CNRI – L’Irak connaît un conflit intense et grave entre la démocratie et la tyrannie, a indiqué une agence de presse arabe dans une analyse de la situation politique actuelle du pays.
Selon Elaph, des lignes de combat ont été établies entre un front irakien nationaliste et un autre qui représente principalement les intérêts du régime des mollahs en Iran.
Evoquant les résultats des élections législatives dans ce pays, l’agence Elaph écrit : «Tout le monde peut désormais constater l’impasse de cinq mois entre l’alternative du régime iranien, d'une part et l'alternative nationale irakienne de l'autre. Les élections ont eu lieu, mais quel en est le résultat ? Qu'est-il arrivé à la formation du nouveau gouvernement ? Il s'agit d'une guerre intense et grave entre la démocratie et la tyrannie, entre les forces progressistes irakiennes et le régime iranien et sa poignée de substituts en Irak. »
Elaph fustige aussi les propos d’un membre du parti Dawa du Premier ministre irakien, disant que Nouri al-Maliki n'envisagerait de démissionner que s’il ne faisait l’objet d’aucune poursuites.
« Nous avons pleinement assisté à de soi-disant actions juridiques de ce gouvernement tout au long de ces années », a déclaré ironiquement Elaph. « C’est particulièrement vrai en ce qui concerne ses actions “légales” au camp d'Achraf les 28 et 29 juillet 2009, qui ont fait 11 morts, 130 mutilés, 370 blessés graves et 1000 blessés », a ajouté l'agence de presse se référant à l’attaque des forces irakiennes contre Achraf, où vivent 3.400 membres du principal parti d'opposition iranien.
« Comment cette attaque brutale, qui est un crime de guerre et un crime contre l'humanité, peut être considérée comme une “action en justice” par Maliki et ses cohortes alors que le monde considère qu’il s’agit d’un crime barbare et cruel, qui couvre de honte ceux qui l'ont commis ? Et tant pis pour les pertes financières imposées par l’ “état de droit” et les vols qu'il a commis [lors de l'attaque contre Achraf]. »
« Le cas [de l’attaque de juillet 2009 contre Achraf] est actuellement examiné par un tribunal espagnol. En outre, le blocus injuste d’un an et demi imposé au camp, y compris la présence d'agents de renseignement du régime iranien à l'entrée du camp avec la coopération “tout à fait légale” et la coopération totale [du gouvernement irakien], qui, depuis sept mois utilisent 34 haut-parleurs 24 heures sur 24 pour torturer les habitants non armés et assiégés, est un exemple de crimes contre l'humanité. »
Elaph a également mentionné l'ingérence du régime iranien en Irak et souligné les crises nationales et étrangères de Téhéran, tout comme ses ambitions en Irak. L'agence de presse a conclu : « L'affrontement entre les deux forces mentionnées en Irak prendra fin avec le triomphe du front patriotique. »

