vendredi, décembre 9, 2022
AccueilActualitésActualités: EconomieCentre de recherche du Parlement : le système bancaire iranien est en...

Centre de recherche du Parlement : le système bancaire iranien est en « crise »

Centre de recherche du Parlement : le système bancaire iranien est en "crise"

CNRI – Le centre de recherche du parlement du régime iranien a publié un rapport qui indique que l’état du système bancaire en Iran est en crise et que les banques risquent de faire faillite. Le 7 juin, l’agence de presse Fars, affiliée aux Pasdaran du régime, a indiqué que les dettes des secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux dans le système bancaire se sont multipliées respectivement par 4,8 et 3,1, depuis fin septembre 2015, par rapport aux chiffres budgétaires de 2010.

Le centre de recherche du parlement a également signalé que « la catastrophe est en train de devenir épouvantable » car 64 % des dettes détenues par les banques sont des actifs toxiques. Le rapport explique que si ces dettes n’étaient pas recouvrées, la valeur totale des créances douteuses atteindrait 20 milliards de dollars. Le montant total du capital détenu par les banques est seulement de 25 milliards de dollars.

Le centre de recherche du Parlement a souligné que le système bancaire était en crise et que l’exigence de fonds propres pour les banques ne suffisait pas pour répondre aux demandes monétaires.

Selon les dernières statistiques publiées par la Banque centrale iranien, le gouvernement de Hassan Rohani a une dette de près de 39 milliards de dollars envers les banques et d’environ 9 milliards de dollars à la Banque centrale.

Le chef de l’organisation de la gestion et de la planification au sein du gouvernement Rohani, Mohammad-Bagher Nobakht, a déjà annoncé que la dette publique envers les banques représentait environ 20 milliards de dollars. Pendant ce temps, les responsables de la banque ont indiqué que les paiements bancaires différés atteignaient les 42 milliards de dollars et que 80 % de ce montant appartenait aux débiteurs bancaires.

Le centre de recherche du parlement a également annoncé qu’entre 1972 et 2011, le volume des activités bancaires avait presque triplé, du fait des institutions financières non bancaires. Selon ce rapport, une grande partie du marché monétaire de l’Iran ne respecte pas les règlements et les supervisions monétaires. De plus, parmi les 7333 institutions financières existantes, environ 6333 ne possèdent pas d’autorisation légale.

Le centre de recherche du parlement a en outre annoncé que six institutions financières non autorisées avaient une valeur de capital liquide de 43 milliards de dollars et que cela équivalait à 6% du montant total autorisé et non autorisé de la finance dans le système bancaire.

Selon ce centre de recherche, les activités des institutions financières non autorisées en cours comptent sur les différents organes corrompus, affiliés à la Banque centrale iranienne.

La Banque centrale avait précédemment annoncé que 20% de la liquidité dans le pays se trouvaient entre les mains de ces institutions financières. Au même moment, certaines de ces institutions prédatrices, tels que Mizaan et Samen-Alhojaj, ont pillé les propriétés des gens et leurs déposants ont protesté devant les agences gouvernementales à de nombreuses reprises.

Le 2 juin 2015, l’institution financière Mizaan a été démantelée, avec un million de titulaires de compte et plus d’un milliard de dollars de capital.

A l’origine, Mizaan avait utilisé le logo du pouvoir judiciaire du régime. Un ancien membre du conseil d’administration du parlement réactionnaire, Mohammad Dehghan, a déclaré que ces instituts comptaient sur certains juges pour couvrir leurs méfaits et certaines de leurs branches se trouvent également au sein des administrations judiciaires.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe