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Arrêter l’Iran avant qu’il ne soit trop tard

Par Lord Waddington, ancien ministre de l’Intérieur britannique sous le gouvernement Thatcher. 

De nouveau l’Iran a fait savoir qu’il était déterminé à défier le Conseil de Sécurité des Nations Unies, en jurant d’accélérer ses plans de développement de son programme nucléaire.

« L’Iran ne négocie pas ses droits en échange de mesures incitatives », a dit le porte-parole du gouvernement Gholam-Hossein Elham en réponse à une offre de l’UE de nouveaux pourparlers avec Téhéran. « La République islamique d’Iran n’a pas besoin des mesures incitatives de l’Europe pour obtenir ses droits. »

Il ne s’agit pas de langue de bois de la part de Téhéran. Les diplomates qui travaillent avec l’Agence internationale de l’énergie atomique ont dit à Reuters au début du mois que le régime avait commencé à installer des centrifugeuses d’enrichissement d’uranium avancées dans son complexe de Natanz, accélérant les travaux de l’Iran pour fabriquer une arme nucléaire.
 
Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), la coalition de la résistance qui en 2002 a été la première à faire connaître au monde les projets nucléaires clandestins du régime, a révélé en février que deux nouveaux complexes de production de têtes nucléaires avaient été établis à Mojdeh dans les faubourgs du sud-est de Téhéran et à Khojir non loin de là.
 
Le CNRI dit obtenir ses informations des Moudjahidine du peuple d’Iran (l’OMPI), un de ses membres, qui a paradoxalement été proscrit comme organisation terroriste par le gouvernement britannique en 2001 à la demande du régime des mollahs. (L’administration Clinton a fait la même chose aux USA quelques années plus tôt pour la même raison.)
 
Au début du mois, le président du régime, Ahmadinejad, a dit qu’une suspension du programme nucléaire de Téhéran était « un sujet non-négociable », une nouvelle indication claire que son régime n’a aucune intention de tenir compte des demandes de l’AIEA et du Conseil de sécurité. De plus, le régime ne se contente pas de ses projets nucléaires pour démontrer son attitude belligérante et son mépris pour la communauté internationale. Dans l’Irak voisin, la Force Qods des Gardiens de la révolution du régime arme, finance et entraîne des milices chi’ites pour mener des attaques contre les forces britanniques et de la Coalition et contre les Irakiens respectueux de la loi qui veulent simplement vivre leur vie.
 
La Coalition a confirmé au début du mois avoir arrêté deux insurgés préparant des roquettes iraniennes pour une attaque dans le sud de Bagdad ; et à la fin du mois dernier dans la ville de Bassora, le régime a renforcé les milices chi’ites radicales engagées dans de violents combats contre les forces de sécurité irakiennes qui ont fait au moins 700 morts. Quelques jours plus tôt, selon le général David Petraeus, le haut commandant américain en Irak, les insurgés entraînés, équipés et financés à Téhéran ont mené des attaques avec des tirs de barrage de mortier et de roquettes dans la Zone Verte hautement fortifiée de Bagdad.
 
Il y a eu des articles de presse comme quoi, selon des rapports de renseignement reçus par le ministère des Affaires étrangères, les cinq otages britanniques enlevés en Irak l’année dernière pourraient être détenus à Téhéran ; et sûrement toutes ces questions indiquent en fait qu’il est grand temps pour le gouvernement britannique et l’UE d’abandonner la politique futile de complaisance avec les mollahs à Téhéran et de soutenir à la place le peuple iranien dans sa lutte pour instaurer la liberté et la démocratie dans sa patrie.
 
Aucune personne sensée ne se prononce pour une intervention militaire étrangère en Iran, dont les effets pourraient être catastrophiques. Mais ce que nous pouvons  et devons sûrement faire c’est agir pour voir la fin des mollahs en soutenant la Résistance iranienne.
 
L’OMPI, qui dispose d’une base dans la province de Diyala en Irak, a gagné l’appui de 5,2 millions d’Irakiens et en novembre dernier 300.000 chi’ites irakiens ont signé une pétition de soutien à l’OMPI appelant à la fin de « l’interférence terroriste de l’Iran » en Irak.

En décembre 2006 la Cour européenne de Justice a annulé la proscription de l’OMPI et en novembre 2007 la Commission d’Appel des Organisations Proscrites, instaurée par le Parlement britannique pour juger en appel les oppositions à la proscription, a jugé l’interdiction de l’OMPI « viciée » et « perverse » et a exigé sa levée immédiate par le ministre de l’Intérieur. Les mollahs ont dû pleinement apprécier de voir le gouvernement refuser de le faire.
 
L’OMPI, la force principale du changement en Iran, doit être retirée de la liste du terrorisme pour ne plus être gênée dans son travail et le Royaume-Uni doit faire pression sur le Conseil de sécurité et l’UE pour adopter des sanctions complètes contre Téhéran face à son refus d’agir comme un membre responsable de la communauté internationale.

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Cet article est d’abord paru dans HumanEvents.com