CNRI – Le vendredi 11 août, les salons du parlement de Nouvelle Galle du Sud, à Canberra en Australie accueillaient une conférence organisée par lassociation des « Australiens pour la démocratie en Iran ».
Cest sous légide de la présidente du parlement, Meredith Burgmann, du parti travailliste, que les travaux se sont ouverts. Elle-même membre de lassociation, elle a tenu à souligner en introduction que la conférence sétait fixer pour objectif dexaminer la situation des droits de lhomme en Iran, les activités atomiques du régime de Téhéran et de soutenir le principal mouvement dopposition iranien, les Moudjahidine du peuple (OMPI).
Cest par une vidéo que les travaux ont débuté. Il sagissait dun reportage sur la visite au Conseil de lEurope de Maryam Radjavi, présidente de la République élue de la Résistance iranienne, en mars 2006.
Lécrivain et avocate Jocelyn Scott a été la première à prendre la parole. Elle a choisi de faire un compte rendu des meetings de la résistance auxquels elle a assisté en France.
Impressionnée par les 30.000 Iraniens venus du monde entier soutenir Maryam Radjavi le 1er juillet au Bourget près de Paris, elle na cessé de souligner combien il était injuste davoir mis lOMPI sur la liste du terrorisme.
Ce meeting, a-t-elle précisé, commémorait de multiples événements : larrestation de Maryam Radjavi en France, le soulèvement du 20 juin 1981 en Iran, la création de lArmée de libération nationale iranienne et la levée des restrictions judiciaires pesant sur Mme Radjavi. Brossant un tableau admiratif de lorganisation et du déroulement de cet événement majeur du 1er juillet, elle a rappelé le programme en 10 points de la Résistance présenté à cette occasion par la présidente élue.
Elle a tenu à souligner que de nombreuses personnalités et des parlementaires de divers horizons politiques étaient venus de toute lEurope, dAustralie et dAmérique du nord apporter leur soutien au CNRI et à sa principale composante, les Moudjahidine du peuple dIran. « Nous ne voulons de loccident ni armes, ni argent. Nous voulons la liberté et la démocratie pour lIran qui est à portée de la main avec un changement démocratique par le biais du peuple iranien et de sa résistance », a ajouté Jocelyn Scott en citant Maryam Radjavi.
Cest Arthur Chesterfield, parlementaire et chef de file des Démocrates australiens dans la Nouvelle Galle du Sud qui a ensuite pris la parole. Après avoir fait part de la position de son parti sur les événements qui déchirent le Moyen-Orient, il sest insurgé contre la présence de lOMPI sur la liste du terrorisme, à cause de la politique erronée des pays occidentaux qui pour préserver leurs intérêts économiques, a-t-il dénoncé, ont voulu satisfaire la demande du régime des mollahs. Nous devons dans ce parlement et au parlement fédéral déployer tous nos efforts pour faire sortir lOMPI de cette liste noire, a-t-il conclu.
« Je suis convaincu que les Moudjahidine du peuple sont une opposition légale et une alternative légitime qui se bat contre le régime des mollahs », a dit lorateur suivant, le travailliste Laurie Ferguson, membre du parlement fédéral australien. « Je soutiens cette coalition contre les mollahs. LOMPI est en fait victime de la mauvaise politique américaine vis-à-vis du régime iranien. La chaîne ABC hier soir a diffusé un reportage sur lexécution dune jeune fille de 16 ans (Atefeh Rajabi dans la ville de Neka dans le nord de lIran), cela nous montre en face de quel régime nous nous trouvons. Nous avons vu aussi comment a été réprimé la population de la province dAzerbaïdjan qui manifestait pour les droits de lhomme, et les milliers darrestations qui ont suivi. Ou encore la discrimination dont sont victimes les kurdes iraniens. Nous avons affaire à un régime qui met toute la presse à ses ordres et qui présente à son peuple les étrangers comme des ennemis, ou encore ce conseil des gardiens qui décide qui peut-être candidat à une élection ou pas. Malheureusement, le gouvernement australien a copié la liste américaine sans la moindre évaluation. »
M. Ferguson sest dit heureux davoir rejoint cette association et quil comptait quensemble ils feraient tout leur possible pour faire valoir la légitimité de lOMPI. Il a déploré les menaces dexpulsion qui pèsent sur les résidents de la Cité dAchraf en Irak à cause de lingérence du régime iranien dans ce pays et des pressions quil exerce sur les autorités irakiennes.
La conférence sest poursuivie avec de nombreuses interventions, notamment celles de la parlementaire Lee Rhiannon, des Verts Australiens, Peter Murphy, coordinateur de Sydney Peace and Justice Coalition, et de Mohammad Sadeghpour, président de lAssociation australienne de défense de la liberté et des droits de lhomme en Iran.

