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Assurer des garanties minimales aux résidents du camp Liberty

Le Comité des Affaires Politiques de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (PACE) aux autorités irakiennes : « Cessez de transformer le camp Liberty en une prison. »

Conseil de l’Europe – Assemblée Parlementaire – 15/03/2012
Le Comité des Affaires Politiques de la PACE réitère son appel aux autorités irakiennes pour cesser de transformer le camp Liberty – un site près de Bagdad où environ 800 membres du principal groupe d’opposition iranien vivent désormais – en une prison. Dans une déclaration adoptée hier, le Comité a demandé à ce que les unités armées ainsi que la surveillance soient retirées du camp, tout comme il a demandé la libre circulation pour ses résidents et l’amélioration des conditions, dont l’accès aux services médicaux, aux avocats et aux observateurs de l’ONU.

Déclaration intégrale  

Assemblée parlementaire – 15.03.2012 Suite à sa déclaration faite en janvier, et en raison du fait que malheureusement aucune
amélioration n’ait été apportée, la Commission des questions politiques et de la
démocratie de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, appelle les autorités
irakiennes à arrêter de transformer le camp Liberty en prison. Elle appelle également le
Secrétaire général de l’ONU à s’assurer de l’application des garanties minimales requises
par les résidents du camp.

 En dépit de l’absence de normes humanitaires et en matière de droits de l’homme,
800 résidents d’Achraf ont jusqu’à présent été déplacés au camp Liberty afin de trouver
une solution pacifique. Or, ce camp souffre de graves pénuries d’eau potable et
d’électricité. Les égouts à ciel ouverts ont fait de cette zone une région terriblement
polluée et dangereuse pour la santé humain et la plupart des bungalows sont très
gravement vétustes et inutilisables. Les résidents du camp Liberty ne sont pas autorisés à
quitter le camp. Ils n’ont d’accès direct ni aux services médicaux ni aux avocats. Il y a un
poste de police et près de 150 forces armées irakiennes équipées avec des mitrailleuses
dans ce domaine très limité d’un demi-kilomètre carré dans lequel 3400 personnes sont
amenées à vivre. Plusieurs caméras de surveillance et dispositifs d’écoute ont été installés
dans le camp et transmettent des informations aux dirigeants iraniens, ce qui permet à
ces derniers de menacer les résidents et leurs familles.

La Commission appelle instamment le gouvernement irakien à mettre en oeuvre les
garanties minimales exigées par les résidents, y compris le retrait de toutes les unités
armées, des caméras de surveillance et des dispositifs d’écoute du camp, en résolvant le
problème d’infrastructure notamment en ce qui concerne l’eau, l’électricité et les eaux
usées et en fournissant un accès direct aux services médicaux, aux avocats et aux
observateurs de l’ONU, en permettant la libre circulation ou du moins en augmentant la
surface du camp, et en assurant la sécurité de tous les résidents jusqu’à ce qu’ils quittent
l’Irak, en évitant toute arrestation de résidents.

Nous appelons les Etats membres du Conseil de l’Europe et les Etats observateurs à
répondre positivement et rapidement aux demandes de réinstallation des résidents de
Liberty et d’Achraf.

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