samedi, décembre 3, 2022
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Convention à Paris – Le peuple iranien est capable de rétablir la démocratie en Iran

CNRI – La Convention de la diaspora iranienne s’est tenu pour la première le samedi 8 février à Paris. les représentants de plus de 300 associations iraniennes de 18 pays différents se sont réunis pour l’occasion. Ils ont soulevé la nécessité d’une démocratie pour l’Iran, l’amélioration des droits de l’homme  et l’instauration d’un gouvernement laïc. L’invité d’honneur de cette convention était Mme Radjavi la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne.
Parmi les invités étranger, il y avait notamment Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères, Patrick Kennedy, ancien membre du Congrès américain, John Bolton, ancien ambassadeur américain aux Nations Unies  et Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak et Frances Townsend, ancienne conseillère à la sécurité intérieure de la Maison Blanche.

Dr Saleh Radjavi, président de la commission de la Santé du CNRI et représentant du CNRI en Francem s’exprimait lors de cette convention dans une salle comble qui accueillait les représentants de 302 associations iraniennes venus de toute l’Europe, d’Amérique du nord et d’Australie.

Voici les moments forts de l’intervention du Dr Saleh Radjavi :

On est tenté d’emblée de saluer chaleureusement cet événement et de féliciter ses initiateurs, car il s’agit là d’un pas important vers le renversement de la dictature des mollahs et le rétablissement de la démocratie dans notre pays.

Certes, les hommes et les femmes qui constituent et qui composent ces associations sont venus d’horizons socioprofessionnels, politiques, économiques culturels et religieux différents. Mais ils ont en commun leur opposition farouche au fascisme religieux qui sévit dans leur pays et le désir intense de participer activement au changement démocratique en Iran. Ces points communs et leur connaissance de la sincérité démocratique de la Résistance iranienne, d’une part, de la personnalité marquante de sa présidente élue Mme Maryam Radjavi, d’autre part, et de la détermination légendaire des fleurons de cette résistance à Achraf et à Liberty, qui les ont poussés à aider et à soutenir la Résistance iranienne, les uns après les autres.

C’est ainsi qu’ils ont organisé, de façon quasi hebdomadaire, des manifestations dans plusieurs pays, qu’ils ont participé devant le siège de l’ONU à Genève, et devant le département d’Etat américain dans des sit-in qui ont duré plus d’un an. Et enfin qu’elles ont pris part à la dernière grève de la faim d’une durée extrême de 108 jours. Et tout cela pour attirer l’attention de la communauté internationale sur les crimes contre l’humanité perpétrés à Achraf et à Liberty par le gouvernement irakien qui est à la solde des mollahs, et notamment l’assassinat horrible de 52 Achrafiens, suivi de prise de sept otages qui ne sont toujours pas libérés.
 
Ces associations, pour améliorer leur performance, en créant une coordination plus importante d’une part entre elle-même et d’autre part avec la résistance, ont décidé d’organiser cette convention. Elles ont choisi le 8 février qui est un jour symbolique, le 35e anniversaire de la révolution antimonarchique du peuple iranien ; une révolution hélas avortée. Un printemps iranien non seulement transformé en hiver, mais en enfer. Car le régime du chah, comme toutes les dictatures, avait démantelé toutes les formations démocratiques en Iran et avait tué ou emprisonné leurs dirigeants.

L’ayatollah Khomeiny avec ses promesses mensongères et en profitant des réseaux intacts des mosquées, a pu usurper la direction de ce mouvement, transférer la souveraineté nationale du peuple vers le clergé, c’est-à-dire à lui-même, et de mettre au point une constitution des plus archaïques et anti-démocratiques. Une constitution qui lui conférait le statut de représentant de Dieu sur Terre, c’est-à-dire quelqu’un dont les décisions priment sur toutes les lois et toutes les décisions humaines.
 
Dans ce cadre, les réformes de façade proposées d’abord par l’ancien président Khatami, puis par le nouveau président des mollahs Rohani, ne sont que des mensonges éhontés pour permettre aux mollahs de sortir de l’impasse létale dans laquelle ils se trouvent actuellement. En réalité la première réforme en Iran, c’est l’abolition de cette constitution et la restitution de la souveraineté nationale.  A l’époque, l’Ompi consciente de cette réalité, l’avait boycottée et condamnée fermement au prix de la suppression de son candidat de l’élection présidentielle alors qu’il était le mieux placé. Ensuite l’interdiction de l’Ompi en Iran, suivie d’une répression sanglante. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui les gens en Iran saisissent toutes les occasions pour crier comme leur a demandé la résistance « A bas le principe du guide suprême ».

En effet le peuple iranien et sa résistance légitime sont déterminés d’en finir avec ce règne de l’arbitraire. Notre alternative démocratique qui a résisté 35 années durant contre vents et marées à tous les crimes et complots des mollahs, ne cesse de s’agrandir, d’autant plus qu’aujourd’hui, elle n’a plus les mains et les pieds liés dans les listes noires que vous connaissez.

De plus, l’Iran c’est le seul pays au Moyen-Orient et parmi les pays musulmans qui a une alternative démocratique, populaire, crédible et qui a fait ses preuves. Par conséquent, le peuple iranien et sa résistance, forts de leur expérience passée et aussi fort du soutien extraordinaire et formidable d’un grand nombre d’éminentes personnalités internationales qui sont l’incarnation de la démocratie et dont quelques unes sont aujourd’hui présentes ici. Ce peuple est capable de déjouer toutes les forces du mal et de rétablir la démocratie dans notre pays.  

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