans le camp. Des représentants des habitants et des responsables du camp ont exprimé leur gratitude à M. Vidal-Quadras et à ses collègues du Parlement européen pour l’attention particulière qu’ils portent à Achraf. Ils lui ont présenté des rapports sur la situation récente à Achraf à partir de diverses perspectives.

Les rapports portaient sur certaines menaces que les forces irakiennes font gravement peser sur la protection des résidents d’Achraf , y compris l’attaque de ces forces contre Achraf en octobre qui a fait 28 blessés parmi les résidents, le blocus inhumain d’Achraf durant ces deux dernières années, la torture psychologique des résidents par des agents du ministère du Renseignement du régime iranien (Vevak) et la force terroriste Qods qui utilisent une centaine de haut-parleurs puissants pour diffuser des menaces de mort depuis le mois de février, et des obstacles permanents posés aux malades d’ Achraf pour avoir accès aux services médicaux, entrainant des maladies incurables pour certains patients. Deux résidents, dont les pères sont actuellement prisonniers politiques en Iran et dont l’un est condamné à mort, ont expliqué au Vice-président du Parlement européen la répression brutale dont souffrent les familles des Achrafiens et les sympathisants de l’OMPI en Iran.

Commentant les rapports, M. Vidal-Quadras a souligné que toutes les restrictions imposées aux résidents d’Achraf et les agressions sont effectuées à la demande du régime iranien et selon les ordres du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, ce qui reflète la peur que l’OMPI et le camp d’Achraf inspire au régime. Or les résidents d’Achraf ne sont pas armés et vivent sous un blocus total. Cela reflète la base populaire du mouvement et ses profondes racines au sein de la société iranienne et souligne le fait auquel le monde a assisté l’été dernier lorsque expatriés iraniens se sont réunis en masse en soutien à la Résistance et la Cité d’Achraf à Paris. Les mesures pénales à l’encontre d’Achraf sont l’autre face des crimes du régime iranien à l’intérieur du pays et dans les prisons contre le peuple et en particulier les familles des Achrafiens.

Rappelant la résolution du Parlement européen sur Achraf, adoptée le 24 avril 2009, le Dr Vidal-Quadras a déclaré qu’il n’y avait aucun doute que les mesures contre les résidents d’Achraf violent toutes les conventions internationales et sont considérées comme des crimes contre l’humanité.

Il a noté, comme l’ont déclaré de nombreux juristes internationaux et organisations des droits humains, que l’envoi d’agents à l’entrée principale d’Achraf et à son aile sud ainsi que les menaces de mort, d’expulsion, d’extradition et d’incendie du camp lancées contre les habitants, par une centaine de haut-parleurs sont des exemples manifestes de torture psychologique. À cette fin, M. Maliki et les autorités qui exécutent ses ordres doivent être traduits devant des tribunaux internationaux et punis pour torture psychologique et autres crimes.

M. Vidal-Quadras a souligné la responsabilité pour les États-Unis de protéger les résidents d’Achraf, soulignant qu’ils étaient des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève et que les États-Unis avaient signé un accord avec chaque résident en vertu duquel leur protection devait être assurée jusqu’au règlement final de leur situation. Par conséquent, les États-Unis doivent rétablir leurs forces à l’intérieur d’Achraf afin de prévenir une nouvelle catastrophe humanitaire, autrement, en cas de la moindre atteinte portée aux résidents d’Achraf, le gouvernement des États-Unis sera tenu responsable, a-t-il affirmé.

Le président de l’ISJ a rappelé la procédure judiciaire ouverte par la cour nationale espagnole pour enquêter sur les crimes commis par les responsables irakiens dans les attaques sanglantes de la fin de juillet 2009 et a ajouté que tous les crimes commis après juillet 2009 contre les résidents d’Achraf, y compris la torture psychologique en cours des habitants, viendront s’ ajouter au dossier de la cour d’Espagne. Sur la base de la décision du tribunal, les événements de juillet 2009 ont violé les conventions internationales, en particulier la quatrième Convention de Genève, et leurs auteurs doivent être jugés et punis.

Le Vice Président du Parlement européen s’est adressé aux 1000 femmes d’Achraf, déclarant que les insultes révoltantes des agents du régime iranien à leur encontre sont tout à fait inacceptables pour le Parlement européen et toute personne digne. Elles reflètent la misogynie du régime et sa peur de la ferme résistance des femmes à Achraf. Ces femmes sont des symboles de résistance exceptionnelle et de force et ont prouvé avoir le potentiel de diriger une société démocratique et moderne.

M. Vidal-Quadras a déclaré : chacun d’entre nous au sein du Parlement européen et de l’ ISJ sommes extrêmement préoccupés par le sort des résidents d’Achraf et portons une lourde responsabilité envers leurs droits, notamment par le fait que nous sommes obligés d’agir sur la base de la résolution du PE du 24 avril 2009. Cependant notre engagement vis-à-vis des résidents d’Achraf va au-delà de nos obligations légales et spécifiques politiques, car il s’agit de notre devoir historique et humain. C’est parce qu’Achraf est sur la ligne de front de la lutte contre l’intégrisme pour la liberté et la démocratie dans la région. En défendant ceux qui cherchent la liberté en Iran et en soutenant la démocratie dans ce pays, nous prenons en fait la défense de notre propre identité humaine et de la démocratie et des droits de l’homme partout dans le monde.

Comité international pour l’application de la justice
Le 2 novembre 2010

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