vendredi, décembre 9, 2022
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Australie : Parlementaires et personnalités planchent sur la démocratie en Iran

Australie : Parlementaires et personnalités planchent sur la démocratie en IranCNRI – Le vendredi 11 août, les salons du parlement de Nouvelle Galle du Sud, à Canberra en Australie accueillaient une conférence organisée par l’association des « Australiens pour la démocratie en Iran ».

C’est sous l’égide de la présidente du parlement, Meredith Burgmann, du parti travailliste, que les travaux se sont ouverts. Elle-même membre de l’association, elle a tenu à souligner en introduction que la conférence s’était fixer pour objectif d’examiner la situation des droits de l’homme en Iran,  les activités atomiques du régime de Téhéran et de soutenir le principal mouvement d’opposition iranien, les Moudjahidine du peuple (OMPI).

C’est par une vidéo que les travaux ont débuté. Il s’agissait d’un reportage sur la visite au Conseil de l’Europe de Maryam Radjavi, présidente de la République élue de la Résistance iranienne, en mars 2006.

L’écrivain et avocate Jocelyn Scott a été la première à prendre la parole. Elle a choisi de faire un compte rendu des meetings de la résistance auxquels elle a assisté en France.
Impressionnée par les 30.000 Iraniens venus du monde entier soutenir Maryam Radjavi le 1er juillet au Bourget près de Paris, elle n’a cessé de souligner combien il était injuste d’avoir mis l’OMPI sur la liste du terrorisme.

Ce meeting, a-t-elle précisé, commémorait de multiples événements : l’arrestation de Maryam Radjavi en France, le soulèvement du 20 juin 1981 en Iran, la création de l’Armée de libération nationale iranienne et la levée des restrictions judiciaires pesant sur Mme Radjavi. Brossant un tableau admiratif de l’organisation et du déroulement de cet événement majeur du 1er juillet, elle a rappelé le programme en 10 points de la Résistance présenté à cette occasion par la présidente élue.

Elle a tenu à souligner que de nombreuses personnalités et des parlementaires de divers horizons politiques étaient venus de toute l’Europe, d’Australie et d’Amérique du nord apporter leur soutien au CNRI et à sa principale composante, les Moudjahidine du peuple d’Iran.  « Nous ne voulons de l’occident ni armes, ni argent.  Nous voulons la liberté et la démocratie pour l’Iran qui est à portée de la main avec un changement démocratique par le biais du peuple iranien et de sa résistance », a ajouté Jocelyn Scott en citant Maryam Radjavi.

C’est Arthur Chesterfield, parlementaire et chef de file des Démocrates australiens dans la Nouvelle Galle du Sud qui a ensuite pris la parole. Après avoir fait part de la position de son parti sur les événements qui déchirent le Moyen-Orient, il s’est insurgé contre la présence de l’OMPI sur la liste du terrorisme, à cause de la politique erronée des pays occidentaux qui pour préserver leurs intérêts économiques, a-t-il dénoncé, ont voulu satisfaire la demande du régime des mollahs. Nous devons dans ce parlement et au parlement fédéral déployer tous nos efforts pour faire sortir l’OMPI de cette liste noire, a-t-il conclu.

« Je suis convaincu que les Moudjahidine du peuple sont une opposition légale et une alternative légitime qui se bat contre le régime des mollahs », a dit l’orateur suivant, le travailliste Laurie Ferguson, membre du parlement fédéral australien. « Je soutiens cette coalition contre les mollahs. L’OMPI est en fait victime de la mauvaise politique américaine vis-à-vis du régime iranien. La chaîne ABC hier soir a diffusé un reportage sur l’exécution d’une jeune fille de 16 ans (Atefeh Rajabi dans la ville de Neka dans le nord de l’Iran), cela nous montre en face de quel régime nous nous trouvons. Nous avons vu aussi comment a été réprimé la population de la province d’Azerbaïdjan qui manifestait pour les droits de l’homme, et les milliers d’arrestations qui ont suivi. Ou encore la discrimination dont sont victimes les kurdes iraniens. Nous avons affaire à un régime qui met toute la presse à ses ordres et qui présente à son peuple les étrangers comme des ennemis, ou encore ce conseil des gardiens qui décide qui peut-être candidat à une élection ou pas. Malheureusement, le gouvernement australien a copié la liste américaine sans la moindre évaluation. »

M. Ferguson s’est dit heureux d’avoir rejoint cette association et qu’il comptait qu’ensemble ils feraient tout leur possible pour faire valoir la légitimité de l’OMPI. Il a déploré les menaces d’expulsion qui pèsent sur les résidents de la Cité d’Achraf en Irak à cause de l’ingérence du régime iranien dans ce pays et des pressions qu’il exerce sur les autorités irakiennes.

La conférence s’est poursuivie avec de nombreuses interventions, notamment celles de la parlementaire Lee Rhiannon, des Verts Australiens, Peter Murphy, coordinateur de Sydney Peace and Justice Coalition, et de Mohammad Sadeghpour, président de l’Association australienne de défense de la liberté et des droits de l’homme en Iran.

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