mercredi, décembre 7, 2022
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Au nom de la lutte contre le terrorisme, l’Europe fait une politique qui favorise le terrorisme

CNRI – « Le problème fondamental, c’est que cette procédure au nom de la lutte antiterrorisme, favorise le terrorisme. C’est une procédure qui permet de cacher le fait que le véritable réseau terroriste numéro un au monde, le régime en Iran, se moque du droit et continu à mener son terrorisme », a affirmé l’eurodéputé portugais Paulo Casaca dans un séminaire international le 5 février à Paris.

CNRI – « Le problème fondamental, c’est que cette procédure au nom de la lutte antiterrorisme, favorise le terrorisme. C’est une procédure qui permet de cacher le fait que le véritable réseau terroriste numéro un au monde, le régime en Iran, se moque du droit et continu à mener son terrorisme », a affirmé l’eurodéputé portugais Paulo Casaca dans un séminaire international le 5 février à Paris.

La réunion portait sur le jugement rendu par la Cour européenne de Justice annulant la décision du Conseil des ministres de l’UE qui avait inscrit dans la liste du terrorisme de l’UE les Moudjahidine du peuple d’Iran, la principale opposition au régime de Téhéran et sur la réaction de l’UE qui refuse de se conformer à ce jugement. Les plus grands experts en matière de droit communautaire et de nombreuses personnalités politiques et de défense des droits de l’homme de toute l’Europe étaient venues apporter leur soutien et leur témoignage.

Voici l’intervention de Paulo Casaca, qui est coprésident du groupe interparlementaire des Amis d’un Iran Libre au Parlement européen :

Je voudrais tout d’abord vous dire que c’est pour moi un très grand honneur de me trouver ici pour vous dire que toutes les félicitations qu’on vous a adressées ne sont pas de trop, parce que vous avez fait un travail remarquable. Un travail remarquable pour l’Iran, mais surtout pour l’Europe, pour que l’Europe retrouve le chemin du droit qu’elle a du mal à suivre beaucoup trop souvent, comme on le voit aujourd’hui avec cette volonté de ne pas suivre l’arrêt de la Cour. Je voudrais, chers amis, soulever deux questions cruciales dans ce débat.

Tout d’abord, je voudrais témoigner du fait que l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran qui se trouve en Irak à la Cité d’Achraf, est la principale force antiterroriste qui existe dans ce pays complètement éclaté, ensanglanté par les manœuvres de son voisin oriental qui a créé une situation que je ne peux qualifier que de "génocidaire". Je suis témoin de ce fait, je suis témoin que c’est là à Achraf que les Irakiens de partout, du sud, du nord, de l’ouest, de Bagdad, de n’importe où, de n’importe quelle confession religieuse ou de toute provenance ethnique, se rassemblent, discutent, sont là dans la maison de la liberté et de la démocratie. La Cité d’Achraf est la meilleure preuve que les accusations portées contre l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran sont complètement absurdes et sans aucun fondement. Et je voudrais aussi profiter de cette occasion et du fait que plusieurs de nos amis irakiens soient ici présents pour vous dire de tout mon cœur que je continue d’être avec vous, qu’on doit faire tout ce que l’on peut pour arrêter ce massacre qui continue tous les jours en Irak.

Le deuxième point qui me semble absolument crucial, c’est qu’il ne s’agit pas seulement de la question de l’équilibre entre d’un côté les droits des citoyens, et de l’autre les mesures et le droit à la sécurité. Cette affaire démontre que ces mesures qui peuvent être prises dans des comités secrets et officialisées sans que leurs auteurs présumés sachent ce qu’ils font ; je suis sûr qu’il n’y a pas un seul ministre des 27 Etats membres qui s’imagine que ces accusations soient formellement prouvées.

Le problème fondamental, c’est que cette procédure au nom de la lutte antiterrorisme, favorise le terrorisme. C’est une procédure qui permet de cacher le fait que le véritable réseau terroriste numéro un au monde, le régime iranien, comme le décrivent les agences de sécurité internationale, se moque du droit et continu à mener son terrorisme, alors que ce sont ses victimes et notamment celles qui sont ici en Europe, qui sont sanctionnées. En Italie par exemple, il y a une accusation ouverte par la justice italienne contre le régime iranien pour le meurtre d’un représentant de la Résistance iranienne. Au nom de la lutte contre le terrorisme, l’Europe est donc en train de faire une politique qui favorise le terrorisme. C’est ça qu’il faut saisir. C’est ça que l’opinion publique doit vraiment comprendre. 

Mais nous sommes tenaces, nous continuerons, nous n’accepterons jamais que le Conseil se moque de la justice et qu’il procède d’une façon illégale. Je serais là et avec tous les Amis d’un Iran Libre qui sont au Parlement Européen, nous allons poursuivre ce combat.

Je vous remercie beaucoup de cette invitation et nous nous retrouverons bientôt pour célébrer une victoire encore plus importante que celle du 12 décembre 2006.

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