jeudi, février 2, 2023
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Britanniques enlevés à Bagdad: les Etats-Unis soupçonnent un gang lié l’Iran

Agence France Presse – Le commandement militaire américain en Irak soupçonne une cellule extrémiste irakienne liée aux Gardiens de la Révolution iraniens d’être derrière l’enlèvement à Bagdad la semaine dernière de cinq ressortissants britanniques, a affirmé mardi un responsable américain.

Les investigations s’orientent vers des membres du "réseau Khazali", une cellule d’extrémistes irakiens liée aux forces iraniennes, a confié à l’AFP ce responsable militaire ayant requis l’anonymat.

Les responsables du groupe — Qaïs Khazali et son frère Laith — avaient été arrêtés en mars par les forces américaines en Irak, en raison de leur implication présumée dans une attaque perpétrée en janvier, au cours de laquelle cinq soldats américains avaient été enlevés et tués.

Les autorités militaires américaines pensent que certains éléments de cette cellule sont toujours en liberté et que l’enlèvement audacieux des cinq Britanniques à Bagdad porte sa marque.

Plusieurs dizaines d’hommes armés portant l’uniforme des commandos de la police irakienne avaient fait irruption en plein jour dans un btiment dépendant du ministère des Finances, au centre-ville, et kidnappé les cinq Occidentaux.

Pour sa part, le général américain David Petraeus avait précédemment affirmé que le gang de Khazali avait bénéficié de fournitures, d’entraînement et de fonds de la part de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution iranienne.

"L’implication iranienne nous est apparue nettement plus claire au cours d’interrogatoires de membres dirigeants du réseau Khazali", avait déclaré le général Petraeus lors d’une conférence de presse le 26 avril.

"On leur a fourni d’importants fonds et un entraînement sur le sol iranien, des explosifs à technologie avancée, ainsi que des fusils et des munitions, des conseils, et dans certains cas même une certaine direction à suivre", avait-il ajouté.

En 2004, Qaïs Khazali était un porte-parole du leader chiite radical irakien Moqtada Sadr au cours des combats entre l’armée du Mahdi (milice sadriste) et les forces américaines.

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