lundi, décembre 5, 2022
AccueilActualitésChronique de la fête du feu en Iran le 18 mars

Chronique de la fête du feu en Iran le 18 mars

CNRI – Sur les incidents entourant la Fête du feu en Iran, le CNRI a publié une série de communiqués le 18 mars, voici des extraits:

La fête du feu célébrée à Téhéran et bastonnade d’agents du régime

 

Malgré l’omniprésence des forces de répression partout à Téhéran, la population a largement célébré la Fête du Feu traditionnelle pour le dernier mardi de l’année en Iran (le Nouvel An persan tombe le 20 mars avec la venue du printemps). Dans toute la capitale des feux de joies ont été allumés dans toute la capitale et les déflagrations des pétards et des bombes sonores ont retenti à travers la ville. Redoutant la colère des jeunes, les autorités ont fait fermer dès 14 heures, soit plusieurs heures à l’avance, les banques et les administrations.

A 20h, heure locale, sur la place Falakeh Sévom de Téhéran, le régime a coupé l’électricité pour que personne ne puissent filmer les scènes de rassemblement. Les agents sur le boulevard Parvine ont menacé de coups de matraque les passants.

A 19h30, dans le quartier d’Ariachahr et la rue Vali-Asr, des affrontements ont éclaté avec les agents qui ont confisqué les appareils photos et caméras.

A 18h50, du coté des rues Nezam-Abad et Madani, les jeunes ont incendié des poubelles.

Dans le quartier de Yaft-Abad, de grands feux de joie ont été allumés. Les explosions de pétards retentissaient de partout. Les gens ont donné une raclée de premier ordre aux agents qui voulaient les empêcher de faire la fête.

Dans les rue Nasser-Khosro, 15 Khordad et Molavi, les jeunes ont répliqué à chaque mouvement des forces de sécurité par des jets de pétards en tous genres et ont fait éclater des milliers de pétards sous les pieds des agents qui étaient armés de matraques et d’armes blanches.

 

15 arrestations et le portrait de Rohani brûlé

Les informations en provenance de Téhéran de 18h45 à 21h00 indiquent que :

– A Ariachahr et dans la rue Vali-Asr des affrontements ont éclaté avec les agents qui voulaient disperser les gens. Les agents ont confisqué les appareils photos et les caméras et ont arrêtés 15 personnes.

-Dans la rue Selsebil, dans l’ouest de Téhéran, les jeunes ont brûlé la photo de Rohani le président des mollahs.

– Dans la rue Nezam-Abad et Madani, les jeunes ont incendié des poubelles. Les forces répressives n’ont pas osé intervenir par peur de se faire tabasser par les jeunes.

– Dans la rue Abbas Abad et Sahrverdi, les agents motorisés équipés de gilets pare-balle cherchent à créer un climat de terreur pour les disperser, mais n’ont pas le courage de s’aventurer seul et restent groupés.

 

Affrontements en province

Les jeunes menacés d’arrestation à Karadj s’ils sortent dans la rue

Dans tout le pays, malgré le dispositif serré de répression, la population a célébré la Fête du Feu traditionnelle pour le dernier mardi de l’année en Iran (le Nouvel An persan tombe le 20 mars avec la venue du printemps).

A Nadjafabad, au centre de l’Iran, les habitants de la cité d’Amirabad se sont heurtés avec violence aux agents du renseignement et aux agents de sécurité. Les agents ont tiré du gaz au poivre et donné des coups de matraques et des chocs électriques.

A Sanandaj (ouest de l’Iran), des hordes d’agents ont dû affronter la population dans plusieurs points de cette agglomération.

A Ahwaz (sud-ouest) et à Chouch (ouest) de très nombreux jeunes à moto ont lancé des pétards et des grenades artisanales. Les forces de sécurité ont répliqué en confisquant les motos. A chouch dans le quartier Danial, les agents ont poursuivi en voiture un jeune à moto et l’ont heurté avec leur véhicule. Blessé, il a été hospitalisé. A Ahwaz dans le quartier Kianpars, les agents sont en alerte rouge. Des jeunes ont brûlé des portraits de Khomeiny et de Khamenei.

A Mahchahr de Karadj, vers 17h00 les agents ont investi les quartiers pour arrêter les jeunes et les obliger à s’engager à ne pas célébrer la Fête du Feu. Ils ont menacé les jeunes d’arrestation s’ils sortaient de chez eux.

A Chiraz, les agents ont évacué à coups de matraque les gens du site archéologique Takht Jamchid et n’autorisent aucune photo.

A Kerman, les autorités ont bloqué les routes pour empêcher les gens de célébrer la fête du feu.

A 18h30 dans le quartier Fardis de Karadj, les gens et les commerçants se sont battus contre les agents qui voulaient les disperser.

A 20h30 des heurts ont éclaté avec les agents dans le quartier de Vakil Abad dans la ville de Kermanchah, donnant lieu à plusieurs arrestations de jeunes.

 

“A bas la dictature” a retentit dans les quartiers de Gheytariyeh et d’Ekbatan
Arerstations à Kermanchah

La jeunesse téméraire de la capitale et d’autres villes d’Iran a célébré la Fête du Feu en transformant cette cérémonie traditionnelle en confrontation avec le fascisme religieux au pouvoir. La Fête du Feu se déroule le dernier mardi de l’année en Iran (le Nouvel An persan tombe le 20 mars avec la venue du printemps).

A Téhéran, les jeunes de Gheytariyeh ont defilé de la zone du parc vers la rue Vashngah, en lançant des slogans contre le régime et la milice. Les forces de sécurité ont bloqué toutes les rues menant à Gheytariyeh pour empêcher les gens de s’y rendre. Les agents ont chargé la foule et tiré des gaz lacrymogènes pour la disperser. Ils ont procédé à 2 arrestations. Mais les jeunes ont répliqué et sont allés délivrer les deux jeunes.

A Gheytariyeh et Cheyzar des affrontements ont duré dans la nuit entre la jeunesse et les agents qui ont tire des gaz lacrymogènes.

Dans le quartier d’Ekbatan les gens scandaient “A bas la dictature”. Les agents ont fait un large usage du gaz lacrymogène. Les gens lançaient des grenades sonores par les fenêtres ou depuis leur toit sur les agents pour les faire fuir.

Dans le quartier Azadi, malgré les menaces pour empêcher les gens de faire la fête dehors, des affrontements ont éclaté avec les forces de sécurité dans la rue menant à la place Azadi.

Dans les quartiers de Majidieh, Nezamabad et Ariyashahr, des très nombres jeunes ont défié le pouvoir en tenant une très grande Fête du Feu. De multiples altercations avec les forces de sécurité ont eu lieu.

 

Affrontements à Chahrak-e-Gharb, Saadat-Abad et Tehran-Pars

A Téhéran à 21h00, la jeunesse courageuse des quartires Chahrak-e-Gharb et Saadat-Abad s’est battue contre les forces répressives. Des coups de feu ont retenti.

Dans le quartier de Tehran-Pars des affrontements opposent la jeunesse aux hordes d’agents. La population a bloqué les rues.

Dans la rue Komeil, des heurts violents ont éclaté avec une centaine d’agents qui ont gravement blessé un jeune de 18 ans à la tête à coups de matraque. Ils ont jeté son corps plein de sang dans une estafette et l’ont emmené. La population s’est battue contre les agents aux cris de «A bas le dictateur ».

Dans la rue Afsarieh, les jeunes ont jeté devant les agents des grenades sonores mais ces derniers n’ont pas osé répliquer. Des heurts ont éclaté avec quelques jeunes.

A Ahwaz, dans le quartier Kianpars, à 21h30 les jeunes ont incendié deux poubelles.

A Khoramabad il y a eu plusieurs arrestations.

A Chahrekord, les agents ont évacué de force les gens du centre Setareh, qui est le plus grand centre de la ville et ont fermé les magasins.

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe