mardi, janvier 31, 2023
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Dans une autre lettre trompeuse, Kobler appuie sur la gâchette des futures attaques contre Liberty et Achraf

Insolence sans borne, fabrication et tromperie !

• Kobler a le sang d’innocents sur les mains ; L’ONU et son histoire doivent être lavées de cette tache, de cette honte et de cette facilitation de crimes contre l’humanité

Martin Kobler vient de forger une nouvelle fabrication et tromperie. Il ne s’est pas excusé ni n’a exprimé de regrets pour son rôle infâme dans la facilitation des crimes contre l’humanité au camp Liberty, qui, jusqu’ici, ont conduit à la mort de huit réfugiés innocents sans défense, la mort de cinq autres en raison de restrictions médicales et du blocus, et à une centaine de blessés. Au contraire, dans une autre lettre scandaleuse à Mme Maryam Radjavi, Kobler vient d’appuyer sur la gâchette des futures attaques sur Liberty et Achraf. Essayant d’expliquer son rôle et celui de son épouse dans la mort de Hamid Rabi, il a recours dans sa lettre à des mensonges concernant les mesures de sécurité et les conditions médicales au camp Liberty. Dans un mensonge totalement révoltant pour échapper à la question urgente de la sécurité des résidents et l’attaque à la roquette, il s’est plaint du traitement de son personnel par les résidents et a demandé l’accès des observateurs à toutes les parties du camp !

Dans un autre exemple de son ingérence dans les affaires entre les résidents et le HCR, ce qui lui a été interdit à de nombreuses reprises, Kobler a demandé le maintien des entretiens et de l’acceptation de la réinstallation progressive. Pour finir, citant un rapport qu’il a lui-même envoyé à New York pour être publié au nom du Secrétaire général, suivant une méthode révélée par un ancien fonctionnaire de la MANUI chargé du dossier d’Achraf, Kobler s’est plaint d’une  « focalisation sans fin contre le RSSG » et demande la fin des protestations internationales à son encontre par les partisans de la sécurité et des droits des résidents d’Achraf et de Liberty.

Justification de son rôle et de celui de son épouse dans la mort de Hamid Rabi

1 – Kobler écrit : «Je suis particulièrement reconnaissant au gouvernement allemand pour sa coopération dans le transport aérien M. Rabi en Allemagne pour un traitement médical. Son état cependant n’a pas permis une évacuation par air.». C’est un énorme mensonge destiné à couvrir le délai d’un mois de Kobler et sa femme dans le transfert de Hamid Rabi en Allemagne. Le nom de Hamid Rabi était annoncé depuis le 12 février comme l’un des dix blessés graves de l’attaque du 9 février, avant cette date il avait fait l’objet de discussions avec les responsables de la MANUI à Bagdad.

2 – Comme mentionné dans le communiqué du 13 mars du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) : « La Résistance iranienne avait demandé à plusieurs reprises à l’ONU, au HCR et en particulier l’Organisation mondiale de la santé (OMS) son transfert immédiat en Allemagne. Il détenait un passeport de réfugié et une carte de résident permanent en Allemagne. Hamid Rabi avait personnellement soulevé cette question avec les responsables de l’OMS le 10 février. Des dignitaires allemands ont soulevé la question de l’état critique de Hamid Rabi auprès du ministère des Affaires étrangères et du ministère de l’Intérieur en Allemagne le 9 mars pour demander son transfert immédiat en l’Allemagne. »

3 – Contrairement à ce qu’affirme Kobler, nulle part le gouvernement allemand, que ce soit à Berlin ou à Cologne (lieu de résidence de Hamid Rabi), ou à Bagdad, n’a accepté le transfert de M. Hamid Rabi, et jusqu’à sa mort, aucune autorité du gouvernement allemand ne l’a accepté. Et cela bien que le CNRI ait garanti par écrit de prendre en charge l’ensemble de ses dépenses en Allemagne.

4 – Le 11 mars, le représentant des résidents a écrit au HCR : «Un mois après, il lutte toujours pour survivre.  Il est réfugié en Allemagne et détient une carte de résident permanent dans ce pays. Cependant, malgré notre insistance, le gouvernement allemand n’a pas accepté son retour pour l’instant. Il a été grièvement blessé à l’abdomen et à la moelle épinière et a perdu toute sensation sous la taille et dans ses jambes. Sa rate a explosée sous l’effet des éclats de roquettes et les médecins ont procédé à une ablation dans une opération. »

5 – Un représentant de l’ambassade d’Allemagne est allé à l’hôpital le 13 mars, quelques heures avant la mort de Hamid, se renseigner sur son état. Ce représentant a dit à une personne accompagnant Hamid à l’hôpital que sa situation n’était pas critique et il n’y avait pas d’urgence pour son transfert.

6 – L’allégation selon laquelle l’état de Hamid n’a pas permis son évacuation par avion est également un mensonge éhonté. Du 26 février au 9 mars, pendant une période de onze jours, l’hôpital avait signé la sortie de Hamid et l’avait envoyé au camp Liberty. Au lieu d’être transféré à Liberty, il aurait pu être transféré en Allemagne. L’éclat de roquette laissé dans son intestin a causé un saignement excessif et il a dû une fois de plus être hospitalisé et subir une autre intervention chirurgicale pour lui enlever une partie de l’intestin.

7 – Kobler cache volontairement le fait qu’en plus de Hamid Rabi, deux autres martyrs, Yahya Nazari et Ali Ahmadi, décédés à l’hôpital, étaient tous deux réfugiés en Allemagne et que l’ambassade d’Allemagne aurait pu les sauver par un simple prolongement de leur carte de résident en tamponnant leurs passeports. Il omet de mentionner que depuis quinze mois, il a promis à plusieurs reprises le transfert de 300 résidents d’Achraf qui ont le statut de réfugié en Allemagne. Il ne rappelle pas non plus que les agents du consulat allemand ont interrogé M. Hamid Rabi et 98 autres réfugiés d’Allemagne au camp Liberty en décembre 2012, sans résultat. Kobler est un excellent exemple d’une phrase célèbre de Bertolt Brecht qui disait en 1938 : «Qui ne connaît pas la vérité n’est qu’un ignorant. Mais qui la connaissant et la dissimule, celui là est un menteur et un escroc. »

Considérations de sécurité au camp de la liberté

8 – Kobler écrit : « Nous continuons à soutenir pleinement vos demandes de sécurité vis-à-vis du gouvernement irakien. J’ai entendu dire que des progrès ont été réalisés au cours de la semaine dernière. Nous continuons à les suivre durant la semaine à venir. »

Il s’agit d’un autre cas de fabrication et de méfait. Trente-cinq jours après l’attaque à la roquette, le gouvernement irakien a refusé presque toutes les exigences des résidents, même pour les mesures de sécurité élémentaires ou dans les faits, les a laissés en suspens. Ce problème a été signalé des dizaines de fois dans les Rapports quotidiens de Liberty, dans des lettres aux représentants des résidents, et dans diverses réunions avec l’ONU, les responsables américains et irakiens.

9. Les experts militaires de la MANUI ont explicitement déclaré que puisque les résidents se trouvent dans des baraquements, la seule chose qui peut réduire les pertes potentielles causées par des attaques à la roquette ou au mortier sont les murs en T (T-walls). Lorsque les résidents ont emménagé dans le camp Liberty en février 2012 et durant les semaines qui ont suivi, malgré les protestations des habitants, les forces irakiennes ont enlevé les 17 500 T-walls du camp, rendant les baraquements vulnérables aux attaques. Pourtant, le gouvernement irakien s’est opposé aux demandes répétées des résidents pour remettre les T-walls, et n’a pas permis l’installation de même un seul de ces murs.

10 – Le gouvernement irakien n’a pas permis aux habitants de faire venir leurs casques et gilets de protection d’Achraf. Quand Achraf était sous la protection des forces américaines, dans le cadre de la défense et de dispositifs de protection convenues par les Américains, les résidents avaient ces équipements. Les habitants n’ont même pas été autorisés à apporter des pioches, des pelles et des sacs de sable à Liberty pour y construire des abris rudimentaires.

11. Pendant cette période, seules quelques dizaines de petits abris étroits, dont beaucoup pouvaient se trouver en dehors de Liberty, ont été amenés au camp ce qui en aucun cas n’est suffisant pour les résidents de Liberty. Pourtant, les demandes répétées de transfert depuis Achraf de camions-grues et de remorques des résidents à Liberty pour transporter ces quelques petits abris sont restées sans réponse.

12. Ces limitations sont imposées au moment où l’ambassade américaine à Bagdad a mis en garde le 11 février ses ressortissants en Irak contre de « perpétuels incidents de violence en Irak » et a réitéré que des « attaques similaires à ce qui s’est passé le 9 février, peuvent survenir à tout moment ». D’autre part, dans le cadre d’une visite d’Adnan Assadi ministre de l’Intérieur par intérim de Maliki, Khamenei a chargé, via Qassem Soleimani, le gouvernement irakien et Maliki en personne de fournir aux groupes associés à la Force Qods, comme Kataëb Hezbollah et Assaib al- Hagh, toutes les ressources et capacités nécessaires pour viser l’OMPI en Irak. En contrepartie, le régime iranien a promis à Maliki de lui donner tout son soutien pour réprimer les manifestations populaires en Irak.
 
La situation médicale au camp Liberty

13. Tandis que les habitants souffrent d’un manque de services médicaux et que la clinique irakienne manque même des installations minimales d’un dispensaire de village, Kobler écrit sans vergogne : «Il m’a été rapporté que dans certains cas les habitants ont du mal à se faire soigner dans la clinique irakienne car ils ne sont pas dirigés vers la clinique irakienne par le personnel médical des résidents. J’appelle à permettre un accès sans entrave à chaque résident qui souhaite se faire soigner dans la clinique irakienne. »

Martin Kobler a déjà eu recours à de purs mensonges et a tenté des dizaines de fois de faire passer la clinique irakienne pour un centre médical bien équipé. La MANUI sous sa supervision a écrit dans un rapport totalement faux en décembre 2012 : «L’établissement de santé est doté d’un médecin irakien. Des ambulances sont en état d’alerte permanent. » Cette installation n’est rien d’autre que deux ou trois baraquements vétustes dépourvus des équipements médicaux les plus élémentaires.

14. Kobler cherche à présent à neutraliser les révélations faites par le communiqué du 14 mars du CNRI. Le communiqué exprime sa préoccupation face à l’épidémie de maladies dangereuses à Liberty comme la fièvre hémorragique et la méningite infectieuse, qui selon les médecins spécialistes, sont due aux mauvaises conditions sanitaires du camp aggravées par les effets des tirs de roquettes qui ont bouleversé l’équilibre écologique à Liberty. Le communiqué souligne également : « Ce qui rend cette situation encore plus dangereuse est la poursuite du blocus médical inhumain imposé aux résidents d’Achraf depuis plus de quatre ans. Le dernier cas a été la mort de Mansour Koufe’i le 12 mars à la clinique irakienne de Liberty. Jusqu’à présent, les habitants de Liberty et leurs représentants ont averti à plusieurs reprises les responsables américains et onusiens, en particulier l’Organisation mondiale de la santé, des conditions d’hygiène inacceptables à Liberty, ainsi que du manque de matériel médical dans le camp. »

15. D’une part, les habitants de Liberty sont privés des installations médicales minimales qu’ils avaient dans leur propre clinique à Achraf et le gouvernement irakien empêche leur transfert à Liberty, et d’autre part la clinique irakienne de Liberty n’a pas le minimum nécessaire et ni même les équipements rudimentaires nécessaires pour traiter les cas d’urgence, et les habitants n’ont pas un accès libre aux services médicaux. Cette clinique ne dispose pas d’un appareil d’aspiration, de tuyau d’aspiration, d’un kit de laryngoscope et d’un embout de tube trachéal, d’un défibrillateur, d’adrénaline et d’injection de Zantac, et de nombreux autres équipements et services qui peuvent se trouver dans n’importe quelle clinique de petite taille.

16. Le 15 février 2012, avant l’arrivée du premier groupe de résidents à Liberty, Kobler a écrit : «Les résidents qui ont besoin de soins médicaux spécialisés et hospitaliers seront dirigés vers ces institutions par les médecins irakiens à la clinique médicale du camp Liberty. Les résidents pourront apporter leur équipement médical au camp Liberty. » C’est cependant une des fausses promesses de Kobler qui ne s’est jamais réalisée, et malgré les demandes répétées des résidents, le transfert d’aucun équipement à Liberty n’a été autorisé.

17. Lors de l’attaque à la roquette sur Liberty le 9 février, la clinique irakienne n’a pas du tout réagi, et le premier résident blessé n’a été transporté à l’hôpital que deux heures après le début de l’attaque. La clinique irakienne n’est même pas en mesure d’envoyer rapidement les patients aux urgences à l’hôpital, et contrairement aux mensonges de Kobler, il n’a qu’une ambulance.

Le traitement des observateurs de l’ONU et l’accès aux différentes parties du camp

18. Dans une tactique incroyablement ridicule destinée à détourner l’attention, Kobler écrit dans sa lettre à Mme Radjavi : « Je suis particulièrement préoccupé par un comportement plus agressif des résidents de Liberty vis-à-vis de nos observateurs. Dans un exemple, les observateurs ont dû repartir la semaine dernière pour des raisons de sécurité. Je vous prie d’autoriser les observateurs à accéder librement aux sections. »

Kobler fait apparemment allusion à une affaire impliquant un individu nommé Massoud Durrani Afghani dont les relations et les efforts systématiques pour emmener les résidents de Liberty dans un hôtel de Bagdad contrôlé par le ministère du Renseignement des mollahs sont bien connus de tous les résidents. Sur les instructions du Kobler, le 14 mars, cet individu est allé à Liberty pour la première fois après l’attaque du 9 février. Dans le but de provoquer les résidents concernant la mort de Hamid Rabi et en réponse à leur protestation pour ne pas avoir transféré Hamid en Allemagne, il a dit avec sarcasme : «Pas de soucis, il ira au paradis ! »

19. Dans une lettre adressée le 14 mars au Secrétaire général, le représentant des résidents écrit à ce propos : « En toute honnêteté, un tel comportement, un jour seulement après la mort de Hamid Rabi, vient-il d’un observateur de l’ONU ou d’un membre du personnel de Kobler servant la gestapo des mollahs? Les habitants de Liberty ont immédiatement informé leurs représentants en Irak et hors d’Irak que pour éviter toute sorte de provocation intentionnelle, ils ne parleront plus à cette personne.
Le comportement extrêmement provocateur et insultant de cet individu cherche à faire oublier et à détourner l’attention du rôle de Kobler et de sa femme, l’ambassadeur d’Allemagne en Irak, qui ont conduit au retard d’un mois dans l’envoi de M. Rabi à l’Allemagne et qui a finalement abouti à sa mort».

20. Avant cela, également, le 13 janvier, ledit individu avait livré le message d’un agent du renseignement des mollahs à un résident qui a indigné les habitants. Le 27 janvier, le vice-président du Parlement européen a écrit au Secrétaire général : « Le chef des observateurs de la MANUI est devenu un messager des agents du renseignement des mollahs (…) Je vous appelle donc à mettre fin immédiatement à ce processus illégal et à empêcher ces actes inacceptables de se produire sous le nom des Nations Unies. Ces actions mettent en danger les vies de 3200 réfugiés iraniens en Irak et leurs familles. »

21. L’allégation sur un supposé manque d’accès aux différentes parties du camp est encore un autre mensonge fabriqué par Kobler, auquel les représentants des résidents à Paris, à Liberty et à Achraf ont répondu maintes fois, verbalement et par écrit (y compris dans des lettres datées du 18 août et du 12 novembre 2012 à Kobler et dans une lettre du 14 novembre 2012  à l’adjoint de Kobler, et dans la lettre du représentant des résidents au sous-secrétaire des Nations Unies aux affaires politiques, le 8 mars 2013). Ils ont demandé à Kobler d’indiquer la date, le lieu et l’identité des fonctionnaires de la MANUI et l’identité des personnes qui ont empêché les fonctionnaires d’avoir un accès libre au camp ou de mener un entretien privé. Il n’a jamais répondu à cette question. Son intention en répétant ce mensonge honteux est de préparer le terrain à une nouvelle attaque contre Liberty.

22. Les résidents et leurs représentants ont maintes fois écrit à Kobler, en disant: «Ouvrir les portes de Liberty à des avocats, des journalistes, des parlementaires et des défenseurs des droits humains, ce que nous réclamons depuis le début, est la seule solution viable pour mettre fin à ces allégations. Je vous invite vivement à publier une déclaration officielle dans la ligne des communiqués des 1er février, 1er mars et 28 mars du HCR, appelant à la liberté de mouvement des habitants et à ouvrir les portes de ce centre de détention afin que tout le monde, à l’exception du fascisme religieux au pouvoir en Iran, puisse avoir accès librement à Liberty et à ses habitants. »

23. Dans sa lettre du 8 mars au sous-secrétaire des Nations Unies aux affaires politiques, le représentant des résidents écrit : « Je vous suggère de former une délégation indépendante, en dehors du cadre de la MANUI, qu’elle se rende Liberty et à Achraf et visite tous les endroits de près pour vous en faire un rapport. »

Ingérence dans les affaires du HCR et présenter la situation comme normale

24. Une fois de plus, en s’ingérant dans les relations entre les résidents et le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Kobler a demandé dans sa lettre la poursuite des entretiens et de la réinstallation progressive. Avant cela, le représentant des résidents l’avait fortement invité à éviter de s’immiscer dans ces affaires. Le 22 février, le représentant des résidents a écrit à l’adjoint de Kobler : «Je tiens à souligner que les avocats et les représentants des résidents à Genève et à Liberty sont en contact direct avec le HCR. En conséquence et compte tenu de tout l’historique et du sang versé à Liberty, les résidents en aucun cas ne veulent ni n’acceptent l’intervention de M. Kobler de la MANUI dans le processus relatif au statut des réfugiés et de leur relation avec le HCR et ne lui font pas confiance. Par conséquent, nous refusons de répondre à toutes vos lettres concernant le processus de demande du HCR et des réfugiés. »

25. Le 23 février, le représentant des résidents de nouveau écrit :
«Pour empêcher un autre massacre, nous mettons vivement en garde M. Kobler de ne pas intervenir ni d’entraver ce processus (…) Faire pression sur les résidents pour poursuivre les entretiens au lieu de résoudre le problème urgent de la sécurité est uniquement destiné à couvrir le problème urgent de la sécurité et va augmenter le danger qui menace la grande majorité des résidents qui seront encore au camp Liberty pendant une longue période. Je vous recommande fortement à vous et à eux de ne pas tomber dans ce piège sanglant. Il est en effet déshonorant de mettre en danger la vie des autres. »

26. Le 11 mars, le représentant des résidents a écrit au Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés : «Mme Radjavi a illustré un degré de bonne volonté inattendu, même pour Al-Maliki, comme l’a reconnu Martin Kobler (…) Cependant, nous ne pouvons pas céder sur la question de la sécurité des résidents. Nous ne pouvons pas être négligents à ce sujet ou passer des accords là-dessus (…) Rester au camp Liberty, revenir à la normale et accepter un nombre minime de réinstallations, en continuant avec les entretiens comme par le passé n’est pas une option qui aidera pour la sécurité des résidents, cela ne fera que préparer la voie à un nouveau massacre (…) La réinstallation de seulement un nombre limité de résidents mettrait en danger la vie de la majorité des habitants qui resteraient à Liberty et aucune personne digne de ce nom ne l’accepterait. Par conséquent, depuis le 9 février, avec les résidents nous insistons sur deux options : le transfert collectif de tous les résidents aux États-Unis, même temporairement, ou retourner à Achraf et y poursuivre la procédure d’établissement du statut de réfugié et progressive à partir de là. Je peux vous assurer que nous et les résidents offriront un maximum de coopération avec le HCR dans la mise en œuvre de l’une de ces options. »

27. Le 14 mars, le représentant des résidents a écrit au Haut commissaire pour les réfugiés: « Le fait de n’avoir pas transféré un résident grièvement blessé, détenant un titre de voyage de réfugié et le statut de résident permanent en Allemagne, montre parfaitement combien il est dangereux, bien que 2000 personnes aient été interrogées, de garder les résidents de Liberty dans ce champ de la mort sous prétexte de poursuivre les entretiens et le transfert vers des pays tiers. Cela ouvre uniquement la voie à d’autres massacres. Il s’agit d’un piège pour les résidents, les Nations Unies et la communauté internationale tendu il y a un an et demi par Martin Kobler dans un complot abominable pour mettre en œuvre les souhaits du régime iranien et du gouvernement irakien. Mais l’époque de cette tromperie est désormais terminée. »

Présenter les positions Kobler et le rapport au nom de SGNU

28. Citant le rapport du Secrétaire général du 12 mars, un rapport clairement rédigé par Kobler en personne, ce dernier écrit dans sa lettre : « Je suis profondément préoccupé par la focalisation injustifiée sur mon Représentant spécial par ceux qui expriment leur soutien aux résidents du camp Hurriya et le reste des résidents au camp du Nouvel Irak. Je les exhorte à cesser de répandre des insultes et des mensonges sur le Représentant spécial et à la place, d’aider à promouvoir une solution durable (…) De même, les sommes importantes consacrées à l’évidence à un lobbying de haut niveau pourrait être plus utilement utilisés dans l’amélioration des aspects des conditions humanitaires souvent cités dans les médias et les campagnes de lobbying (…) »

29. Le 11 décembre 2012, s’exprimant devant le Parlement britannique, le Dr. Tahar Boumedra, qui a été présenté par le Secrétaire général comme conseiller spécial de la MANUI pour les affaires d’Achraf, et qui était en charge du dossier d’Achraf pendant trois ans et demi à l’ONU, a témoigné à propos de ces rapports et déclaré :
 «Avant de faire quoi que ce soit, je devais m’assurer que mon rapport satisferait le RSSG. Et quel que soit le rapport que je fais, je sais qu’il sera réécrit par ce que nous appelons la réception du RSSG. Ainsi, il a sa propre équipe qui n’est jamais sortie de ce bureau, son équipe ne connait pas la situation sur le terrain, son équipe n’a jamais rencontré aucun Achrafien, et pourtant ses mots dans ces rapports sont préférés à mon rapport venant du terrain. Alors, tout ce que je rapporte n’atteint jamais New York, n’atteint jamais Washington. Et ce que je dis s’applique à mes homologues au sein de l’ambassade américaine, car nous avons visité le camp ensemble, nous avons rapporté objectivement ce que nous avons vu et ce que nous avons entendu et cependant New York et Washington n’ont jamais reçu les rapports qui reflètent la réalité sur le terrain, tout simplement parce qu’au niveau de l’Organisation des Nations Unies, le bureau du RSSG, le bureau du Représentant spécial du Secrétaire général, va remodeler le tout et le mettre comme il le faut parce que nous sommes là pour faire des rapports et rendre tout le monde heureux. Quand Al-Maliki est heureux, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies est heureux. »

30. Le Dr Boumedra fait des déclarations similaires dans son témoignage officiel au Congrès américain sous serment. Il a également stipulé au Parlement britannique qu’il est prêt à témoigner devant un tribunal pour prouver la véracité de ses déclarations.

31. Le 11 février, suite à l’attaque sur Liberty, Boumedra a déclaré : « J’ai averti à nouveau qu’il y aurait d’autres attaques. Il y aura de nouvelles attaques et des arrestations. Mais pourquoi l’Organisation des Nations Unies garde le silence à ce sujet ? Il s’agit de plans, nous les connaissons. Nous les avons posés.  En fait, beaucoup de gens ont demandé pourquoi Kobler est plus enthousiaste que quiconque pour la fermeture du camp d’Achraf et le déplacement des personnes au camp Liberty, plus que les Irakiens eux-mêmes. Pourquoi ? Laissez-moi vous dire que c’est un homme qui est en charge d’une mission. La mission consiste à établir une relation d’amour entre la MANUI et le Premier ministre al-Maliki.
Je tiens à dire que tant que les personnes en charge du dossier d’Achraf trompent la communauté internationale et que la communauté internationale prend au sérieux ce qu’ils disent, il y aura à nouveau des crimes graves au camp Liberty. Il est temps d’y mettre fin ! Comment l’arrêter ? Pour moi, il est bien évident tant que le format prison de la MANUI est en place, il y aura des massacres et il y aura des dissimulations.
Les rapports des droits de l’homme, et je l’ai dit devant le Congrès, ont été trafiqués. Nous élaborons des rapports avec l’intention de ne pas perturber al-Malaki. Ces rapports, avant d’être rendus publics, sont révisés à Genève et à New York et ils ont le dernier mot. Tout ce qui est susceptible de perturber al-Malaki est supprimé. C’est ainsi que nous fonctionnions à la MANUI. »

32. L’ancien chef du Bureau droits de l’homme de la MANUI en Irak a ajouté : «Le Bureau d’information publique de la MANUI s’est chargé, sur une base quotidienne, de recueillir toutes les informations publiées, que ce soit en Irak ou en dehors de l’Irak, qui rendent compte des choses négatives sur les Achrafiens. Nous les mettons dans un rapport et les présentons tous les trimestres aux Nations Unies pour montrer ce que la presse rapporte sur les Achrafiens. C’est fait intentionnellement pour nuire aux Achrafiens. J’ai beaucoup de questions très importantes à porter à l’attention, non pas de ce public, mais à New York. »

33. Boumedra a dit : «Je prends la responsabilité de ce que je dis, en visant New York. Ils doivent envoyer immédiatement une commission d’enquête non seulement pour se pencher sur les circonstances de ce massacre, mais aussi pour se pencher sur la façon dont la MANUI et Kobler traite cette situation. C’est une option. La deuxième option est de prendre ce que je dis pour de la diffamation contre les Nations Unies et de me trainer en justice. Donc, garder le silence n’est pas une solution, pas une réponse. Je suis témoin et je dis ce que je veux dire, en prenant cette responsabilité. Faites-moi comparaitre devant un tribunal ou envoyez une commission d’enquête, mais il est inacceptable de garder le silence. »

34. Il semble que Kobler soit très furieux qu’une petite partie de son rôle dans le rassemblement des résidents à la prison Liberty et la préparation du terrain à leur mise à mort dans cette prison ait été révélée et, par conséquent, il n’a pas été en mesure de poursuivre sa mission, qui était de détruire l’opposition au fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Dans une lettre le 8 mars du représentant des résidents adressée à l’adjoint du Secrétaire général pour les affaires politiques, il a été révélé en détail que Kobler en octobre 2011 est entré Achraf avec le mandat de fermer le camp et comme il l’a dit plusieurs fois au représentant des résidents, 90 pour cent de son énergie et des ressources de la MANUI ont été consacrés au transfert des résidents d’Achraf à Liberty.

35. Kobler a promis à Dana’ifar, l’ambassadeur du régime iranien à Bagdad, qu’après la réinstallation des résidents à la prison de Liberty, tout en étant contraints de vivre dans des conditions inhumaines, la moitié d’entre eux allait capituler et retourner en Iran (Agence de presse Fars, le 24 janvier 2012 ). Maintenant que cette mission a échoué, il accuse et insulte injustement les dignitaires politiques, les parlementaires et les chefs religieux qui ont pris la défense des droits de l’opposition iranienne et des réfugiés sans défense à Liberty.

36. L’an passé, Kobler a tenté, à plusieurs égards, de réduire au silence les défenseurs d’Achraf. Maintenant qu’il a échoué, il les accuse de lobbying. Ce sont des hommes et des femmes d’honneur qui défendent les valeurs humaines, les droits humains et les droits des réfugiés et ils ne font pas de compromis avec ceux qui ont vendu leur conscience et leur dignité à Khamenei et Maliki. Celui ou celle qui défend Kobler a dévié des principes de l’Organisation des Nations Unies, des droits humains, des normes humanitaires et des droits des réfugiés.

37. Dans un discours prononcé le 11 février, le général David Phillips, qui était en charge de la sécurité d’Achraf, parlant de l’attaque à la roquette sur le camp Liberty s’est adressé à Kobler en disant : «Vous êtes manifestement une marionnette du régime des mollahs, vous avez arrangé les conditions pour que ces meurtres se produisent. Pourtant, vous avez même refusé de vous rendre sur les lieux des atrocités. Qu’est-ce que le régime des mollahs a sur vous ? Que qu’ils tiennent au-dessus de votre tête ? Je me demande ce que vous avez fait de si mauvais pour sanctionner et être complice de meurtres avec préméditation de personnes défendant la liberté.»

Au lieu de répondre à ces questions légitimes, Kobler cherche à présent de manière pathétique à détourner l’attention et se plaint des «fonds importants dépensés pour faire du lobbying » pour les réfugiés sans défense de Liberty.

38. Le site web de la MANUI a noté que le régime inhumain des mollahs figure au nombre des soutiens financiers de la MANUI. Kobler devrait préciser quels sont les engagements non-dits qu’il a acceptés vis-à-vis des mollahs en contrepartie de ces fonds ?

39. La réalité est que Kobler a les mains tachées du sang d’innocents. Cette tache et la honte doivent être lavées de l’ONU et de son histoire. Ce ne sont pas seulement les résidents d’Achraf et de Liberty qui sont harcelés par la décision de Kobler de prendre le parti de Maliki et de ses crimes. Le peuple irakien, lui aussi, dans ses mouvements de protestation généralisés contre le dictateur du nouvel Irak, voit Kobler comme un instrument de répression et de pression de Maliki et demande son remplacement par un représentant impartial.

40. La Résistance iranienne appelle la prochaine session du Conseil de sécurité à former une délégation impartiale chargée d’enquêter et d’identifier ceux qui ont ordonné, exécuté et facilité les crimes du 9 février au camp Liberty et de les déférer à  la Cour pénale internationale. Le Conseil de sécurité devrait aussi contraindre le gouvernement irakien à ramener les résidents de Liberty à Achraf afin que leur sécurité soit au minimum assurée et doit demander au Secrétaire général de nommer un représentant impartial et compétent pour résoudre le problème de Liberty et d’Achraf.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 mars 2013

 

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