samedi, février 4, 2023
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Danemark – Des personnalités politiques appellent au retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme

CNRI – Le 1 juin, une conférence de presse parrainée par “le Comité des Amis danois d’un Iran Libre” et le Comité Sakharov International s’est tenue au Parlement danois.

D’éminents parlementaires danois et britanniques, ainsi que des représentants du Conseil national de la Résistance iranienne en Grande-Bretagne et dans les Pays nordiques y assistaient.

CNRI – Le 1 juin, une conférence de presse parrainée par “le Comité des Amis danois d’un Iran Libre” et le Comité Sakharov International s’est tenue au Parlement danois. D’éminents parlementaires danois et britanniques, ainsi que des représentants du Conseil national de la Résistance iranienne en Grande-Bretagne et dans les Pays nordiques y assistaient.

La conférence a salué la résolution de la commission européenne du Parlement danois sur l’application du verdict de la Cour européenne de Justice qui supprime l’OMPI de la liste du terrorisme.

De nombreuses personnalités ont pris la parole comme Lord Slynn of Hadley, ancien juge de la Cour européenne de justice; Lord Russel-Johnston, ancien président de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe; M. Hans Kristian Skibby, député danois du parti populaire; M. Parviz Khaza’i Représentant du CNRI dans les pays nordiques et Mme Dolat Nowrouzi, représentante du CNRI au Royaume-Uni.

Hans Kristian Neerskov, président du Comité Sakharov International et du Comité des Amis danois d’un Iran Libre a présenté les orateurs et donné un bref historique de l’inclusion de l’OMPI sur la liste du terrorisme. Il a dit que cette inscription a été annulée par un verdict publié par la Cour européenne de Justice le 12 décembre 2006, mais a malheureusement été ignorée par le Conseil des Ministres de l’UE.

Lord Slynn a souligné combien il était important pour la crédibilité du Conseil de Ministres de régler l’inclusion de l’OMPI dans la liste noire.

Le Conseil de Ministres doit se rendre compte que légalement il n’est pas autorisé à maintenir qui il veut sur la liste. Si l’UE prétend respecter la loi, il se doit de l’observer.

À l’origine quand la liste a été établie, la condition pour y inclure des individus et des organisations reposait sur l’existence de preuves et non pas le désir du Conseil de Ministres de les maintenir sur la liste sans raison. 

Lord Slynn a confirmé que l’OMPI n’avait jamais été incluse dans la liste terroriste des Nations unies et qu’à l’origine elle n’avait pas été inscrite sur la liste de l’UE. Selon le ministre britannique de l’Intérieur, elle n’avait commis aucun acte de terrorisme en Europe ni ailleurs quand la Grande-Bretagne l’a ajoutée sur la liste. Elle n’était active que contre le régime iranien. Cela ne permet pas au Conseil des Ministres de prendre position contre cette organisation.

Malgré la demande, le Conseil de Ministres n’a jamais fourni de preuve pour étayer sa position.

Lord Slynn a répété qu’il fallait condamner cette position du Conseil de Ministres et la manière dont il réagit au verdict de la Cour européenne de justice. Bien qu’étant un juriste émérite,  il a voulu rappeler le soutien de la Chambre des Lords britanniques pour cette Résistance et spécialement pour le retrait de l’OMPI de la liste.   

Lord Russell-Johnston, ancien président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a estimé quant à lui que l’OMPI était en pleine lutte contre le régime des mollahs. Un régime qui pend en public et qui lapide, un régime qui viole chaque jour les droits de l’homme.

Malheureusement le gouvernement britannique et Jack Straw ont mis l’OMPI sur la liste du terrorisme pour satisfaire les mollahs et les encourager à interrompre leur programme nucléaire.

Lord Russel-Johnston a rappelé combien les deux chambres du parlement britannique étaient favorables au retrait de l’OMPI de la liste noire. Il a dit que tout l’éventail politique britannique soutenait l’OMPI. Ces partisans, comme l’ancien Procureur Général britannique ou le Ministre de l’Intérieur de Margaret Thatcher, agissaient en toute connaissance de cause.

Mme Dolat Nowrouzi, représentante du CNRI en Grande-Bretagne a exprimé sa gratitude pour ce soutien des parlements anglais et danois et celui des mille parlementaires en Europe qui ont signé une déclaration appelant à l’application de l’arrêt de la Cour de justice européenne.

Mme Nowrouzi a évoqué les 53 résolutions de l’ONU condamnant les violations des droits de l’homme par le régime des mollahs et les trois résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU pour faire cesser le programme d’enrichissement d’uranium. Non seulement ce régime est le premier ennemi de la population en Iran, mais il constitue aussi une menace sérieuse à la paix internationale et à la stabilité.

Elle a estimé que la meilleure option comme l’a déclaré Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne n’est ni la guerre ni la complaisance, mais le soutien aux Iraniens et à leur Résistance pour un changement démocratique en Iran.

M. Khaza’i,  représentant du CNRI dans les pays nordiques a évoqué les lettres et les pétitions que la population danoise a envoyées à son Premier ministre en faveur du retrait de l’OMPI de cette liste noire. 

Il a aussi réitéré le besoin historique de résister à l’intégrisme religieux, ce qui n’est possible que par le soutien de l’OMPI. 

M. Khaza’i a dit qu’aujourd’hui la communauté internationale était à nouveau menacée par le fascisme. L’intégrisme islamique est un fascisme religieux. La réponse à cette menace contre l’humanité devrait venir d’une organisation progressiste prônant une interprétation humaniste de l’islam.

M. Hans Khristian Skibby de la commission des affaires juridiques du Parlement danois, et membre du parti populaire a déclaré qu’après le verdict de la justice européenne, il n’y avait aucune justification pour maintenir l’OMPI sur la liste.