mercredi, février 8, 2023
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Conférence pour des mesures internationales en faveur de la justice aux victimes du massacre de 1988 en Iran

Conférence pour des mesures internationales en faveur de la justice aux victimes du massacre de 1988 en Iran

 

CNRI – Dans le but d’étudier la question des droits de l’homme en Iran et en soutien au mouvement de quête de justice en faveur des victimes du massacre de 1988, une conférence a été organisée à Rome le 27 juillet par l’ONG italienne « Ne touchez pas à Caïn », et la Ligue des Droits de l’Homme, avec un parterre de participants comprenant aussi bien des représentants des deux chambres du Parlement Italien, que des personnalités politiques et des militants des droits de l’homme.

La réunion, qui s’est tenue au sein des locaux de l’ONG « Ne Touchez pas à Caïn » à Rome sous la présidence d’ Elizabetta Zamparutti, responsable de l’ONG et membre du Parti Radical italien, a été diffusée en direct sur Radio Radicale.

Condamnant la vague d’exécutions du régime des mollahs, ainsi que les interventions terroristes des Gardiens de la révolution (pasdaran) dans la région, les orateurs de la conférence ont souligné la nécessité de demander des comptes aux responsables du régime, en ouvrant une enquête internationale sur le massacre de 1988, et en traduisant en justice tous ses auteurs.

« Cette conférence a été organisée pour informer l’opinion publique sur le massacre qui a eu lieu en 1988 dans les prisons iraniennes sous le régime des mollahs, au cours duquel plus de 30.000 prisonniers politiques ont été exécutés », a déclaré Elisabetta Zamparutti au début de la conférence, ajoutant : « Les responsables de ce massacre sont toujours au pouvoir. Aujourd’hui, nous allons aborder les événements de 1988 et voir quelles sont nos responsabilités à cet égard. »

L’orateur suivant a été l’ancien premier ministre italien Giulio Terzi, qui a donné lecture du message de la Présidente-élu du CNRI, Madame Maryam Radjavi, à la conférence. Il a ensuite prononcé son discours en déclarant : « Il est très important pour nous de méditer le message de Madame Radjavi et de jeter un regard sur la situation en Iran et au Moyen-Orient. La communauté internationale ignore très souvent cette situation, mais il semblerait qu’à présent ce soit l’heure du réveil. A présent, c’est l’heure pour que les responsables du régime iranien soient traduits en justice pour leurs crimes de 1988. »

« Le régime iranien a joué un rôle actif dans la déstabilisation du Moyen-Orient et dans le soutien apporté aux organisations terroristes et aux milices chiites », a-t-il ajouté. « De telles activités devraient être arrêtées par la désignation des pasdaran comme un groupe terroriste. »

Ricardo Noury, représentant d’Amnesty International en Italie, a également prononcé un discours au cours de la conférence, déclarant : « Après 29 ans, les auteurs du massacre de 1988 sont toujours exemptés de sanction, alors que les parents des victimes qui sont en quête de justice pour leurs bien aimés sont traduits en justice et arrêtés. Il y a également un certain nombre de rapports inquiétants et de photos récentes qui montrent que le régime iranien prévoit de détruire les fosses communes liées au massacre de 1988. Ainsi il ne restera aucune trace de l’événement et tout sera complètement oublié».

« Je pense que le développement des relations économiques et commerciales avec le régime iranien a réellement détérioré la situation des droits de l’homme à l’intérieur du pays », a déclaré Noury qui a ajouté : « Nous avons tous vu qu’après sa prise de service, Rohani a déployé une politique de répression des dissidents, des journalistes, et des militants des droits de l’homme, de même que des militants des droits des femmes. »

 

L’orateur suivant, Dr Antonio Stango, président de La Ligue italienne des droits de l’homme, a également évoqué le massacre de 1988, en déclarant : « Malheureusement, la communauté internationale a décidé de rester silencieuse, laissant au régime iranien la latitude de continuer à commettre encore plus de crimes. Comme nous pouvons le remarquer, le taux d’exécution a considérablement augmenté sous ce régime, particulièrement au cours du mandat présidentiel de Rohani. Mme Maryam Rajavi, dans son message, a indiqué que des enquêtes pourraient être effectuées par des organismes internationaux au sujet de ces crimes, et leur concrétisation relève de notre responsabilité. »

Une autre figure de la conférence de Rome a été Mariano Rabino, membre de la Commission des relations extérieures et des droits de l’homme au Parlement italien, a déclaré : « Nous, le Sénat italien et la Commission des relations extérieures de la Chambre des députés, devrions débattre et prendre des mesures pratiques concernant le massacre de 1988 et les violations des droits de l’homme du régime iranien. Nous devons poursuivre cette affaire, à travers des résolutions et des audiences. Nous ne pouvons plus laisser un tel régime diriger et continuer à réprimer et à massacrer le peuple au nom de Dieu». 

Le membre du Parlement italien, Nicola Ciraci, a déclaré : « Je me sens très bien préparé pour obtenir une lettre ouverte de protestation signée à la fois par le Parlement italien et par les personnalités politiques, que je ferai ensuite parvenir au Premier ministre afin qu’il réoriente sa politique en ce qui concerne les droits de l’homme et les relations avec le régime iranien. »

Stepfania Pezzopane, vice-présidente de la Commission du Sénat italien pour l’immunité a déclaré : « J’ai introduit une résolution sur la situation des droits de l’homme en Iran, qui a été signée par des sénateurs de différents groupes. Le régime iranien continue d’exécuter des prisonniers à grande échelle, et c’est un régime misogyne qui continue d’opprimer les femmes et de bafouer leurs droits. »

Le sénateur Luigi Compagna, membre de la Commission des relations extérieure du Sénat, a évoqué les campagnes du CNRI, notamment son mouvement de quête de justice, en déclarant : « Je suis si heureux de me joindre à d’autres membre du Parlement aux côtés de Madame Maryam Radjavi dans cette campagne. »

Roberto Rampi, membre de la Commission des droits de l’homme du Parlement italien a déclaré dans son allocution : « La raison de ma présence ici aujourd’hui est que j’étais au grand rassemblement tenu à Paris il y a quelques semaines, afin de voir le peuple, le vrai peuple et son guide ainsi que les iraniens vivant hors de leur pays s’efforçant de construire un Iran libre et démocratique. Il y a une véritable force de changement qui succédera au régime des mollahs. Nous devrions supporter ceux-là qui se battent pour la liberté et la démocratie en Iran. »

En tant que dernier orateur de la conférence de Rome, Esmaeil Mohadess a, dans son allocution, retracé l’historique des violations des droits de l’homme et du massacre de 1988, soulignant que l’heure était venue pour que les criminels soient traduits en justice.