vendredi, février 3, 2023
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Conférence au Conseil de l’Europe sur la nécessité de soutenir la Résistance iranienne

CNRI –  Il est temps d’ouvrir vos yeux et vos oreilles et de voir qu’avec votre politique de complaisance vous préparez le terrain à une guerre catastrophique,  a dit Maryam Radjavi à l’adresse des gouvernements européens lors d’une conférence de presse au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

CNRI –  Il est temps d’ouvrir vos yeux et vos oreilles et de voir qu’avec votre politique de complaisance vous préparez le terrain à une guerre catastrophique,  a dit Maryam Radjavi à l’adresse des gouvernements européens lors d’une conférence de presse au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

Invitée à s’exprimer sur l’Iran par le groupe parlementaire PPE-DC  le 1 octobre, la présidente élue de la Résistance iranienne a ensuite tenue une conférence de presse avec Lord Russel-Johnston, ancien président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le Dr. Rudy Vis, député travailliste britannique, la Baronne Knight of Collingtree du parti conservateur britannique et Morten Messerschmidt député du parti populaire danois.

Je suis très heureux de voir Madame Radjavi pour la seconde fois au Conseil de l’Europe, a déclaré en guise d’ouverture Lord Russel-Johnston. Elle a prononcé de nombreux discours sur son pays et mène de très nombreuses activités en faveur de la libération de son peuple de la dictature religieuse. Je suis très impressionné par la lutte et les valeurs qu’elle représente, et je lui en suis reconnaissant.

Brossant une courte biographie de la présidente élue de la Résistance, avec notamment l’exécution de deux de ses sœurs par les régimes du chah et de Khomeiny, il a rappelé ses conceptions et son programme pour la défense de l’état de droit, l’égalité des femmes et des hommes et la liberté de la presse.

Maryam Radjavi a remercié les personnalités présentes pour leur soutien aux aspirations de démocratie et de liberté des Iraniens, soulignant l’attention qu’elles portent à la nécessité de faire obstacle à une autre guerre, ce qui est uniquement possible avec la Troisième voie.

Les mollahs au pouvoir en Iran ont pris leur décision, a-t-elle dit. Ils n’ont pas l’intention de renoncer à leur politique aventuriste, ni se doter de la bombe atomique, ni au terrorisme en Irak. Les négociations leur font seulement gagner du temps et servent justement à couvrir cette politique. 

Aujourd’hui le monde se trouve à un carrefour dangereux : d’un coté la perspective d’une dictature intégriste dotée de l’arme atomique, et d’autre part, la perspective d’une guerre dévastatrice dans la région. Le régime des mollahs se trouve au cœur de la crise du Moyen-Orient. L’expérience a montré que la politique consistant à offrir des concessions est contre productive et encourage davantage les mollahs. Les gouvernements occidentaux doivent répondre de l’échec de leur politique.

Je l’ai dit et je le répète, a poursuivi Mme Radjavi, que nous ne sommes pas obligés de choisir entre deux catastrophes. Une guerre étrangère n’est pas la solution à la crise actuelle. Mais d’un autre coté, la poursuite des négociations et de la complaisance avec les mollahs ne fait que leur permettre de se rapprocher de la bombe. Le monde doit reconnaître que le régime des mollahs est incapable de la moindre flexibilité. Pour eux le moindre pas en arrière est le début de la fin. Nous, nous disons non à la guerre, non à la complaisance, il existe une troisième voie. Le changement démocratique et la fin de la dictature religieuse par le peuple iranien et sa résistance.

La présidente élue de la résistance iranienne a souligné : Les pays européens doivent mettre fin à la complaisance avec les mollahs et se placer aux cotés du peuple iranien pour l’instauration de la démocratie. Le peuple iranien veut un changement de régime et il faut le respecter.

Dans son intervention la baronne Knight, de la Chambre des Lords britannique, a indiqué qu’elle s’était rendue en Iran où elle a visité Ispahan et ses montagnes couvertes de roses. Malheureusement, a-t-elle déploré, aujourd’hui ce pays ploie sous la dictature des mollahs. Pour moi ce n’est pas une fierté mais une honte, car tandis que mon pays connaît parfaitement la situation du régime iranien, il ne renonce pas à la complaisance, en mettant l’opposition iranienne dans la liste du terrorisme et c’est révoltant.

Le Dr Rudy Vis, député travailliste britannique, a souligné la nécessité d’une démarche urgente et ferme de la communauté internationale contre la politique aventuriste du régime des mollahs. Il a ajouté qu’il ne faut pas permettre à Téhéran de gagner du temps. C’est pourquoi il faut écouter ce que dit Mme Radjavi, a-t-il conclu.

Le député danois Morten Messerschmidt a quant à lui déclaré : quand je vois ce qui se passe en Iran et la politique qui est adoptée face à ça, cela me rappelle ce que Churchill a dit à Chamberlain : dans la recherche de la paix vous avez adopté la politique de complaisance, mais vous aurez la guerre. Alors que les peuples iranien et irakien recherchent la paix, a-t-il poursuivi, la politique du régime iranien se révèle de jour en jour plus dangereuse.

Le député luxembourgeois Jean Huss a quant à lui rappelé qu’il faut écarter la dictature religieuse en Iran non par la guerre mais en soutenant les forces démocratiques en Iran et c’est pourquoi le discours de Mme Radjavi sur la nécessité de mettre fin à la politique de complaisance. Il faut donc mettre fin aux restrictions qui pèsent sur le mouvement de la résistance et le retirer de al liste du terrorisme.

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